Le viol antisémite à Courbevoie ou viol antijuifs à Courbevoie est celui d'une jeune fille de douze ans, survenu le dans un local désaffecté de cette commune des Hauts-de-Seine, en banlieue parisienne. Il s'inscrit dans le cadre de la recrudescence de l'antisémitisme en France depuis le début de la guerre de Gaza.

Le jugement est prononcé le par le tribunal judiciaire de Nanterre, reconnaissant que .

Les faits

Le , à , alors que l'adolescente rentre chez elle, son ex-petit ami, âgé de douze ans, lui tend un guet-apens dans un square de Courbevoie (Hauts-de-Seine) en compagnie de deux autres garçons âgés de treize ans qu'elle ne connaît pas.

La fillette est kidnappée, séquestrée, injuriée, humiliée, battue, violée et subit une tentative d'extorsion. Elle dit avoir été traitée de et sommée par ses agresseurs de justifier pourquoi elle cachait sa religion juive. L'un des agresseurs filme la scène, un autre lui profère des menaces de mort si elle dénonce les faits à la police. La jeune fille est hospitalisée pour des blessures physiques et psychologiques.

Ce viol fait suite au harcèlement subi par la jeune fille dans son collège et une mise à l'écart du fait de sa religion. , expliquent ses parents au Parisien.

Suites judiciaires

Trois jours après les faits, les enquêteurs mettent en examen et incarcèrent en détention provisoire les deux garçons de treize ans, et prononcent une mesure éducative provisoire pour l'ex-petit ami.

Le procès ouvre le . Deux jours plus tard, le jugement est prononcé par le tribunal judiciaire de Nanterre. Ce dernier reconnaît que . Les deux garçons âgés de treize ans au moment des faits sont condamnés à neuf et sept ans de prison ferme. L'ex-petit ami de la victime est, quant à lui, condamné à une mesure éducative de cinq ans, au vu de son âge légèrement inférieur à celui de la responsabilité pénale des mineurs. Il n'avait pas participé aux viols, mais avait fomenté l'agression, car, récemment converti à l'islam, il reprochait à son ex de lui avoir caché qu'elle était juive, et s'estimait trahi.

En , l'un des deux complices de l'ex-petit ami voit sa peine réduite en appel à sept ans de prison.

Réactions officielles

Cette affaire suscite un fort retentissement national en plein milieu de la campagne pour les élections législatives anticipées des et .

De nombreuses personnalités politiques s'emparent du fait-divers et dénoncent l'antisémitisme, tandis que le Président Emmanuel Macron demande sur le racisme et l'antisémitisme dans les établissements scolaires.

Des manifestations de soutien ont lieu à Courbevoie, à Paris et dans quelques villes de France à l'appel de diverses organisations dont SOS Racisme. Lors d'un rassemblement à Paris contre l'antisémitisme, la gauche, dont La France insoumise, est accusée par certains participants de la droite et du centre d'alimenter : , déclare alors le président de l'Union des étudiants juifs de France.

Le viol comme acte raciste, viol par des adolescents

Selon les lois françaises, violer quelqu'un en raison de sa race, de son origine ou de sa religion (vraie ou supposée) est considéré comme un acte de racisme et constitue un facteur aggravant du crime de viol.

Les actes de viol sont en nette agmentation en France, notamment parmi les moins de 13 ans, où ils ont triplé entre 2001 et 2005. Ils sont aussi en hausse parmi les Français et forte diminution parmi les étrangers.

Les recherches sur les mineurs délinquants sexuels sont très limitées et presque inexistantes lorsque cette délinquance s'accompagne de violences racistes. Philomag analyse cet évènement hors norme le et cite Jean-Paul Sartre : ,.

Références

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