Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué fin , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.

Création, dénominations et affectations Créé fin par le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, le groupe d'autos-canons de la Marine est initialement affecté à la division de cavalerie (DC) puis ses affectations différent selon ses sections, parfois pour de courtes périodes. Ainsi, du 5 au la section est détachée à la brigade puis à partir du et au moins jusqu’au à la division d’infanterie. Le groupe dans son entier retrouve la DC le . Début , après avoir été dissous entant qu'unité de Marine et reconstitué comme unité de cavalerie, le GAMAC passe à l'état-major de la auquel il est organiquement rattaché jusqu'à la fin des hostilités. Il est transformé en escadron d'autos-mitrailleuses de cavalerie (E.A.M.C.) le . Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 La section signale qu'elle quitte Vincennes le , mais on ignore si elle accompagne l'autre section du groupe, la ou si elle est isolée. En décembre, probablement réunie à la , elle est mise à la disposition de la division d'infanterie pour combattre sur le front belge entre Ypres et le Mont Kemmel. 1915 De janvier au , le groupe reste dans la région d'Ypres, rattaché au corps d'armée. Il quitte le secteur le 22 pour atteindre Magnicourt-sur-Canche (Pas-de-Calais) le . Il se déplace quelques jours plus tard à Neuville-Saint-Vaast. Le lieutenant de vaisseau Hergault, Cdt le groupe d’AC, arrivé de Paris dans l’Artois avec les et groupes le , écrit à la fin du mois à son supérieur à Paris :

Le groupement ad hoc ainsi virtuellement formé reste en alerte pendant 12 jours et se voit dissous fin juin sans être intervenu. Chaque groupe d'auto-canons est rendu à son unité de rattachement organique. Le 8e groupe, après avoir stationné quelques semaines au nord d'Amiens, est dirigé sur le quartier Clarenthal de Lunéville où il reste au repos jusqu'à mi-septembre. Passé à la division de cavalerie il doit gagner Saint-Dizier et Chalons-sur-Marne. Puis, réaffecté à la DC il repart vers Lunéville en novembre pour être mis en service de tranchées dans la forêt de Parroy. 1916 De janvier à fin avril, la DC continue son service de tranchées. Le groupe y est associé jusqu'en mai à la dissolution de la division. Il est amené à Boulogne-Billancourt pour sa dissolution en tant que groupe de la Marine et repart à Lunéville début juillet pour rejoindre la DC. Après six semaines de repos à Vézelise, le groupe prend un service de tranchées à Badonviller (Nord-est de Baccarat) jusqu'à la fin de l'année. 1917 Le 5 janvier, le groupe fait mouvement vers Audincourt, près de Montbéliard (Doubs), où il stationne jusqu'au .

Il se dirige ensuite vers le nord-ouest de Reims à Cormicy, puis quelques jours après vers le sud de Reims avec le GAMAC pour cantonner, avec lui et le GAMAC, à Mareuil-sur-Aÿ (Marne). Chacun de ces groupes prend alors un service de tranchées à Berméricourt. De juin à août, le groupe continue d'être employé dans le même secteur avant d'être transféré dans le secteur de la Ferme des Marquises à l'Est de Reims. Une de ses sections assure une mission de DCA en novembre et décembre au nord d’Épernay, tandis que les deux autres assurent un petit service de tranchées dans un secteur de l'est de Reims jusqu'à la fin de l'année 1917. 1918 Le service de tranchées se terminant le , le groupe, accompagné de son binôme le GAMAC, se replie sur Sézanne jusqu'à fin février. Puis il passe les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , , et groupes. De là, les cinq GAMAC se dirigent à l'est de Roye (Somme) pour y être engagés du 25 au

Son commandant, le capitaine de Monségou est tué à Piennes, mais le groupe poursuit néanmoins son action défensive à Orvillers (Oise) les 30 et . Le groupe participe à la Bataille des Flandres durant la deuxième quinzaine d'avril et ., Bataille de l'Ourcq en juin et ., Bataille de Montdidier en août. À partir du , le 2e corps de cavalerie et tous ses GAMAC (, , , , , , et 17e GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la Bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice.

Après l'armistice en France 1918- Cinq jours après l'armistice, le groupe fait mouvement par étapes en Belgique pendant une semaine, passe à Bruxelles et après un lent mouvement en France arrive à Versailles le pour prendre garnison à la caserne du 27e régiment de dragons. Il y reste jusqu'au lorsqu'il est, avec le GAMAC, temporairement affecté aux troupes d'occupation en Allemagne à Mayence. C'est de Worms qu'il quitte la Rhénanie pour Lyon le en compagnie du GAMAC dont il récupère le personnel et les matériels six jours plus tard, après la dissolution de l'ancienne « Batterie Drouet ». Août 1919-1922 Désormais rattaché pour ordre au régiment de cuirassiers, le Groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie reste en garnison à Lyon. Ses activités ne sont pas connues.

Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Alphonse Leroch (fin - ). Il commande également la section. La section, pendant la période où elle opère indépendamment du groupe, est commandée par l'enseigne de vaisseau de classe Jean de Chabanne qui, promu lieutenant de vaisseau le , prend, à la suite du LV Leroch, le commandement du groupe par intérim pendant deux semaines avant d'être mis à la disposition du ministre de la Marine. Enseigne de vaisseau Georges Lecocq du au . Période Cavalerie Capitaine Leroy ( - ). Capitaine Georges Delcasse d'Huc de Monségou du à sa mort le . Lieutenant Louis Domenech du à sa mort le . Capitaine Joseph Chevanne ( - ). Capitaine Jacques d'Amonville ( - après ).

Pertes du groupe en opérations Les travaux sur le groupe ne mentionnent pas un état précis des pertes, blessés, morts après blessures ou maladies, tués, du groupe, d' au . Ils ne permettent de dresser que la liste ci-dessous. Ces hommes ne sont certainement pas les seules victimes de la campagne contre l’Allemagne. En effet les « engagements AMAC » toujours violents se multiplient en 1918, surtout en octobre-novembre en Belgique et l’on ne peut pas penser que le groupe n’ait perdu aucun combattant dans ces engagements.

+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance MatelotFrançois CrennBlessé le Engagement AMACSecond-maîtreCharles GuillevicBlessé le TranchéesSous-lieutenant Henri d'ArgentBlessé le TranchéesSous-officiernon identifiéTué le Engagement AMACCapitaineGeorges de MonségouTué le Engagement AMACMaréchal-des-logisCharles SalomonevitchMort des suites de ses blessures le InconnueLieutenantAntoine DomenechTué le Engagement AMACMaréchal-des-logisAndré ThibonMort des suites de maladie le Maladie non connue

On qualifie d'« engagements AMAC » des actions brèves (de quelques heures à 3 jours) et violentes qui exploitent toutes les qualités de ce type d'unité : mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes.

Distinctions et décorations Le Groupe mixte d’autos-mitrailleuses et d’autos-canons reçoit deux citations à l’ordre de l’armée :

Citation à l'ordre de la armée du :

Décision du maréchal de France, commandant en chef les armées de l'Est, du :

Ces deux citations lui valent de recevoir le , en même temps que le GAMAC, la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre, épinglée sur le fanion de chacun des groupes par le général Maistre lors d’une prise d'armes au camp de Satory près de VersaillesJournal officiel, , p. 853 ; Le Temps, , p. 2..

Personnalités ayant servi au sein du groupe Claude Marie Henri d’Argent de Deux-Fontaines (1875-1955), sous-lieutenant, grièvement blessé le , grand invalide de guerre, grand officier de la Légion d'Honneur à titre militaire, membre d'une famille de la noblesse picarde dont Charles d'Argent de Deux-Fontaines, polytechnicien, officier et homme politique. Jean Victurnien Jacques, comte de Chabanne La Palice (1867-1939), enseigne de vaisseau de classe, descendant d'une longue lignée aristocratique, dont l'épouse est propriétaire par héritage du château de Montmelas (Rhône). Philippe Georges Delcassé d'Huc de Monsegou (1870-1918), capitaine, mort pour la France, membre d'une famille aristocratique, propriétaire depuis le du château de Monségou (Tarn). Marie-Joseph-Henry Dussumier de Fonbrune (1887-1947), brigadier, descendant d'une famille d'hommes politiques dont Antoine Dussumier de Fonbrune. Bruno Leydet (1890-1962), maréchal-des-logis, homme de lettres connu sous le pseudonyme de Bertrand Defos, contributeur du journal de tranchées Taca Tac Teuf Teuf, créé par Édouard Sené, journaliste, et Pierre E. Lamaison, illustrateur, servants au GAMAC. Jean Pouyer (1885-1981), enseigne de vaisseau de classe, pionnier de l'aéro-navale, Grande médaille d’or de l’Aéro-club de FranceTémoignages sur la Première Guerre mondiale, Histoire orale de l'Armée de l'Air, interview du (Service historique de la Défense, A/I/8/Z/172)..

Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et d'autos-mitrailleuses Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouveaux modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées début . Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC Le groupe est probablement doté des autos-mitrailleuse-canon construits selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC, mais pas avant 1920, puisqu'il a récupéré en les voitures modèle 1915 du groupe. Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement Peugeot, le groupe les voit complétés par deux camions supplémentaires Rochet-Schneider en . Une deuxième voiture de liaison Peugeot reçue en rejoint la Delaunay-Belleville fournie en .

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC

Liens externes

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Notes et références

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité de la Marine française Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1914 Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute *