Le HMS Viper était un destroyer armé en 1899 par Hawthorn Leslie and Company dans les ateliers de Hebburn pour la Royal Navy. Conçu par le bureau d'études Parsons Marine, ce fut le premier navire de guerre propulsé par turbine à vapeur.. Il disposait de quatre arbres moteurs sur béquilles en A, chacun muni de deux hélices.

Le Viper, comme son émule construit par Armstrong Whitworth, le , s'échoua en 1901 : victime du brouillard, il s'éperonna sur les rochers d'Aurigny au cours des manœuvres d'été dans la soirée du .

Conception et construction vignette|Bloc de turbines du Viper, montrant les turbines haute pression (au premier plan) et basse pression (arrière-plan), et le propulseur d'étrave montés sur un même arbre (Scientific American, vol. 82, n°16 du 21 avril 1900). L'Amirauté britannique avait échoué jusque-là à se doter de contre-torpilleurs plus rapides que les , et qui, avec leurs machines à pistons à triple expansion, ne dépassaient pas . Dans l'euphorie des succès du premier yacht motorisé de ce type, la Turbinia, elle passa contrat le avec les ingénieurs de Parsons Marine pour les plans d'un destroyer à turbine. Parsons confia la réalisation de la carène à Hawthorn Leslie and Company du Tyneside...

Les turbines, fournies par Parsons, entraînaient quatre arbres, chacun muni de deux hélices. Les arbres extérieurs étaient motorisés par les turbines haute-pression ; les arbres centraux, par les autres turbines, mais avec la possibilité de propulsion inverse. Les turbines étaient alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow, dont le tirage était assuré par trois cheminées.. Ce navire possédait une vitesse nominale de , mais Parsons estimait qu'il était largement capable d'atteindre .

Le Viper était armé d'un canon de 12 livres sur tourelle (calibre ) et de cinq canons de , ainsi que de deux tubes lance-torpille de 450 mm de diamètre : c'était alors la norme pour les contre-torpilleurs de la Royal NavyNorman Friedman, , p. 292.Lyon 2001, pp. 98–99.

Le Viper a été mis à la mer le . Lors des essais d'autonomie le , il atteignit , puis, le , battit le record de vitesse d'alors avec sur un mile. Les rapports laissent entendre que la vitesse du Viper était même supérieure,, sans doute en pointe, voire .

Mais si les turbines permettaient des records de vitesse, elles étaient très coûteuses en charbon, et de ce point de vue, d'un rendement particulièrement médiocre à faible vitesse. Aussi le Viper fut-il de peu d'utilité pratique pour la Home Fleet : il ne pouvait croiser que 24h de suite entre les Casquets et sa base de Portland avant de devoir se réapprovisionner en charbonFriedman 2009, pp. 59–61.Lyon 2001, pp. 30–31.

Notes

Voir également Photo du Viper échoué

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