Bernard Antony, est un journaliste, essayiste et homme politique français, né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le .
Membre du Front national de 1984 à 2008, c'est l'une des principales figures de la sensibilité catholique traditionaliste dans les milieux nationalistes français.
C'est aussi le président de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), qu'il a fondée en 1983..
Biographie
Son père, entré comme apprenti à l'arsenal de Tarbes, commence sa carrière comme ouvrier-ajusteur de précision. Sélectionné pour suivre les écoles de formations de l'industrie des armements, il est d'abord technicien, puis ingénieur des travaux d'armement. Officier, il termine sa carrière dans le même arsenal avec le grade de colonel. Sa mère, Marthe Mengelle, est secrétaire, puis consacre sa vie à ses trois enfants. Bernard Anthony étudie au lycée de Tarbes, à la faculté de lettres de Pau et à celles de Toulouse.
Lors de sa préparation militaire parachutiste à Pau, il sympathise avec l'OAS-Métro (jeunes) et est arrêté pour avoir distribué des tracts favorables à celle-ci (il est libéré car mineur). Pendant ses études de Lettres à Toulouse dans les années 1960, il milite au Rassemblement de l'Esprit public (REP), mouvement anti-gaulliste et pro-Algérie française, il est en même temps secrétaire général de la Fédération nationale des étudiants de France à Toulouse (FNEF) et crée avec Hélène Sabatier le « Cercle Jean de Brem ». Une fois le Rassemblement de l'Esprit public dissous et après l'échec de la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour à l'élection présidentielle de 1965, Bernard Antony rejoint en 1966 le Mouvement jeune révolution (MJR), lié aux réseaux proches de l'OAS et aux solidaristes russes, qui devient le Mouvement solidariste français en 1971. Il continue de l'animer alors qu'il est professeur dans l'un des lycées de Castres.
Il travaille ensuite dans l'industrie pharmaceutique où il deviendra directeur des relations-humaines des Laboratoires Pierre Fabre à Castres. Il crée également à Toulouse le Centre de formation aux relations du travail et formera des cadres, des agents de maîtrise et des syndicalistes des industries de la chimie, de la métallurgie, mais surtout de l'aéronautique.
Anticommunisme
À , profondément choqué par la joie de son institutrice annonçant la chute de Ðiện Biên Phủ (1954), il devient « viscéralement » anticommuniste. Étudiant, sa double activité politique et syndicale est alors essentiellement axée vers le combat contre le communisme. Adulte, son engagement politique dans ce sens s'amplifie. En particulier, ce combat a le soutien d'Albert Chambon , ambassadeur de France, écrivain, résistant, président des anciens déportés à Buchenwald, qui lui fournit le premier article d'une persistante collaboration à Reconquête. On peut noter les points forts suivants (cf. aussi Bernard Antony Combats pour mon pays, Éditions de Présent, 1994)Les sources utilisées sont essentiellement celles de deux livres , ), et celles des journaux Présent, Reconquête, Chrétienté-Solidarité, dans la mouvance politique minoritaire de l'auteur. Les sources trouvées, extérieures à cette mouvance, correspondent à deux événements médiatiquement remarqués. Il s'agit d'un appel au boycott des Jeux Olympiques de Moscou (L'Aurore ), et le 9 novembre 1997, au Palais de la Mutualité, le Procès International des Crimes du Communisme (Le Figaro, 6 novembre 1997, Le faux procès Boudarel; Le Monde, 11 novembre 1997, Un meeting catholique traditionaliste dénonce les crimes du communisme; Libération, 10 novembre 1997, article de Renaud Dely). Autrement, les médias à large diffusion ne pouvaient pas s'intéresser à des actions et rencontres avec des personnalités internationales (Lech Wałęsa, Boris Eltsine...) d'un homme politique, militant d'un parti minoritaire plutôt médiatiquement mal considéré. Par contre, les nombreuses photographies (avec légendes) de chacun des deux livres cités vont dans le sens de la fiabilité des informations fournies (leur trucage n'aurait pas manqué d'être exploité par les opposants politiques).):
Le , interrogé sur FR3 Midi-Pyrénées, il réclame la constitution d’un nouveau Procès de Nuremberg pour juger les responsables des crimes communistes contre l’humanité. Dans le numéro 35 () de Présent, il publie Justice pour de morts . En , il lance depuis Castres un appel aux dirigeants des pays du monde libre pour qu’ils refusent la participation de leurs équipes nationales aux Jeux Olympiques de Moscou (Présent , ) avec une première liste de 200 signataires. Sous le titre Pas de J.O. au pays du goulag !, ce texte est commenté dans le quotidien L’Aurore () par le journaliste Marc Guedj. Un an plus tard, ayant lancé le Comité français pour le boycott international des Jeux Olympiques à Moscou, il reçoit le soutien de quelque de la résistance, du monde du sport, de la culture, de la justice, de la politique, des églises chrétiennes et de la société civile suivis de quelque en France et à l’étranger (Présent, , ). Le , il organise un meeting dans la grande salle de la Mutualité qui réunit de nombreux participants (Français, ainsi que des représentants des résistances afghanes, indochinoises et africaines).
Du au , il mène la mission de Chrétienté-SolidaritéCentre Henri-et-André-Charlier dans les camps de réfugiés de Cambodgiens de Amphoe Phanat Nikhom situé en Thaïlande. Il est reçu par le prince Norodom Ranariddh. Il rencontre aussi le colonel Bounleuth Saycocie, premier officier laotien St-Cyrien, chef de la résistance anticommuniste laotienne. Ses appels à la solidarité avec les peuples d’Indochine sont relayés par les députés Martine Lehideux, Philippe Malaud, Olivier d’Ormesson, Guy Guermeur et l’écrivain Jean Raspail (Chrétienté-Solidarité, , , plus la référence). Le , il mène une délégation de Chrétienté-Solidarité à Gdańsk en Pologne. Le 28, il rencontre durant plus d’une heure Lech Wałęsa.
Du au , il se rend au Honduras pour rejoindre l'hôpital rudimentaire de la résistance anticommuniste nicaraguayenne dans la jungle des confins du Nicaragua. Il organise la prise en charge de blessés graves (Minute, , 14-, Présent, 19 et , Chrétienté-Solidarité, , ).
Le , il rencontre au Parlement européen le président de la Russie Boris Eltsine. Celui-ci le convie à siéger près de lui pour sa conférence de presse de fin de journée (Reconquête, , ). Le , à Vilnius, encore très marquée par les massacres du perpétrés par l’armée soviétique et encore sous son occupation, il rencontre le président de la république Vytautas Landsbergis au siège du parlement lituanien, toujours cerné par des chars soviétiques. Le président lui remet la médaille du souvenir des événements du . (Reconquête, , , Présent, ). Le vendredi , il mène une manifestation de soutien à Boris Eltsine devant l’ambassade d’Union soviétique à Paris. Il est convié par l’ambassadeur Bubinine à le rejoindre au salon d’honneur et ce dernier rend hommage à son combat pour les libertés que je connais et que je salue (Reconquête , septembre-).
Le il fait partie de la délégation du Parlement européen pour la Pologne. Lors de sa réception, le président de la République, Lech Wałęsa, rappelle leur amitié ancienne. Il rencontre le cardinal Józef Glemp Primat de Pologne.
Le au palais de la Mutualité, sous forme d'un Procès International des Crimes du Communisme, il organise une journée traitant en particulier le cas de Georges Boudarel, de son camp 113 et des camps du Việt Minh ; ; .. On note la participation de plusieurs personnalités dont l'ambassadeur Albert Chambon, président des anciens de Buchenwald, l'avocat Jean-Baptiste Biaggi, héros de la Résistance et ancien de l’OAS, Pierre Clostermann, Compagnon de la Libération.
Croatie Lors de l'université d'été du FN (), un débat agite le parti d'extrême droite sur la question de la guerre en Croatie. Bernard Antony, qui revient d'une opération humanitaire en , est partisan d'une intervention militaire contre les Serbes, tandis que Bernard Lugan promeut dans Minute la simple fourniture d'armes, vivres et appui diplomatique, sans intervention armée..
Négationnisme et antisémitisme : positions et procès Lors d'une interviewDans Présent, l'interview de Romain Marie (Bernard Antony), intitulée « Justice pour cent cinquante six millions de morts », porte essentiellement sur la question juive, dont les six millions de morts de la Shoah, victimes des atrocités nazies entre 1940 et 1945. À ce sujet, Romain Marie demande la même reconnaissance pour les victimes du communisme nombreuses, d'où le titre de l'article., publiée dans le mensuel Présent de , à une première question sur le problème juif, et une seconde sur Israël, il répond :
Selon le quotidien L'Humanité du , lors de la Journée d'amitié française du , il dénonce , et soutient que .. Il s'agit de la reprise des propos publiés avant par Edwy Plenel dans un article intitulé « Ainsi parle l'extrême droite » (Le Monde du ). Cet article entraîna une série d'autres écrits dans Le Monde, dans d'autres médias, et aussi de communiqués publiés dans la presse. Sur cette base, la LICRA et le MRAP se portèrent partie civile (racisme et antisémitisme), avec inculpation de Bernard Antony par le juge d'instruction du Tribunal de Paris, Claude Grellier, suivie de l'audience de la chambre correctionnelle (, délits de presse). Ne retenant pas les propos qui lui furent attribuésEdwy Plenel réordonnait à sa manière les mots : « Internationale », « communiste », « assassinat », « juifs », faisant dire à Antony ., le Tribunal prononça sa relaxe, avec publication du jugement dans Le Monde. Déboutés, la LICRA et le MRAP, firent appel, mais la cour confirma la décision de la chambre correctionnelle. Il en fut de même pour les pourvois devant la Cour de cassation. À la suite de cette affaire, Bernard Antony déposa plainte pour diffamation publique (antisémitisme, négationnisme) contre le quotidien Le Monde à travers son directeur André Fontaine, et le rédacteur Patrick Jarreau qui furent condamnés par la chambre du Tribunal de grande instance de Paris, présidée par Madame ClaveryAndré Fontaine, et Patrick Jarreau furent d'abord condamnés chacun à d'amende, à verser solidairement de dommages et intérêts, pour les frais de justice, insertion du jugement à hauteur de l'insertion dans deux journaux. En appel le jugement est confirmé. André Fontaine, et Patrick Jarreau furent condamnés chacun à d'amende, à verser solidairement de dommages et intérêts, pour frais de justice et des dépens, insertion du jugement dans deux journaux, à hauteur de l'insertion. , la Cour insistait sur le fait que Jarreau avait , et le directeur du Monde . Cf. )..
La plainte contre le quotidien Le Monde fut suivie de plusieurs autres. Elles donnèrent lieu à des procès avec condamnation de journaux à travers leurs journalistes dont : Jean-Louis Servan-Schreiber, pour l'émission L'heure de vérité du , Jean-François Kahn pour dénaturation de propos dans un article du Quotidien de Paris du , Serge Grünberg (pour avoir enfreint la déontologie journalistique dans Globe Hebdo), puis Charlie Hebdo, La Dépêche du Midi. Débouté en Tribunal de première instance de sa plainte contre le Nouvel Observateur, à travers François Caviglioli et son directeur Claude Perdriel, la Cour d'appel donne raison à Bernard Antony dans son arrêt du .
En outre, il obtient devant le tribunal un droit de réponse télévisé sur TF1, à la suite des propos tenus à son encontre le dans l'émission Questions à domicile d'Anne Sinclair et Pierre-Luc SéguillonLes détails de ces procès sont donnés dans l'ouvrage . Cette source peut être considérée comme fiable, dans la mesure où aucun des journalistes incriminés dans ce livre n'a porté plainte pour diffamation contre l'auteur..