Renée Cox, née le , est une artiste, photographe, conférencière, militante politique et conservatrice jamaïcaine et américaine. Son travail fait partie du . Parmi ses œuvres provocatrices les plus connues figurent Queen Nanny of the Maroons, Raje et qui illustrent sa conception féministe noire. En outre, son travail se situe aux intersections du travail culturel, du militantisme, du genre et des études africaines. En tant que spécialiste du portrait cinématographique et numérique, Cox utilise la lumière, la forme, la technologie numérique pour représenter les identités et la beauté intrinsèque de ses sujets et d'elle-même.

Contexte Cox . Elle se prend comme modèle principal afin de promouvoir l'amour-propre prôné par Bell Hooks dans son livre Sisters of the Yam, car comme l'écrit Cox dans une déclaration . L'une des principales motivations de Cox est de créer de nouvelles représentations visuelles positives des Afro-Américains. Dans son article A Gynocentric Aesthetic, Cox explique que le recours à un art matriarcal transforme les expressions esthétiques pour intervenir dans la vie quotidienne et la société, alors que les discussions artistiques compartimentées mettent l'accent sur la beauté plutôt que sur le processus et l'expression.

, journaliste pour The Village Voice écrit : .

Cox est également curatrice et actrice. Elle a réalisé des projets pour la Rush Art Gallery depuis sa création. En 1996, elle organise une exposition intitulée No Doubt au Aldrich Contemporary Art Museum à Ridgefield, dans le Connecticut. Elle joue aussi dans le film indépendant de Bridgett Davis, Naked Acts, où elle interprète le rôle d'une photographe.

Carrière Carrière éditoriale Pendant ses études à l'Université de Syracuse, Cox se spécialise en études cinématographiques. Après son diplôme, elle décide de se consacrer à la photographie. Elle débute comme rédactrice adjointe de mode au magazine Glamour puis déménage à Paris pour poursuivre une carrière de photographe de mode. Elle passe trois ans à Paris, photographiant pour des magazines tels que Votre Beauté et Vogue Homme et pour les créateurs Issey Miyake et Claude Montana, entre autres.

Cox retourne à New York, où elle continue à travailler comme photographe de mode pendant dix ans. Parmi ses clients figurent des magazines éditoriaux tels que Essence, Cosmopolitan, Mademoiselle et Seventeen. Elle travaille avec Spike Lee, en produisant l'affiche de son film School Daze de 1988.

Au début des années 1990, après la naissance de son premier fils, Cox décide de se consacrer à la photographie d’art. Elle obtient une maîtrise en beaux-arts à la School of Visual Arts de New York e travaille ensuite un an avec Mary Kelly et Ron Clark dans le cadre du programme d'études indépendantes Whitney.

Carrière dans les beaux-arts En 1994, Cox expose It Shall Be Named dans l'exposition , organisée par au Whitney Museum of American Art à New York. Une critique de l'exposition publiée dans Art in America décrit l'œuvre comme faisant référence.

Toujours en 1994, l'autoportrait nu de Cox , Yo Mama, est inclus dans l'exposition Bad Girls organisée par Marcia Tucker au New Museum. Cox enceinte à l'époque de son deuxième fils, est la première femme enceinte pendant le programme d'études indépendantes de Whitney. Elle crée alors le personnage et la série de photographies Yo Mama. Sur la photo, Cox se tient nue, portant des talons hauts noirs, brandissant son fils aîné comme s'il s'agissait d'une arme. Dans Yo Mama and the Statue, Cox explore les questions de race et de genre, tout en essayant de .

En 1995, Cox, et créent le Negro Art Collective (NAC) pour lutter contre les fausses représentations culturelles des Noirs américains. Le collectif, en collaboration avec et , crée une campagne d'affichage pour défier les préjugés sur la race, la criminalité et la pauvreté. , explique Cox au Daily News. Le NAC s'approprie une citation de l'universitaire Charles Murray et y ajoute son propre commentaire afin de s'approprier la citation. L’idée est de présenter au public des informations réelles, qui vont à l’encontre de ce que l’on lui apprend à croire aux États-Unis. Des affiches affirment ainsi : . Les affiches sont affichées à Manhattan, Brooklyn et Los Angeles. Le projet s'inspire d'une question posée par le fils de cinq ans de Cox : « Pourquoi tous les Noirs sont-ils mauvais ? ».vignette| La Cène de Léonard de Vinci,(1495-1498). En 1999, les œuvres de Cox sont exposées à la Biennale de Venise, dans l'Oratorio di S. Ludovico, une église catholique du . Sa pièce la plus connue, Yo Mama's Last Supper, est présentée pour la première fois. Il s'agit d'une réinterprétation contemporaine de l'œuvre classique La Cène de Léonard de Vinci. Dans la réinterprétation de Cox de cette scène emblématique, elle se tient nue à la place de Jésus-Christ et est entourée des apôtres qui sont tous noirs, à l'exception de Judas, qui est blanc. En 2001, l'œuvre est présenté dans une exposition du Brooklyn Museum of Art intitulée Committed to the Image: Contemporary Black Photographers, organisée par Barbara Millstein.

En 2001, Cox expose à la galerie Robert Miller une série intitulé American Family. La série comprend des instantanés de famille, ainsi que des photographies de famille plus anciennes juxtaposées à des autoportraits érotiques et de nouvelles recréations de classiques de l'histoire de l'art. L'oœuvre Olympia's Boyz, présentée pour la première fois au Brooklyn Museum en y est exposée. Cox a écrit : .

Plus tard cette année-là, Cox entreprend une autre série de photographies, celle-ci portant le nom de l'héroïne nationale jamaïcaine, la reine Nanny des Marrons. Dans la série, Cox endosse le rôle de la reine Nanny, qui a mené les Marrons à la victoire lors de la . La Reine Nanny des Marrons est exposée à la galerie Robert Miller en 2005. Cox expose l'ensemble de cette œuvre à la Biennale jamaïcaine en 2007, où elle remporte le prix Aaron Matalon.

Cox continue de montrer son travail et de développer de nouveaux projets au fur et à mesure de ses inspirations. Son travail explore la géométrie sacrée et l’utilisation de fractales pour créer des kaléidoscopes sculpturaux. Soul Culture marque son adhésion au monde numérique et son exploration continue du corps humain comme un lieu pour engager le public et évoquer la pratique d'un discours intersectionnel..

Critique , critique d'art pour le magazine Vogue, décrit Yo Mama comme

En 2001, Yo Mama's Last Supper suscite une énorme controverse lorsque Rudy Giuliani, alors maire de New York, voit l'œuvre et accuse Cox d'être anti-catholique. Giuliani attire l'attention nationale lorsqu'il appelle à la création d'un panel chargé de définir des normes de décence pour toutes les œuvres d'art exposées dans les musées financés par des fonds publics de la ville. Giuliani déclare au Daily News qu'il ne pensait pas qu'il était juste que l'argent public soit utilisé pour profaner la religion, et pour attaquer l'origine ethnique des gens.

Sheila F. Winborne consacre un chapitre à Yo Mama de Cox dans le livre Teaching All Nations: Interrogating the Matthean Great Commission. Winborne écrit :  Winborne compare ensuite Yo Mama de Cox aux représentations populaires du Christ en ajoutant : .

C'est la deuxième fois durant son mandat de maire de New York le mandat que Giuliani tente de censurer les œuvres d'art exposées dans les musées de New York et cela déclenche une controverse nationale sur les droits des artistes garantis par le premier amendement.

Références

Liens externes

Site officiel de Renee Cox Entretien avec Cox dans le salon Galerie d'art Rush Culture de l'âme Entretien d'Aperture avec Cox

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