Le de carabiniers-cyclistes () était une unité d'infanterie de la force terrestre des forces armées belges.

Historique En 1890, une section d'Infanterie cycliste est constituée dans le régiment de carabiniers. Celle-ci devient en 1896, compagnie et en 1898, on en crée trois supplémentaires (une dans chaque bataillon).

Le 12 juin 1911, ces quatre compagnies sont rassemblées en un bataillon au sein du régiment. En 1913, il est attaché à la Division de Cavalerie sous le nom de Bataillon des carabiniers-cyclistes. En , le bataillon est engagé dans des missions de reconnaissance sur le Geer et la Gette. Ses unités infligeront des pertes sérieuses aux escadrons de cavalerie allemandes lors d'attaques par surprise et des embuscades. Les carabiniers-cyclistes reçoivent le surnom de « Schwarze Teufel » (Diables Noirs) lors de la bataille des casques d'argent le à Halen.

Les , et , trois compagnies cyclistes sont constituées avec des réservistes.

Le de carabiniers-cyclistes est officiellement créé le , par le regroupement des 3 compagnies de réservistes. Il dépend alors de la Division de cavalerie créée fin 1914. Le bataillon d'avant-guerre devient quant à lui le bataillon de carabiniers cyclistes.

En , la Division de Cavalerie est dissoute et les deux bataillons de carabiniers-cyclistes sont intégrés à la Division de Cavalerie. La première guerre mondiale coûte au bataillon la vie de 6 officiers et 111 sous-officiers et cyclisteshttp://guerre-14-18-belgique.geneafrancobelge.eu/carabiniers-cyclistes-14-18-belgique.php.

Entre-deux-guerres Après la guerre, il participe à l'occupation de la Ruhr. Il est dissous à son retour en .

En , à la suite d'une réorganisation de l'armée, quatre régiments de cyclistes sont formés.

Ils sont supprimés le de la même année pour former deux nouveaux régiments. Le est formé par les anciens et régiments. En 1929, la garnison est répartie entre les villes de Tervuren ( bataillon) et de Laeken ( bataillon).

Seconde Guerre Mondiale Mobilisation État-major Le régiment est mobilisé le , à l'annonce de la phase A du plan de mobilisation, à sa caserne de Tervuren. Les miliciens des classes 1936 à 1938 sont rappelés et permettent la mise sur pieds de guerre des 2 bataillons et de la compagnie de canons antichars. Le régiment est placé sous le commandement de la division de cavalerie.

Une semaine plus tard, le septembre, à l'annonce de l'activation de la phase C, les réservistes les plus anciens du régiment sont rappelés pour former le régiment de carabiniers-cyclistes. Les réservistes des classes 1932 à 1935 furent rassemblés par le régiment et mobilisés à Tervuren ( groupe), Vossem ( groupe) et Sterrebeek (compagnie canons antichars C47).

D'abord positionné sur la frontière franco-belge, le , le régiment quitte la division de cavalerie pour se placer à Hechtel. Quelques jours après son arrivée à Hechtel, il relève un détachement du bataillon de cyclistes-frontière du Limbourg le long du canal Bocholt-Herentals.

Le sous-secteur du régiment s'étendait du pont de Kaulille à De Maat, près de Mol. Le poste de commandement était situé à Hechtel. La rive sud du canal Bocholt-Herentals est garnie de bunkers de mitrailleuses construits durant l'entre-deux-guerres disposés à intervalles réguliers et pouvant ainsi couvrir de tirs croisés le canal. Un bunker est également construit à chaque pont pour abriter le poste chargé de sa destruction. Ces différents bunkers sont reliés au poste de commandement du régiment par des lignes téléphoniques souterraines. Le régiment de guides prolonge le flanc droit de la position avancée depuis le pont de Kaulille et plus au sud le long du canal Zuid-Willemsvaart jusqu'à Neeroeteren. Sur son flanc gauche, c'est le régiment de carabiniers qui est déployé derrière le canal Dessel-Turnhout-Schoten.

Le régiment a reçu en renfort la compagnie de chars T13 () de la division d'infanterie. Il est également soutenu par deux batteries d'obusiers de du groupe du régiment d'artillerie. Plusieurs officiers manquaient à la veille de l'invasion allemande car employés par le Corps de cavalerie depuis le comme instructeurs pour le cours d'officier de réserve à l'École d'infanterie du Camp de Beverloo.

bataillon Son poste de commandement est à Overpelt et couvre la zone à droite du sous-secteur: La compagnie est déployée le long du canal entre Grote-Barreel et le pont de Lille-Saint-Hubert. La compagnie est établie sur le canal entre Lille-Saint-Hubert et le pont de Kaulille hormis un peloton détaché à la protection de l'état-major du régiment. L'état-major de la compagnie est adjointe au poste de commandement du bataillon. Ses sections de mitrailleuses sont dispersées dans le sous-quartier et placées principalement dans les bunkers le long du canal. Le bataillon est soutenu par la batterie du régiment d'artillerie déployé à Kleine-Brogel.

bataillon L'état-major du bataillon est basé à Lommel qui couvre les quartiers gauches du sous-secteur : La majeure partie de la compagnie est cantonnée à De Maat. Un des pelotons est stationné à Lommel comme détachement de garde de l'état-major du bataillon. La compagnie est stationnée à Grote Barreel. Son peloton, renforcé d'un chasseur de chars T13, est détaché sur le terrain d'entraînement de Hechtel pour intervenir en cas d'attaque aéroportée. L'état-major de la compagnie est rattaché au poste de commandement de Lommel. Le bataillon est soutenu par la batterie du régiment d'artillerie déployée dans le hameau de Lindel, près d'Overpelt.

10 mai État-major Le régiment est mis en alerte entre et . A , écoutant les radios belges et néerlandaises, l'état-major entend sur Radio Hilversum le premier avis officiel relatant l'attaque allemande.

Juste avant l'aube, le bruit des avions survolant les positions du régiment se fait entendre. Il fut d'abord soupçonné qu'ils volaient en direction de l'Angleterre mais lorsque survolèrent à basse altitude Hechtel, il devint clair que la Belgique était la cible des raids.

À , l'état-major du groupement Ninitte informa le régiment que la frontière belge avait été violée par les Allemands à Maaseik et Maasmechelen. L'annonce de la mobilisation générale en réponse à l'invasion allemande n'intervient qu'à du matin.

Peu avant , l'état-major du groupement Ninitte confirme que les commandants de régiment peuvent ouvrir leurs enveloppes scellées contenant les ordres secrets. Pour le régiment, il s'agit de faire sauter immédiatement les ponts sur le canal 3 à 13. Dès l'alerte générale donnée, la compagnie du bataillon de cyclistes-frontière du Limbourg, alors en exercice à Bourg-Léopold, est immédiatement envoyée dans le sous-secteur de la compagnie. Quant à la compagnie du bataillon de cyclistes-frontière du Limbourg, lorsqu'elle se présente à Hechtel au quartier général du régiment vers , elle reçoit l'ordre de rejoindre le pont 11 de Lommel, encore intact pour y sécuriser son accès.

À , 9 des 11 ponts sont détruits. Les deux autres ouvrages, le pont 3 et le pont 11 (Lommel) ne le sont que partiellement et attendent des charges explosives supplémentaires. À midi, le travail était terminé et le canal n'est plus franchissable sans aide. Une fois le pont de Lommel entièrement détruit, la compagnie de cyclistes-frontière est, vers , relevée de sa mission et reçoit l'ordre de se rendre à Tongres pour rejoindre son bataillon.

À , le régiment reçoit l'ordre de commencer le repli de la position avancée. L'état-major et le bataillon doivent se replier sur Donk, à l'ouest de Herk-de-Stad, tandis que le bataillon se dirige vers Wijer. Les véhicules non essentiels du régiment sont partis plus tôt dans la matinée. Seuls les cyclistes et les véhicules de transport de l'armement collectif et des munitions restent. Avant le départ, les derniers barrages routiers antichars formés par les barrières Cointet sont fermés et verrouillés. Les centraux téléphoniques de Lommel et de Neerpelt sont détruits.

En passant par Hechtel, le colonel commandant le régiment apprend qu'un avion ennemi aurait atterri sur la piste du camp de Beverloo et ordonne à l'un des chasseurs de chars T13 de s'y rendre pour le détruire. Le reste de la retraite se déroule relativement sans incident. Jusqu'au canal Albert, la voie est déserte, presque personne en vue. Près du pont de Stokrooie, nombre de civils en fuite commencent à arriver. L'état-major du régiment atteint Donk peu après 18 heures. Les cantines de campagne fournissent un repas chaud. À , un officier est envoyé à moto sur le canal Bocholt-Herentals pour transmettre l'ordre de retraite à l'arrière-garde. Ce détachement rejoindra le cantonnement de Wijer vers minuit. Le régiment, qui n'a pas encore eu à subir le contact de l'ennemi, a pu se replier derrière le canal Albert sans pertes et avec ordre.

bataillon Un seul des quatre officiers de la compagnie était présent, les 3 autres étant en permission ou affectés ailleurs. Le poste de commandement est gardé par le peloton. Au sous-quartier de la compagnie, un civil est tué par des débris de l'explosion de la destruction du pont sur le canal à hauteur de Lille-Saint-Hubert.

Le bataillon partira pour Wijer vers 16h30, en suivant une route passant par Hechtel, Helchteren, Stokrooie et Stevoort. L'état-major du régiment suivra ce même itinéraire jusqu'à Stokrooie, puis bifurquera vers Donk. Lors de la traversée d'Hechtel-Eksel, le régiment fut brièvement mitraillé par plusieurs bombardiers légers Dornier Do 17 qui survolaient le territoire et poursuivirent leur vol en direction du hameau de Resterheide.

bataillon Comme pour la compagnie, plusieurs officiers de la compagnie manquent à l'appel.

À partir de , le bataillon est temporairement renforcé par la compagnie du bataillon de cyclistes-frontière du Limbourg pour sécuriser le pont de Lommel. Lors de la destruction préventive du pont 11 à Lommel, un capitaine néerlandais envoyé par le commandant de la ligne Peel-Raam au nord de la frontière belge dans le but d'établir la liaison, fut tué dans l'explosion. Qui plus est, le pont ne fut qu'à moitié détruit et une seconde tentative, effectuée le jour-même vers midi, fut nécessaire. Après cela, la compagnie de cyclistes-frontière regagna ses positions à Tongres.

Après avoir quitté la ligne avancée, le bataillon fut envoyé à Donk en passant par le camp de Beverloo, Bourg-Léopold, Beringen et Herck-la-Ville.

peloton Le peloton avec un de char T13 sécurise la lande de Hechtel contre une éventuelle attaque aéroportée ennemi jusqu'à où il reçoit l'ordre d'exécuter une destruction déjà planifiée dans la Stationsstraat, à l'est du centre du village ainsi que sur la voie ferrée Winterslag-Eindhoven. La mission est accomplie une heure plus tard et le détachement part ensuite via Hechtel, Helchteren et Zolder pour le pont de Stokrooie. Il traverse le canal Albert sous une attaque aérienne allemande et après un détour par Kermt, arrive aux alentours de au hameau de Waterkant à Donk. A peine installé, à le détachement reçoit l'ordre d'un officier du Corps de Cavalerie de se rentre au château de Spinveld, au nord de Saint-Trond, pour y assurer la défense rapprochée de l'état-major du corps.

11 mai État-major A , en réunion d'état-major, l'ordre arrive de transférer le régiment à Saint-Trond pour y occuper la ville et d'en faire un centre antichars. A , le régiment est prêt à se mettre en marche. Un effectif réduit reste à Donk afin de maintenir un contact téléphonique avec l'état-major du groupement Ninitte. Peu avant , ils sont prévenus par téléphone que Tongres vient de tomber et que les allemands approchent rapidement de Saint-Trond. Le régiment doit accélérer sa marche pour occuper la ville avant l'arrivée des colonnes blindées ennemies. Les routes venant des l'est sont encombrées de civils et soldats en fuite dont de nombreux détachement de la division d'infanterie. Ceci ralenti l'établissement de la position défensive. Qui plus est, la Luftwaffe attaque continuellement.