Pristomyrmex est un genre de fourmis de la sous-famille des Myrmicinae.

Description alt=Illustration numérique montrant une fourmi type de profil, avec les différentes parties de son anatomie en légende.|gauche|vignette|150x150px|Schéma anatomique d’une fourmi ouvrière. Les antennes ont 11 segments (y compris le scape). Des paires d'épines ou de fortes denticules sont présentes sur le pronotum et le propodeum. Ces épines sont uniques à Pristomyrmex et permettent une identification rapide de ces fourmis.

Répartition Les espèces de Pristomyrmex sont largement réparties en Asie orientale. Cependant, six espèces sont également endémiques des forêts humides de l'est de l'Australie et cinq autres sont endémiques d'Afrique. Trois se rencontrent également sur l'île Maurice et à la Réunion. Pristomyrmex punctatus peut aussi se rencontrer en Chine, au Japon et en Corée (trois pays dans lesquelles elle est une espèce invasive). Cette même espèce a été identifiée près de deux ports aux États-Unis, ce qui suggère qu'elle peut se répandre dans le monde via le commerce humain.

Liste des espèces selon :

Systématique Le nom scientifique complet (avec auteur) de ce taxon est Pristomyrmex Mayr, 1866. Le genre a été créé par l'entomologiste et professeur autrichien Gustav Mayr. Pristomyrmex a pour synonyme Odontomyrmex .

Écologie La plupart des espèces de Pristomyrmex vivent dans des forêts humides, où elles ont un comportement prédateur ou charognard. Les fourmilières se trouvent généralement dans le sol, le bois mort (qu'il soit au sol ou sur des arbres encore debout) ou entre des racines. La taille des colonies varie énormément entre les différentes espèces, pouvant aller de quelques dizaines à plusieurs milliers d'individus.

Les espèces de Pristomyrmex présentent une grande variété de traits et de comportements inhabituels pour des fourmis. Ainsi, Pristomyrmex punctatus ne possède pas de reines, mais de très rares femelles , une caste intermédiaire entre la reine et les ouvrières (ressemblant plus à ces dernières). Ces fourmis se reproduisent donc principalement par parthénogenèse thélytoque, une forme de parthénogénèse qui aboutit à une descendance uniquement composée de femelles et qui survient lorsque l'ovocyte parvient à se développer sans avoir subi de fécondation préalable.

Voir aussi

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Myrmicinae Catégorie:Genre de Fourmis (nom scientifique) Catégorie:Insecte décrit en 1866