Jean Louis Fasquel (parfois Fasquelle), né le à Paris et mort le à Clichy, est un musicien, compositeur et pédagogue français. Formé à la maîtrise de Notre-Dame de Paris, il devient maître de musique de cathédrale puis professeur au Conservatoire de Paris, et traverse ainsi les bouleversements politiques de la fin du et du début du .

Biographie

Formation à Notre-Dame de Paris (1774-1787)

Jean Louis Fasquel naît le à Paris, paroisse Saint-Merry, fils de Jean-Baptiste Fasquel et de Jeanne Françoise Quesnelle. À l'âge de six ans, il est reçu enfant de chœur à la cathédrale Notre-Dame de Paris le .

Sa formation à la maîtrise de Notre-Dame suit le cursus traditionnel de l'Ancien Régime. En 1786, devenu (premier enfant de chœur), il demande la permission de faire chanter la messe en musique le jour de l'Ascension, témoignant déjà de ses capacités de compositeur. Son état de santé fragile l'oblige à se reposer à Belleville chez les religieux de Picpus en .

Le , il reçoit la tonsure des mains de l'ancien évêque de Senez. Le , comme doyen des enfants de chœur, il obtient l'autorisation exceptionnelle de faire chanter en musique une messe et un magnificat de sa composition aux vêpres de la Nativité de la Vierge. Cette performance lui vaut une gratification de 300 livres.

Maître de musique en province (1788-1790)

Le , Jean Louis Fasquel est nommé maître de musique du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Sées (Orne), succédant à Pierre Joseph Campagne, décédé brutalement en . Cependant, dès , ayant obtenu la maîtrise de l'église de Meaux, il quitte Sées après avoir reçu ses attestations de service.

En 1790, Fasquel occupe le poste de maître de musique de la cathédrale de Meaux, fonction qu'il exerce jusqu'à la suppression des chapitres cathédrales par la Révolution française.

Carrière au Conservatoire de Paris (1795-1826)

Premier Empire

Le , Jean Louis Fasquel est nommé professeur de vocalisation ( classe) au Conservatoire national, puis professeur de préparation au chant. Cette nomination s'inscrit dans la politique de recrutement du nouveau Conservatoire créé par la Convention.

Le , il épouse Philippine-Augustine-Pétronille-Sophie d'Introuz, chanteuse de 29 ans. Leur contrat de mariage, signé le , révèle qu'il apporte et réside rue Coquenard dans le faubourg Montmartre.

Une réforme du Conservatoire l'oblige à quitter temporairement son poste du au . Il reprend ensuite son enseignement comme professeur de solfège le , parallèlement à ses activités de haute-contre à l'Académie impériale de musique (l'Opéra).

Activités à l'Opéra de Paris

En , sa femme est admise comme artiste des chœurs à l'Opéra aux appointements de 600 francs. Les chefs de chant la décrivent comme ayant .

Le , Fasquel est nommé professeur de solfège aux classes de l'Académie de musique, aux appointements de , le directeur soulignant qu'il .

Participations aux cérémonies officielles

Fasquel participe régulièrement aux cérémonies religieuses officielles de l'Empire à Notre-Dame de Paris comme haute-contre, recevant 18 francs par prestation : : anniversaire du sacre de Napoléon : victoires en Espagne et prise de Madrid : prise de Vienne : victoires d'Enzersdorf et de Wagram : victoire de la Moskowa (48 francs comme soliste).

Restauration

Sous la Restauration, Fasquel poursuit sa carrière au Conservatoire, devenu École royale de musique. En 1814, il renonce à ses fonctions de choriste à l'Opéra , tout en conservant son poste de professeur.

En 1821, ses revenus s'élèvent à annuels, répartis entre sa pension (), son salaire de professeur à l'École royale de musique (800 francs), ses fonctions de musicien de la Chapelle royale () et de chef répétiteur des chœurs de l'Académie royale de musique ().

Il prend sa retraite du Conservatoire le .

Vie privée et décès

Après le décès de sa première épouse le , Fasquel épouse en secondes noces Alexandrine-Madeleine-Edmée Pommeret. En 1820, il adopte la fille naturelle de sa première femme, Victoire-Adélaïde Boucard-Fasquel.

Jean Louis Fasquel meurt le à son domicile du 8, rue des Dames aux Batignolles à Clichy, qualifié de .

Activités maçonniques

Fasquel est membre de la franc-maçonnerie et participe aux activités du Grand Orient de France. En 1808, il figure parmi les interprètes lors de la Saint-Jean d'hiver du Grand Orient de France, aux côtés des frères Baptiste et Bertin. Il participe également à la Saint-Jean d'été 1810..

Il est membre de plusieurs loges parisiennes prestigieuses : la loge des Neuf Sœurs en 1806 et Anacréon en 1808. Il compose également de la musique maçonnique, notamment une pour la fête de la Saint-Jean d'été, publiée et vendue à Paris..

Œuvres

Musique sacrée Messe et magnificat (1787) — Composés pour la cathédrale Notre-Dame de Paris

Musique maçonnique Romance maçonnique — Pour la fête de la Saint-Jean d'été, publiée à Paris Le Thermomètre de l'Amour

Chansons et musique profane Fasquel compose de nombreuses chansons, notamment des pour la Société des Joyeux et le Gymnase lyrique :

Plus on est de fous, plus on rit — Chansonnette bacchique sur un texte d'Armand Gouffé, publiée Premier regard, premier soupir, premier baiser — Sur un texte de M. Macaire, publiée Versez toujours — Chanson bachique Ma chanson ou l'inspiration bachique — Chanson bachique Descente en Angleterre (1805) — Chant et marche militaire sur un texte de C. A. Reussel.

Il compose également sur des textes de Levasseur, Collé, Rougemont et Désaugiers.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Conservatoire de Paris Maîtrise Notre-Dame de Paris Grand Orient de France

Liens externes

Notice MUSEFREM sur Jean Louis Fasquel

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