L'Union socialiste républicaine (USR) est une formation politique française, fondée en 1935 pour réunir les socialistes modérés en vue des élections législatives de 1936. Il est un groupe parlementaire jusqu’en 1940.
Création
Parti
Le , à l'issue d'un congrès organisé dans la ville de Pantin, trois partis positionnés à la droite de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), le Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès (PSdF), le Parti socialiste français (PSF) et le Parti républicain-socialiste (PRS) fusionnent pour constituer l'Union socialiste républicaine.
Dans leur déclaration commune, les partis constitutifs de l'USR se réclament « également du socialisme, de la République et de la France », s’unissent pour « défendre la République contre les fascismes dictatoriaux et les dogmatismes totalitaires », « surmonter la crise économique » et « sauver la paix ». Ils décident également de fusionner leurs groupes parlementaires, bien que certains députés s'y refusentMatthieu Boisdron, Joseph Paul-Boncour : un itinéraire politique contrarié (1873-1972), thèse de doctorat en histoire, sous la direction d'Olivier Dard et Christine Manigand, Sorbonne Université, 30 novembre 2020, p. 541-542..
Groupe parlementaire Dans le groupe Socialiste de France, vingt députés sur vingt-cinq suivent l'union.
L'inter-groupe Socialiste français-Républicain socialiste comptait dix députés pour le premier et treize pour le second, plus sept députés qui avaient fait une entente.
Sur les 30 membres du groupement, neuf Socialistes français, huit Républicains socialistes et quatre indépendants qui avaient fait une entente rejoignent l'USR (21 sur 30)
Au total, 41 membres rejoignent la formation sur les 55 des anciens groupesMatthieu Boisdron, Joseph Paul-Boncour : un itinéraire politique contrarié (1873-1972), op. cit..
Un petit groupe de réfractaire se forme. Il réunit trois Républicains socialistes, deux Socialistes français, un indépendant et deux députés qui viennent d'autres groupes. Ils créent ainsi le « groupe républicain socialiste indépendant ».
Les huit derniers ne rejoignent ni ne créent un autre groupe.
Membres avant les législatives de 1936
DéputéFeuilleton de la Chambres des Députés de décembre 1935 et de janvier 1936 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6530480n/f347.image.r=%22union%20socialiste%22?rk=21459;2Département législature (1932-1935) législature (1935-1936) législature (1936-1940)Vote sur les pleins pouvoirsPierre AppellMancheRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineBattuÉdouard BartheHéraultParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourRaymond BérengerEure-et-LoirParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourCharles BerthézenneGardRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourLouis Besnard-FerronLoir-et-CherRépublicain socialiste (Entente)Union socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourMaxence BibiéDordogneSocialiste françaisUnion socialiste et républicaine Union socialiste et républicaine PourGeorges BoullyYonneSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineÉlu sénateur en 1936 PourRaoul BrandonSeineRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineÉlu sénateur en 1936 PourÉmile BravetAinRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineBattuVictor BrémondVarRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineBattuAndré BretonCherSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineBattu, élu sénateur en 1938 PourLaurent CamboulivesTarnParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattu, élu sénateur en 1936 PourHubert CarmagnolleVarParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuHenri CazaletGirondeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineNe se représente pasLéon ChommetonVarParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineNe se représente pasAnatole de MonzieLotSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourMarcel DéatMarneParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattu puis Union socialiste et républicaine (1939-1940) PourLouis DeschizeauxIndreParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourAntoine DubonLandesRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourJean FélixHéraultRépublicain socialiste (Entente)Union socialiste et républicaineBattuHenri FioriAlgérie françaiseRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourAlbert ForcinalEureSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine Ne prend pas part au voteEugène FrotLoiretRépublicain socialiste (Entente)Union socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourRené GouninCharenteParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine (Sénateur en 1939) PourMax HymansIndreRépublicain socialiste (Entente)Union socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourGabriel LafayeGirondeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourGeorges LasserreGirondeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuLouis LebelSommeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuRené LebretSeine-InférieureParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourLucien LecointeSommeSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineBattuJustin LuquotGirondeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaine Union socialiste et républicaine ContreBarthélemy MontagnonSeineParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuCharles PomaretLozèreRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourÉdouard PouzetCharente-InférieureSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineNe se représente pasAndré PringollietSavoieParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine PourPaul RamadierAveyronParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine ContreGaston SimounetDordogneParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineNe se représente pasRodolphe TonnellierSommeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuHenri TriballetDordogneSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine ExcuséAlexandre VarennePuy-de-DômeParti socialiste de FranceUnion socialiste et républicaineBattuPierre ViénotArdennesSocialiste françaisUnion socialiste et républicaineUnion socialiste et républicaine À bord du MassiliaLéon VincentPas-de-CalaisRépublicain socialisteUnion socialiste et républicaineBattu
Gouvernement Blum
Les élections législatives de 1936 sont délicates pour l’Union socialiste républicaine, quatorze sortants étant battus et quatre autres ne s'étant pas représentés. Vingt-deux seulement rempilent pour cette législature, rejoints par sept nouveaux membres.
L'USR participe à la coalition de Front populaire en 1936 ainsi qu'au gouvernement Blum, qui est issu de sa victoire du scrutin, avec trois ministres : Maurice Viollette (ministre d'État) ; Pierre Viénot (secrétaire d'État aux Affaires étrangères) ; Paul Ramadier (secrétaire d'État aux Mines et Électricité).
Le nombre de députés change peu (entre 26 et 29), mais cinq élus rejoindront la SFIO en 1937-1938, et en contrepartie les trois députés du Parti d'unité prolétarienne et Lucien Camus du groupe de la Gauche indépendante le rejoindront en 1938.
Composition du groupe après les législatives de 1936