L’hôtel de Fersen, ou de Breteuil, est un ancien hôtel particulier de style Louis XVI, démoli en 1923, qui était situé dans le de Paris.
Situation et accès vignette|redresse|gauche|L'hôtel vu de la rueLe Journal, 21 février 1912.. L'hôtel de Fersen se trouvait à la hauteur du 27 de l'avenue Matignon (alors 17, rue Matignon« L'élargissement de la rue Matignon », Le Temps, 23 décembre 1924, sur RetroNews.) dans le de Paris.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|Axel de Fersen. L'hôtel doit son nom au comte et militaire suédois Axel de Fersen (1755-1810), « chevalier servant » de la reine Marie-Antoinette d'Autriche, qui y aurait habité d' à et y aurait préparé la fuite de la famille royale à Varennes« L'hôtel de Fersen », L'Univers, 12 novembre 1913, sur RetroNews..
Cependant, plusieurs auteurs soutiennent qu'Axel de Fersen aurait en réalité résidé dans le voisinage, plus précisément au de la rue Matignon, et non dans l’hôtel lui-même, auquel on aurait donc attribué son nom par erreur« L'hôtel Fersen », Excelsior, 22 janvier 1921, sur RetroNews.Alexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris, Parigramme, 2008 , ..
Historique vignette|redresse|L'hôtel de Fersen, façade sur jardinComœdia, 3 novembre 1913.. Le bâtiment est construit en 1778 par l'entrepreneur de bâtiments Jacques MiletMarie-Juliette Ballot, Le Décor intérieur au à Paris et dans la région parisienne : boiseries sculptées et panneaux peints, Paris, 1930..
Il change à plusieurs reprises de propriétaire.
L'hôtel est démoli en 1923 à l'occasion de l'élargissement de l'avenue Matignon« Vandalisme », Le Quotidien, 3 juillet 1923, sur RetroNews. mais les boiseries du petit salon, de la bibliothèque et du cabinet de toilette sont conservées par le musée Carnavalet, musée de l'histoire de Paris« Paris abîmé », Le Siècle, 19 juillet 1923, sur RetroNews..
Propriétaires successifs En , l'hôtel est vendu par son constructeur à un membre de la famille Le Tonnelier de Breteuil, d'où le nom sous lequel il est parfois également désigné : hôtel de Breteuil.
Il est ensuite successivement acquis par le général Rampon (1806), par le duc de Praslin (1809), puis par Geneviève d'Andlau, marquise de Rosanbo (1822). En 1836, l'hôtel est vendu à la marquise de Mortemart.
Son dernier propriétaire, la marquise de Laguiche, en hérite de son père, le duc de Mortemart, en 1893« La pioche des démolisseurs va jeter bas les vieux murs de l'hôtel de Fersen », Excelsior, 10 octobre 1922, sur RetroNews..
Description vignette|redresse|gauche|Vestibule (musée Carnavalet). vignette|redresse|gauche|Petit salon. vignette|redresse|gauche|Salon. vignette|redresse|gauche|Boudoir.
Dans un article de L'Écho de Paris, paru le , on peut en lire la description suivante :
Boiseries En 1923, le musée Carnavalet récupère les boiseries de l’hôtel de Fersen, au moment de sa démolition. Ces boiseries sont ensuite remontées dans différentes salles mais leur couleur d’origine n’a parfois pas été retrouvée. C’est le cas, par exemple, des deux salons. En revanche, le vestibule et le boudoir affichent bien la couleur d’origine.
Les meubles, qui sont d’époque mais ne proviennent pas de l’hôtel de Fersen, ont été ajoutés par le musée.
Références
Annexes Articles connexes Liste des hôtels particuliers parisiens Musée Carnavalet Axel de Fersen
Bibliographie Albert Vuaflart, La Maison du comte de Fersen rue Matignon, Paris, 1916.
Liens externes Notice Mérimée. « L'hôtel dit de Fersen », L'Écho de Paris, 10 juillet 1922, sur RetroNews. Charles Normand, « L'hôtel de Fersen », La Construction moderne, 2 décembre 1923, Cité de l'architecture et du patrimoine.
Fersen Catégorie:Monument historique dans le 8e arrondissement de Paris