Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué en , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne.
Création, dénominations et affectations Les et sections d'autos-canons formant le groupe d'autos-canons de la Marine quittent Vincennes le pour rejoindre la armée à l'Est. Trois semaines plus tard, celle-ci l'affecte à l'état-major de la division de cavalerie (DC) à Lunéville. Le groupe, versé dans son entier le au Détachement d'armée des Vosges, voit ses deux sections séparées dès le lorsque la section est mise, en principe provisoirement, à la disposition de la division d'infanterie en cantonnement à Saint-Dié. Cette séparation dure en réalité plus longtemps, la section étant elle-même détachée en au Détachement d'armée de Lorraine à Badonvilliers (Meurthe-et-Moselle). Après de nombreux détachements à diverses divisions et régiments de la armée, les deux sections sont définitivement regroupées à l'état-major de la DC le .
Une fois reconstitué en unité de cavalerie, le groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (GAMAC) retrouve la DC à laquelle, sauf détachements temporaires, il reste organiquement affecté jusqu'à l'armistice. Cette affectation perdure pendant toute la période qui s'étend de à quand le groupe est affecté à la division d'infanterie chargée d'une mission de maintien de l'ordre en Haute-Silésie par le gouvernement français au nom de la Société des Nations. Une fois sa mission terminée la DI est dissoute le . Le groupe, devenu groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie (AMC), rejoint sa garnison à Lunéville.
Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 groupe : Les 2 sections d’autos-canons de la armée mises à la disposition de la DC le , viennent cantonner à Blainville-sur-l'Eau, près de Lunéville afin de participer au combat de Réchicourt-la-Petite le lendemain. Le combat terminé le groupe regagne Neuves-Maisons. Les 12 et , il est engagé dans des opérations à Flirey qui valent au quartier-maître Bécheny, de la section, de recevoir une citation à l’ordre de la DC. On ignore quand les deux sections se séparent dans le courant de décembre. 1915 section : Quelques témoignages et plusieurs photos permettent d'établir un stationnement de la section à Saint-Étienne-lès-Remiremont dès le courant de . Elle est transférée à Badonvilliers le , puis dans le courant du printemps à Strueth (Bas-Rhin), à l’est de Belfort. La section alors affectée à la division d'infanterie participe probablement au service des tranchées dans un secteur situé entre Altkirch, Ammerzwiller et Thann. La section quitte la DI le . section : vignette|gauche|alt=AM du 9e groupe en position de DCA|AM du 9e groupe en position de DCA près de Saint-Dié. En janvier, sous le commandement de l'EV de Gailhard-Bancel, la section est établie au QG de la division d'infanterie à Saint-Dié. Elle participe, peut-être occasionnellement, à la Défense contre les aéronefs (DCA). En février une succession de tempêtes de neige dans la région interdit toute activité. Il est ensuite possible que la 18e section d'AC soit affectée continument à la DI jusqu'au , lorsqu'elle est affectée à la brigade d'infanterie, sans que l'on sache pour quel emploi. Les deux sections sont réunies dans le groupe d'autos-canons le Après avoir rejoint la DC à Vézelise, le groupe repart vers l'Alsace où il participe au service de tranchées à compter du dans le secteur de Burnhaupt-le-Bas et Balschwiller, jusqu'à la fin de l'année. 1916 Ce service se poursuit pendant les quatre premiers mois de 1916. Le groupe gagne Boulogne-Billancourt pour être dissous comme groupe de Marine le . Il repart le vers les Vosges pour reprendre un service de tranchées en alternance avec le GAMAC. Désormais les deux groupes opèrent ensemble et assurent les mêmes services. D'un premier stationnement au sud d'Amiens en septembre, la DC engage quelques éléments dans le secteur de Lihons (Somme), puis fait mouvement vers Clermont-sur-Oise pour une période de repos. Une section assure un service de tranchées à Le Quesnel dans la deuxième quinzaine de novembre. Les 14 et , une section est chargée d’une mission temporaire à Verdun sous les ordres du maréchal-des-logis Delmontel pour flanquer l’attaque de l’infanterie des 126e et divisions d'infanterie à Bras-sur-Meuse et Vacherauville. 1917 En janvier, deux sections du groupe alternent un service de tranchées avec deux sections du GAMAC dans le secteur de Venizel (Aisne). De février à fin avril, le groupe reste inoccupé dans divers cantonnements dans l'Oise, puis au camp de Mailly, à Épernay et à Fère-Champenoise. De mai à mi-, il assure un service de tranchées à l'Est de Reims, puis gagne Provins pour une période de repos. 1918 Les et le GAMAC restent au repos à Provins en janvier et février, puis passent les trois premières semaines de mars au château de Saran à Chouilly près d’Épernay avec les , , , et groupes. Du 26 au , le groupe participe à la défense de l'axe Roye-Montdidier. Il enchaîne avec la Bataille des Flandres durant la deuxième quinzaine d'avril, au début de laquelle il vient en appui du bataillon du Middlesex à Méteren (Nord) et ..
Rentré rapidement en France il intervient du au dans la Bataille de l'Ourcq et ., une action défensive au sud de Soissons du 17 au , puis la Bataille de Montdidier à la mi-août, suivie d'un fort engagement à Roiglise le 28 de ce mois. Il bénéficie ensuite de trois semaines de repos près de Beauvais.
À partir du , le corps de cavalerie et tous ses GAMAC (, , , , , , et GAMAC) gagnent Roeselare (Roulers) pour être engagés dans la Bataille de la Lys et de l'Escaut jusqu'à l'armistice.
Après l'armistice en France 1918 Deuxième quinzaine de novembre, le groupe stationne en Belgique à (Wanegem), puis rentre en France par étapes pour gagner la région de Troyes (Granges-sur-Aube, Ramerupt, Chavanges) où il stationne jusqu'à la fin de l'année. 1919 Après avoir passé le mois de janvier à Saint-Dizier pour une remise en état des véhicules, le groupe prend ses quartiers à Strasbourg à la caserne Mannteufel qu'il quitte le pour l'Allemagne. Il passe le mois de juin à Engers au nord-ouest de Coblence avec les forces d'occupation américaines. Rapatrié à Lunéville en juillet il y reste en garnison jusqu'à la fin de l'année 1919. En mission en Haute-Silésie La France, chargée en 1919 par la Société des Nations d'assurer conjointement avec la Grande-Bretagne la sécurité des opérations du plébiscite d'auto-détermination des habitants de Haute-Silésie, prévu pour , envoie dans cette région germano-polonaise sa division d'infanterie renforcée de plusieurs unités spéciales dont des escadrons de chars et le groupe d'autos-mitrailleuses de cavalerie. À ce dernier sont ajoutées deux autres unités d'autos-mitrailleuses spécialement constituées pour la circonstance. L'une est, explicitement, dénommée « groupe d’autos-mitrailleuses de Haute-Silésie », l'autre « groupe ter ». Les travaux menés sur les interventions des unités d'automitrailleuses en Haute-Silésie peinent à distinguer lesquelles des sections de ces groupes interviennent dans chacune des très nombreuses opérations où elles sont engagées. Souvent désignées par le nom de leur chef, ces sections changent fréquemment d'affectation et opèrent des mouvements erratiques au gré des soulèvements et des manifestations populaires, spontanées ou planifiées par des organisations terroristes des deux bords. Quelques évènements ponctuent la mission : une semaine après leur arrivée toutes les troupes combattantes de la garnison de Gleiwitz [aujourd’hui Gliwice], y compris les trois sections du groupe d'ACM, prennent part à une revue passée par le général Gratier, commandant supérieur des forces alliées de Haute-Silésie. Cette cérémonie est suivie, en mars et en avril, de plusieurs prises d'armes et défilés dans les principales villes de la province afin de matérialiser la présence de la force de maintien de l'ordre. Les opérations de vote se déroulent sans incident le . Le calme relatif qui s'ensuit est fortement perturbé par des incursions de bandes polonaises début mai. Les sections d'autos-mitrailleuses doivent se rendre à Malapane Ozimek, une autre à Ratibor, la troisième à Oppeln pour contrer ces incursions. En juin, les mêmes unités doivent cette fois arrêter les troupes allemandes qui viennent de franchir l'Oder. Le , un officier supérieur français est assassiné à Beuthen (aujourd’hui Bytom). Une auto-mitrailleuse quitte Gleiwitz en urgence pour contribuer à contenir les manifestations d'hostilités envers les troupes franco-britanniques. Son intervention a failli tourner au drame :
Le l’état de siège est proclamé à Gleiwitz devant les multiples exactions de toute nature, incluant des agressions de soldats italiens contre des Français, les découvertes de nombreuses caches d’armes, des attaques contre les militaires alliés. Le , le 9e groupe est à Oppeln, le groupe provisoire d’AMC à Gleiwitz. Le premier semestre 1922 est ponctué d'interventions sur le terrain pour tenter de contenir les troubles consécutifs à l'application des dispositions du plébiscite. Les troupes alliées, conformément à leur mandat, quittent la Haute-Silésie dans les premiers jours de . Le groupe gagne Lunéville.
Commandants du groupe Période Marine. Lieutenant de vaisseau Paul Renault (fin - ). Il commande également la section. La section, pendant la période où elle opère indépendamment du groupe, est commandée par l'enseigne de vaisseau de classe Henri de Gailhard-Bancel. Celui-ci prend, par intérim, le commandement du groupe le . Période Cavalerie Capitaine Guy de Miribel ( - ). Capitaine Pierre Miron de l'Espinay ( - ). Capitaine René Duvot ( - après ).
Pertes du groupe Les travaux sur le groupe ne mentionnent pas un état précis des pertes, blessés, morts après blessures ou maladies, tués, d' au . Ils ne permettent de dresser que la liste ci-dessous. Ces hommes ne sont certainement pas les seules victimes des opérations de cette unité, tant au cours de la campagne contre l’Allemagne que pendant sa mission en Haute-Silésie en 1920-1922, d'autant qu'elle cumule un nombre élevé d'« engagements AMAC », toujours risqués.
+GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Lieutenant Pierre GuignardMort des suites des blessures le TranchéesSoldat pointeurNon identifiéBlessé le Engagement AMACMaréchal-des-LogisGeorges d'HostingueTué le Engagement AMACLieutenant Alexandre GeorgetBlessé le , le Engagement AMACDeux soldatsNon identifiésBlessés le Engagement AMACSous-lieutenant Maurice ChevillonMort des suites de ses blessures le Engagement AMACLieutenant Robert d'HautevilleBlessé le Accident en service commandé
On qualifie d'« engagements AMAC » des actions brèves (de quelques heures à 3 jours) et violentes qui exploitent toutes les qualités de ce type d'unité : mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes.
Distinctions et décorations Le Groupe mixte d’autos-mitrailleuses et d’autos-canons reçoit deux citations à l’ordre de l’armée et une à l'ordre de la division :
Citation à l'ordre de la armée du :
Citation à l'ordre de la armée du :
Citation à l'ordre de la division de cavalerie
La fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre, attribuée sur les deux citations à l'ordre de l'armée est épinglée à l'étendard du groupe le par le général Lasson, commandant la division de cavalerie.
Personnalités ayant servi au sein du groupe Jean d'Herbemont (1893-après 1939), brigadier, fils du comte d'Herbemont, allié à plusieurs familles aristocratiques. Paul Marie Albert de Landes de Saint-Palais d’Aussac (1896-1984), sous-lieutenant, membre d'une famille de la noblesse française dont Maurice de Saint-Palais, évêque catholique du diocèse de Vincennes (USA).