Félix de Pachtère, né le dans le et mort pour la France à Výrbeni dans le nord de la Grèce le , est un archéologue et professeur d'histoire français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Biographie Félix Georges de Pachtère, né le au no 51 de la rue Saint-Louis à Paris, est le fils de Charles Alexandre de Pachtère (1852-1910), employé à la librairie Delagrave, et de Marie Eugénie Vincenot (1855-1918).
D'abord scolarisé à l'école primaire de la rue de Pontoise, il entre en sixième au collège Sainte-Barbe. Après le baccalauréat, il poursuit ses études au lycée Henri-IV et réussit le concours d'entrée à l'École normale supérieure, section lettres, en 1902.
Après son admission, il doit faire son service militaire au 102 régiment d'infanterie à partir de . Il le termine avec le grade de caporal à . Passé dans la réserve, il est nommé sergent en 1904.
Il reprend ses études à l'École normale supérieure en 1903. Passionné par l'histoire, il s'intéresse à la période de l'antiquité romaine avec son professeur Camille Jullian et présente un mémoire de fin d'études sur Paris à l'époque gallo-romaine qui donnera lieu à une publication récompensée plusieurs fois par l'Institut de France. Il suit également les cours de l'École pratique des hautes études dont il est diplômé en 1907. La même année, il réussit l'agrégation d'histoire et géographie et part aux côtés de Claude Cochin et Robert Laurent-Vibert pour l'École française de Rome où il reste de 1907 à 1910.
Nommé professeur au lycée d'Oran, il épouse Marie Amélie Auzimour (1890-1961) le à Misserghin. Il est ensuite professeur au lycée d'Alger. Décidé à devenir professeur dans l'enseignement supérieur, il demande un congés en 1914 et rentre à Paris pour préparer une thèse de doctorat à l'École normale supérieure, où il est professeur-répétiteur quand la Première Guerre mondiale éclate.
À la mobilisation, il est affecté comme sergent au 132 régiment d'infanterie à Reims. Il rejoint les tranchées du front le puis participe à la bataille de la Marne. Malade et épuisé, il est envoyé à l'arrière à la caserne Miribel à Verdun pour se reposer avant de rejoindre son régiment dans les tranchées de la zone des Éparges. Début , son régiment se trouve dans les tranchées à gauche de celui de Maurice Genevoix. De nouveau hospitalisé en , il obtient après sa convalescence son transfert en Afrique pour se rapprocher de sa famille. En , il est affecté au régiment de zouaves et nommé sous-lieutenant au régiment de zouaves en . Le , son bataillon est envoyé en renfort au 2 régiment de marche d'Afrique qui rejoint le front d'Orient à Salonique.
Au début de , pendant la bataille de Monastir, son régiment participe à la prise de Florina. Le , il attaque le village de Verbeni occupé par l'armée bulgare. C'est pendant ces combats que Félix de Pachtère est tué.
Il est cité à l'ordre de l'armée en 1917 : « sous-lieutenant commandant la 11e compagnie du 2e rég. de marche d'Afrique : glorieusement tombé pour la France en entraînant sa troupe à l'assaut d'une position bulgare formidablement défendue par les feux d'artillerie ».
Son ami l'historien Jérôme Carcopino a écrit qu'il « repose dans un ravin couronné de chênes et de peupliers, à une centaine de mètres du petit village de Rosna ».
Œuvres principales Musée de Guelma, 1909 Paris à l'époque gallo-romaine, 1912 La table hypothécaire de Veleia, 1920
Distinctions , à titre posthume, décret du 1906 : Académie des sciences morales et politiques - Prix Jean-Jacques-Berger pour son mémoire manuscrit accompagné de photographies intitulé Étude sur Paris à l'époque gallo-romaine 1913 : Académie des inscriptions et belles-lettres - Prix Jean-Jacques-Berger pour Paris à l'époque gallo-romaine 1917 : Académie française - Prix Jean-Jacques-Berger pour Paris à l'époque gallo-romaine
Hommages Le nom de Félix de Pachtère est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur les plaques commémoratives 1914-1918 de l'École Normale Supérieure, de la Sorbonne à Paris, de l'Église Saint-Louis des Français à Rome, et sur le monument aux morts du Lycée Lamorcière (aujourd'hui Lycée Pasteur) à Oran.
Pour approfondir Bibliographie
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1919 Catégorie:Membre de l'École française de Rome Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Élève de l'École pratique des hautes études Catégorie:Élève du lycée Henri-IV Catégorie:Élève du collège Sainte-Barbe Catégorie:Agrégé d'histoire et géographie Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Archéologue français du XXe siècle Catégorie:Historien de Paris Catégorie:Naissance en avril 1881 Catégorie:Décès en septembre 1916 Catégorie:Décès à 35 ans