Le plan de Dieu, parfois nommé volonté de Dieu ou projet de Dieu, est un concept de la théologie fondamentale que l'on trouve dans la Bible hébraïque comme dans le Nouveau Testament. Le christianisme, en particulier le thomisme, analyse cette notion en percevant Dieu comme la cause première de toute chose.
Le principe en est que Dieu a un plan pour l'humanité et que les fins dernières auxquelles elle est promise s'inscrivent dans le dessein général de l'économie du salut.
Fondements théologiques Dans le Premier Testament, le plan de Dieu, selon Jean Lévêque, Jean Lévêque, « Sagesse et dessein de Dieu », Nouvelle Revue théologique, 2007/2, tome 129, p. 189-211.. Il possède trois caractéristiques : il existe de toute éternité, il est infaillible et irrévocable, et enfin il a valeur d'enseignement pour l'homme, qui doit se laisser guider par lui. De même, Karl Rahner et Herbert Vorgrimler notent que la volonté de Dieu,
vignette|Thomas d'Aquin, portrait par Carlo Crivelli. Pour Thomas d'Aquin, Dieu est le Bien le plus haut. Si Dieu seul est le bien par essenceSumma Theologiae, I, q. 6, a. 3., la volonté de Dieu est constamment orientée vers le bien de chacune de ses créatures. Jésus-Christ ayant deux natures, humaine et divine, le thomisme distingue en lui deux volontés distinctes : la volonté humaine et la volonté divineSumma Theologiae, III, q. 18, a. 1..
Rahner a redéfini les termes de la réconciliation de l'homme avec Dieu. comme une , la création étant , en une . Le Christ est alors parce que c'est en lui que s'accomplit cet acte divin.
Le plan salvifique de Dieu relève de son libre arbitre à l'égard de l'humanité, et, si sa révélation définitive ne se fait qu'en Jésus-Christ, elle est destinée à tous les hommes.. Pour Rahner, l'universalité du salut s'exprime à travers divers textes néotestamentaires (1 Tm 4:10 ; Jn 1:29 ; Jn 3:16 sq ; Jn 4:12 ; Jn 8:12 ; 1 Jn 2:2) mais aussi 1 Tm 2:1-6 (ainsi que Mt 23:27 ; Mt 26:28 ; Mc 10:45 ; Lc 19:41 ; Rm 11:32). Il serait de se livrer à une interprétation abusive de Extra Ecclesiam nulla salus et, par conséquent, de croire que le Christ n'est mort que pour les chrétiens.
Ce constat, joint aux discussions sur le subsistit in de la constitution dogmatique Lumen gentium (1964), a pu mener à l'excès inverse, tout aussi incompatible avec la théologie catholique, et qui consiste à mettre en doute l'unicité et la nécessité du salut par le Christ : tel fut le cas, en particulier, d'un ouvrage du jésuite Jacques Dupuis, Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux (1997). Une Notification publiée dans ll'Osservatore Romano en 2001 observe que le livre contient . Le cardinal Joseph Ratzinger (Benoît XVI), alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrit :
Notes et références
Bibliographie
Jean Lévêque, « Sagesse et dessein de Dieu », Nouvelle Revue théologique, 2007/2, tome 129, p. 189-211 .
Nicholas Thomas Wright, Justification : God's Plan and Paul's Vision, SPCK, 2009
Voir aussi Articles connexes Cause première Providence (religion) Quattuor novissima (fins dernières) Salut (théologie) Salut universel Sotériologie Thomisme Apocatastase (restauration finale de l'état initial) Dyophysisme
Shekhina (présence divine immanente)
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