Garges-lès-Gonesse est une commune française de la banlieue nord de Paris, située dans l'arrondissement de Sarcelles, au sud-est du département du Val-d'Oise, dans l'agglomération parisienne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Gargeois et les Gargeoises.

Ancien village rural, Garges-lès-Gonesse se transforme en une commune de banlieue au début du mais c'est durant les années 1950 que la ville connaît de profondes mutations. C'est ainsi qu'avec Sarcelles, la ville vit l'édification des premiers grands ensembles français. La ville est désormais fortement urbanisée et située à proximité de l'aéroport de Paris-Le Bourget. Géographie Localisation et communes limitrophes Située dans la banlieue nord de Paris, Garges-lès-Gonesse est une commune du département du Val-d'Oise, en région Île-de-France. La ville se situe à de la capitale. Elle fait partie du Pays de France et de la communauté d'agglomération Val de France.

Communes limitrophes La commune est limitrophe de Sarcelles, Arnouville, Bonneuil-en-France, ainsi que de Dugny et Stains dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis. Les limites méridionales et orientales de la ville sont aussi celles du département.

Voies de communication et transports Transports en commun vignette|La gare de Garges - Sarcelles.Depuis le , elle est le terminus de la Ligne 5 du tramway d'Île-de-France. La ville se situe en zone 4 des transports en commun d'Île-de-France. Elle est desservie par la gare de Garges-Sarcelles sur le , ainsi que par la ligne 133 du réseau de bus Ourcq, les lignes 250, 252 et 270 du réseau de bus Plaine Saint-Denis, les lignes 11, 31 et 95.02 du réseau de bus Roissy Ouest et la ligne N43 du Noctilien.

Par ailleurs, Garges-lès-Gonesse est traversée par la ligne Paris - Lille, sur laquelle circule les rames du RER D, également empruntée sur cette section par le TGV Nord, le Thalys, l'Eurostar et le TER Picardie et sans oublier le fret qui passe rarement.

Aéroports Une des limites de la ville longe exactement les terrains de l'aéroport du Bourget. Même si ce dernier est le siège d'un trafic limité (réservé aux avions d'affaires ou de fret), les aéronefs traversent la ville à la fin de la phase d'atterrissage c'est-à-dire à quelques dizaines de mètres d'altitude. La commune est également survolée par une partie des avions allant ou venant de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Les nuisances aériennes sont donc un sujet de préoccupation important au sein de la population.

Réseau routier vignette|La D 125. Le territoire de la ville est traversé par deux axes principaux qui sont la et la .

La première permet de rejoindre Montmorency tout en donnant accès aux routes nationales N 16 et N 1 à la hauteur de SarcellesCes voies ont depuis été déclassées en D 316 et D 301.

La seconde est l'accès le plus simple à l'autoroute A1 (elle devient à Stains) vers Paris ou, dans le sens opposé, à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Le contournement est de la ville par la .

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..

Géologie et relief Garges-lès-Gonesse se situe dans la région naturelle du Pays de France, région consacrée à la grande culture céréalière. Le point culminant de la ville se situe à 80 m au Fort de Stains.

Hydrographie La ville de Garges-lès-Gonesse est traversée par deux rivières : L'est de la ville est traversé par le Croult, petite rivière, en partie couverte, qui prend sa source à Goussainville, alimentée notamment par plusieurs rus de la Plaine de France : le Rouillon et la Molette. La rivière à une longueur de et traverse neuf communes. Le nord est traversé par le Petit Rosne, une petite rivière de de longueur. Elle prend sa source à Montsoult, au pied de la butte portant la forêt de L'Isle-Adam et s'écoule selon une orientation nord / sud avant de s'infléchir nettement vers l'est et de rejoindre le Croult à Bonneuil-en-France.

La commune est alimentée en eau par l'usine de production d'Annet-sur-Marne, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Garges est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcairehttps://www.sante-iledefrance.fr/eau/dep95/q95_11/091_2011.pdf.

La ville possède également deux châteaux d'eau. gauche|vignette|Châteaux d'eau vignette|Le Croult

Urbanisme

Typologie Au , Garges-lès-Gonesse est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Quartiers historiques right|vignette|200px|La rue Marcel Bourgogne au Vieux-Pays dans les années 50 Les quartiers peuplés avant les années 1960 sont : La Lutèce La Croix Buard ( ex lotissement du parc ) Carnot Le Vieux-Pays L'Argentière Le quartier du Vieux-Pays historique à savoir la rue Marcel Bourgogne ( ex rue des Menées), la rue Pierre Noël Duvivier ( ex rue des Paillards ) et la rue de Verdun ( ex rue des Flamands et ensuite rue de la mairie ) n'a absolument rien gardé de son aspect de village. Les lourdes et monumentales portes cochères en bois massif qui fermaient la totalité des cours intérieures et des fermes n'existent plus.Les volets en bois et à claire-voie qui occultaient le soir 90% des fenêtres non plus .Disparues les moulures sur les façades des maisons de villages des rues Marcel Bourgogne et de Verdun .Les trottoirs à bordures de granit ont tous été supprimés et le bitume a remplacé les pavés. Les éclairages publics de style ancien contrastent avec le bâti moderne. 50% des maisons anciennes ont été rasées, et celles qui restent ont été tellement modifiées qu'elles ont perdu toute leur authenticité. Plus rien ne témoigne du passé du vieux pays si ce n'est la grille et les piliers du petit château.

Quartiers HLM Les quartiers HLM sont essentiellement constitués de logement sociaux mais ceux-ci coexistent avec quelques copropriétés : Basses-Bauves Doucettes Centre-Ville Dame Blanche Ouest Dame Blanche Nord La Muette Henri-Barbusse

Le quartier de la Dame Blanche-Nord est nommé la Cité des peintres, surnom dû à ses rues qui portent des noms de peintres célèbres.

La plupart de ces quartiers sont désignés autrement par ses habitants. Ainsi, les Basses-Bauves sont plutôt désignées par « Le Corbusier », l'ouest de la Dame Blanche Ouest par « C.D.I », l'est par « West Park » et le sud par « C.P (Cité Perdue) », la Dame Blanche Nord par « Zone IV », le Centre-Ville par « la Commune » et Barbusse par « Cité Blanche ».

Les Gargeois (présents avant 1960), utilisent en revanche, les appellations très anciennes pour désigner les quartiers. Par exemple, ils ne disent jamais : « le quartier Carnot » mais en sont restés aux appellations d'origine qui séparaient ce quartier en quatre parties à savoir : les « Maisons saines » (ensemble pavillonnaire H.B.M. antérieur à la Seconde Guerre mondiale et qui se trouve en haut de l'avenue Carnot), les « baticoop » (ensemble pavillonnaire se trouvant à droite en montant l'avenue Carnot), « le clos Bousselin », et l'avenue Carnot en elle-même. Les Doucettes comme « la Muette » sont des dénominations datant de plusieurs siècles, bien avant que ne fusse construite la moindre habitation.

Quartier de la Dame Blanche Le quartier de la Dame Blanche est construit entre 1958 et 1978 par de nombreux architectes dont Noël Le Maresquier. Les premiers habitants arrivent en 1960. Il comporte en location et en propriété. Ce très grand ensemble est constitué de 5 sous-quartiersL'histoire des grands ensembles de Garges les Gonesse, Sarcelles et Villiers le Bel p. 18 : vignette|Le Centre Ville Dame Blanche Ouest Dame Blanche Nord Les Basses Bauves Barbusse Centre-Ville

Quartier de la Muette Le quartier de la Muette est construit entre 1970 et 1973 par les architectes Henri Colboc et Georges Philippe. Les premiers habitants arrivent en 1971. Il comporte en location et en propriété. Ce grand ensemble est construit sur des terrains qui dépendait du château d'Arnouville jusqu'en 1921. vignette|Boulevard de la Muette L’histoire de La Muette est celle d’un projet avorté. Construite au début des années 1970, La Muette avait été initialement conçue pour fournir des bureaux et des logements aux futurs travailleurs de la zone de Roissy. Elle est principalement l’œuvre de la famille Delavenne, alors propriétaire des terrains. Une légende dit que la famille Delavenne, demeurant dans le quartier de La Muette, dans le de Paris, décida de baptiser du même nom ce qui aurait dû devenir une ville nouvelle. La vérité est toute autre. La muette est un lieu-dit gargeois très ancien comme il en existe beaucoup dans la commune, et remontant à plusieurs siècles. Sur la carte concernant une représentation de terres à blé en 1767 et publiée dans l'ouvrage de José Garcia « Garges ce petit village au bord du Crould » le lieu-dit « la Muette » existe déjà et jouxte le terrain nommé « le noyer des belles filles » (A.D95, Esup 139, plan terrier de Garges établi pour Jean-Baptiste de Machault entre 1750 et 1767 sous forme d'un Atlas aquarellé). Pour des raisons politiques, le projet ne fut jamais achevé.. vignette|La Muette gauche|vignette|Avenue Frédéric Joliot-Curie La première population de La Muette venait des bidonvilles d’Argenteuil. À l’époque, elle était plutôt mélangée. Ce n’est que plus tard que les Maghrébins deviendront majoritaires. Dès 1973 et 1975, des émeutes éclatent dans le quartier. Des opérations de police de grande envergure rétablissent l’ordre, les fauteurs de troubles et leurs familles sont expulsés. La lutte contre la criminalité et le trafic d’héroïne sont menés tambour battant. Plusieurs jeunes seront incarcérés. Mais jusqu’à la fin des années 1980, la cité restera une poudrière.

Quartier des Doucettes