Joseph Vidal de la Blache, né le à Castres dans le département du Tarn et mort pour la France au bois de la Gruerie près de Vienne-le-Château (Marne) le , est un officier, historien militaire et géographe français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie Henri Joseph Marie Casimir Vidal de la Blache, né le à Castres, est le fils du géographe Paul Vidal de la Blache (1845-1918) et de Laure Marie Elisabeth Mondot (1845-1914).

Il prépare au lycée Louis-le-Grand le concours d'admission à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr qu'il passe deux fois (1891 et 1892) et intègre la promotion du Siam (1892-1894). Après ses études, il est sous-lieutenant puis lieutenant (1896) au 1 bataillon de chasseurs à pied à Verdun de 1894 à 1899. En 1899, il entre à l'École supérieure de guerre et en sort stagiaire à l’état-major du 12 corps d'armée.

Le , il épouse Juliette Solange Rambaud (1883-1907), fille de l'ancien ministre de l'Éducation nationale et professeur Alfred Nicolas Rambaud, à la mairie du 6e arrondissement de Paris. Les témoins du marié sont l'académicien Émile Gebhart et son oncle le général de brigade François Vidal de la Blache, ceux de la mariée sont Eugénie Risler, veuve de Jules Ferry et l'académicien Ernest Lavisse. En 1904, il est attaché comme officier d’ordonnance au général gouverneur de Verdun. Il perd sa jeune épouse en 1907, quelques jours après la naissance de leur deuxième fils. La même année, il est nommé capitaine au 20 bataillon de chasseurs à pied à Baccarat .

Son séjour de plusieurs années en Lorraine lui fournit le sujet de son Étude sur la vallée lorraine de la Meuse qu'il présente à la Sorbonne en comme thèse de doctorat. Cette monographie reconstitue l'histoire du réseau hydrographique du Nord-Est de la France.

En 1909, il est nommé à la section historique de l’état-major de l’armée et se consacre à l'histoire militaire, publiant l'analyse de campagnes du en Autriche, en Prusse et en Espagne. Il épouse Suzanne Mathilde Roos Van den Berg (1882-1972), professeur au lycée de jeunes filles de Reims, le à la mairie du 6e arrondissement de Paris.

Ses travaux sur L'Évacuation de l'Espagne et l'invasion dans le Midi (juin 1813-avril 1814) publiés en deux volumes lui valent la reconnaissance de l'Académie française qui lui attribue le prix Thérouane en 1914. Ernest Lavisse rapporte que « le commandant Vidal de la Blache était un perpétuel travailleur. Il ne voulait ni loisirs, ni distractions. Très réfléchi, enfermé en lui même, rarement un sourire éclairait son sérieux et beau visage ». Christian Pfister écrit que la Revue historique lui doit « une série d'articles qui sont signés de façon discrète par de simples initiales » dans les numéros 128, 133, 134 et 151.

À la déclaration de la Première Guerre mondiale, il est officier à l’état-major d’une armée et a rédigé un manuscrit en deux volumes sur la Campagne d’Eylau et de Friedland. En , il est nommé chef de bataillon au 150 régiment d’infanterie.

À partir de , son régiment est posté dans les bois de La Gruerie et tient le secteur de Bagatelle. C'est lors d'une attaque contre les tranchées ennemies, à la « tranchée du bec de poule », que Joseph Vidal de la Blache est tué le . Il est cité à l'ordre de l'armée : « A chargé vigoureusement à la tête de son bataillon, donnant le plus bel exemple de bravoure et d'intrépidité Est tombé devant les tranchées ennemies ».

Son corps est inhumé à la nécropole nationale de Saint-Thomas-en-Argonne (tombe 4327).

Œuvres principales Étude sur la vallée lorraine de la Meuse, 1908 Les Causes de la défaite de l'Autriche en 1866, 1909 La Régénération de la Prusse après Iéna, 1910 L'Évacuation de l'Espagne et l'invasion dans le Midi (juin 1813-avril 1814), 1913

Distinctions , à titre posthume , arrêté du 1914 : Académie française - Prix Thérouane pour L’Évacuation de l’Espagne et l’invasion dans le Midi 1915 : Académie française - Grand Prix Gobert

Hommages Le nom de Joseph Vidal de la Blache est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure dans le livre d’or des Saint-Cyriens morts pour la France, sur les plaques commémoratives 1914-1918 du lycée Louis-le-Grand, le monument aux morts de l'École alsacienne et le Monument aux Parisiens morts pendant la Première Guerre. Une plaque commémorative à son nom est installée rue Frédéric Thomas à Castres.

Références

Voir aussi Bibliographie

Liens externes

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