Les droits des personnes LGBTQ au Liberia ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales depuis 1978 et passibles d'une peine de prison d'un an.
Les personnes LGBT font face à des détentions arbitraires, de la violence, de la discrimination, une exclusion sociale ainsi qu'un refus des droits de liberté d'association, d'expression et de rassemblement dans un climat hostile à elles. De plus, la représentation dans les médias des personnes LGBT est négative.
Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe Les sections 14.74 et 14.79 du code pénal libérien datant de 1978 interdisent la "sodomie volontaire". Cette dernière est définie comme toute relation sexuelle dans laquelle les participants ne sont ni homme et femme, ni homme et femme vivant ensemble sans étant mariés. Elle est punie d'une amende ainsi que d'un an d'emprisonnement.
Cette interdiction des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe est toujours appliquée. De nombreux individus accusés de sodomie ont été arrêtés dans les dernière années, souvent avec une longue période d'incarcération avant le procès. On peut noter le cas d'un homme qui aurait été privé de liberté, sans procès entre 2010 et 2013 après avoir été déplacardé dans les médias.
Associations interdites La section 21.1 de la loi d'association de 1977 permet à toute association sans but lucratif de se former pour toute finalité licite. Mais les associations travaillant avec les personnes LGBT sont interdites, car leurs activités sont considérées comme illégales au Liberia. Par exemple, en Trans Network of Liberia (TNOL), une association de soutien des personnes trans, a vu son enregistrement comme association interdit par le Liberia Business Registry.
Lois contre la discrimination Les articles 2.4 et 2.7 du Decent work Act de 2015 interdisent toutes discriminations dans le cadre du travail ou de la recherche d'emploi, notamment les discriminations relatives à l'identité de genre ou à l'orientation sexuelle. Au vu de l'interdiction des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe, l'application dans le monde du travail n'est pas claire.
Tentatives d'évolution de la législation En , deux textes sont proposés au parlement pour élargir la criminalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe. Le premier propose de criminalisé la violation de l'interdiction du mariage entre personnes de même sexe. Tout manquement aurait été considéré comme un crime puni d'un minimum de 10 ans de prison et pouvant aller jusqu'à la peine de mort. Le second propose d'élargir la criminalisation des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe à "tout acte qui volontairement susciterait ou tendrait à susciter une excitation pour une personne de même sexe", ainsi qu'à toute promotion de l'homosexualité ou séduction d'une personne de même sexe. Ces propositions de loi ont suscité la préoccupation du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, car elles auraient impacté négativement une population déjà vulnérable. La présidente de l'époque et prix Nobel de la paix Ellen Johnson Sirleaf a déclaré en que la société libérienne a certaines valeurs traditionnelles qu'elle souhaiterait préservé. De plus, elle a indiqué qu'elle ne signerait aucune loi dans ce domaine qu'elle quelle soit. Et donc même si l'interdiction du mariage entre personnes de même sexe a été adoptée par le parlement en , elle n'a jamais été promulgué.
Notes et références
Articles connexes Droits LGBT
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