Blaise Metreweli, née le à Brent, est une officier de renseignement et fonctionnaire britannique, chef du Secret Intelligence Service (SIS ou MI6) à partir du .

Biographie

Enfance et formation Blaise Florence Metreweli est née le à Brent près de Londres. Avec ses frères et sœurs, elle passe une partie de son enfance à Hong Kong où son père occupe une chaire en imagerie médicale à la Chinese University of Hong Kong. Puis à Riyad en Arabie Saoudite de 1982 à 1985 où son père fait une résidence médicale militaire.

Elle étudie à Cheltenham Ladies' College jusqu'en 1993 où elle refuse le rôle de school captain. Puis, elle étudie à Westminster School à Londres où elle suit des cours de russe, d'économie, d'histoire et d'art. Elle y est school captain de 1994 à 1995 avec 598 garçons et 70 filles sous sa supervision.

Elle étudie l'anthropologie au Pembroke College à Cambridge où elle obtient un Bachelor of Arts en 1998. Elle fait partie de l'équipage vainqueur de la Women's Boat Race en 1997 contre l'équipe de l'université d'Oxford. Elle est dans la même promotion que les athlètes olympiques Sarah Winckless, Francesca Zino et Alison Mowbray.

Carrière dans le renseignement Blaise Metreweli rejoint le MI6 en 1999 où elle travaille comme agent de renseignement, notamment à un niveau élevé au MI5. Elle passe une grande partie du début de sa carrière au Moyen-Orient, alors que le Royaume-Uni est militairement impliquée en Afghanistan et en Iraq. Elle participe à la lutte contre le terrorisme, gère les menaces d'État dans un contexte géopolitique complexe incluant la surveillance biométrique chinoise et les cyberattaques russes.

De 2000 à 2003, elle est le à l'Économie à Dubaï pour le Foreign and Commonwealth Office. Elle participe à la lutte contre l'ingérence iranienne dans la région. Au milieu des années 2000, elle est en poste en Irak, à Bassorah, sous la responsabilité d'Alex Younger, futur chef du MI6. Elle y entretient des contacts forts avec les services américains. Puis, dans les années 2010, elle exerce au Liban où ses missions incluent des travaux d'analyse sur le groupe islamiste chiite Hezbollah. Par la suite, elle est également envoyée à Oman, pays où sont actifs les réseaux diplomatiques iraniens.

Elle donne des interviews sous pseudonyme à plusieurs journaux : « Director K » pour The Telegraph en 2021, « Ada » pour le Financial Times en 2022. Elle est surnommée « Doctor K » lorsqu'elle prend la direction du service de contre-espionnage contre les États hostiles au MI5 à partir de . Puis, on la nomme « Q » à partir de quand elle devient directrice générale de la technologie et de l'innovation au MI6 . Pour la première fois alors, 3 des 4 directeurs généraux sont des femmes.

Directrice du SIS Ce même mois, Blaise Metreweli est nommée directrice du Secret Intelligence Service (MI6), succédant à Richard Moore, dont le mandat expire le . Elle est la première femme à occuper cette charge. Elle est sélectionnée parmi 4 candidats, dont 3 des agences de renseignement britanniques et Barbara Woodward du Foreign Office. Elle est le dirigeant à avoir étudié au préalable au Pembroke College de Cambridge.

Peu après sa prise de fonctions, en décembre 2025, dans un entretien abordant notamment la guerre russo-ukrainienne, Blaise Metreweli appelle à lutter plus efficacement contre des . Elle déplore également le global des services britanniques sur la question de l'Iran.

Pour faire face au désengagement américain et à la réduction de la coopération en matière de renseignement entre le Royaume-Uni et les États-Unis, qui marquent la seconde présidence de Donald Trump, Blaise Metreweli engage un rapprochement avec les autres services européens. Parmi ceux-ci, les agences de renseignement de la Suède et de la Finlande, l'Etterretningstjenesten norvégien, la DGSE française.

Décorations

left|50px Compagnon de lordre de Saint-Michel et Saint-Georges (CMG) remis à la King's Birthday Honours le en tant que directrice générale du Foreign, Commonwealth and Development Office pour ses « services rendus à la politique étrangère britannique »

Famille Le père de Blaise Metreweli est Constantine Metreweli, un radiologue et vétéran de l'armée britannique. Il a pris le nom de son beau-père géorgien David Metreweli et n'a jamais connu son père, Constantine Dobrowolski, un collaborateur nazi ukrainien.

Constantine Dobrowolski est un collaborateur nazi ukrainien d'origine germano-polonaise. Né en 1906 dans une famille de nobles propriétaires terriens, il est arrêté en 1926 et condamné à dix ans de prison en Sibérie pour agitation antisoviétique, antisémitisme et dissimulation de son ascendance. Alors qu'il n'a que 11 ans, pendant la guerre civile, les bolcheviks détruisent sa maison et massacrent une partie de sa famille. De retour d'exil en 1937, il est affecté en , pendant la Seconde guerre mondiale, à Dniepropetrovsk au sein de l'Armée rouge pour l'achat de machines-outils. Aussitôt il demande à être envoyé sur le front et déserte à la première occasion pour passer à l’ennemi le . Il collabore avec l'occupant nazi comme informateur dans la région de Tchernihiv. Surnommé « Le Boucher » ou « Agent n°30 » par des officiers allemands, il contribue notamment « personnellement » à « l'extermination des Juifs », comme il l'affirme lui-même dans des courriers échangés avec ses supérieurs. Il organise la fuite de sa femme Varvara et de son fils vers l’Ouest en 1943, alors que l’Armée rouge reprend le territoire de Tchernihiv. Sa dernière trace dans les archives date du mois d', soit un mois avant la libération de la ville par les Soviétiques.

Notes et références

Catégorie:Compagnon de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges Catégorie:Étudiant de l'université de Cambridge Catégorie:Naissance en juillet 1977 Catégorie:Naissance à Brent (borough londonien) Catégorie:Dirigeant du Secret Intelligence Service Catégorie:Chef de poste (renseignement)