La Vie de château : Mon enfance à Versailles est un film d'animation franco-luxembourgeois réalisé par Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H'limi, sorti en 2025.
Ce long métrage est une extension de leur court métrage La Vie de château de 2019 et de la série d'animation La Vie de château de 2024, le film étant essentiellement un remontage de cette série en 6 épisodes.
Résumé détaillé Déclarée pupille de la Nation à la suite du décès de ses parents lors des attentats du 13 novembre 2015, la jeune Violette, 8 ans, doit vivre chez son oncle Régis qui est devenu son tuteur. Geneviève, son assistante sociale, découvre qu’elle ne l’a pratiquement jamais vu car il était brouillé avec sa sœur (la mère de Violette). Tout se dont se souvient Violette c’est qu’il sent mauvais. Il vit seul au château de Versailles, dans une maison à l’écart de l’imposante bâtisse. Régis est très grand, barbu et bourru, il n’a jamais eu de femme ni d’enfant. Il installe Violette dans une chambre délabrée contiguë à la sienne, dans laquelle elle ne parvient pas dormir la nuit tant ses ronflements sont sonores. Et puis elle a entrevu, terrorisée, des souris et des rats.
Violette refuse de parler à son tuteur et fugue dès qu’elle le peut pour aller à Paris. Régis vient la chercher, toujours au même endroit : endormie sur le paillasson devant la porte de l’appartement dans lequel elle vivait avec ses parents. Dans sa nouvelle école, à Versailles, on se moque d’elle parce qu’elle vit avec le frustre Régis. Celui-ci est ému par le désarroi de Violette, il devient plus bienveillant avec elle. Ils commencent à sympathiser, ils parlent beaucoup ensemble, Régis lui raconte son enfance passée avec sa jeune sœur, la mère de Violette. Il lui révèle, que quand il était jeune, il avait entamé une carrière de danseur classique. La danse était sa vocation mais, à cause d’une grave blessure à la cheville, il avait été contraint d’y renoncer. Sa vie n’avait alors plus de sens et, aigri et solitaire, il avait finalement échoué à Versailles.
Dans sa chambre en guise de rongeurs, Violette finit par constater qu’il n’y a qu’une souris blanche. Enhardie par la voix et les signes de la main de Violette la minuscule souris, à l’évidence inoffensive, ose grimper sur le lit puis elle vient dans sa main. Et s’est ainsi, qu’avec la petite souris lovée dans la main, elle parvient enfin à trouver le sommeil. Violette décide de l’appeler Passe-tête parce qu’elle l’avait remarquée alors qu’elle avait passée la tête dans une brèche du mur.
Mais l’assistante sociale de Violette, informée des mauvais traitements subis par la gamine, se manifeste, elle a décidé de la confier à ses grands-parents. Violette est bien accueillie par ceux-ci, ils lui offrent de beaux cadeaux pour Noël mais rapidement elle s’ennuie avec les deux vieux, elle préfère Régis. Elle le fait savoir avec force et les grands-parents ainsi que l’assistante sociale finissent par céder.
Quand elle revient elle découvre que Régis a refait sa chambre, elle la trouve magnifique. À l’école Violette a un ami, Malcolm, passionné par l’Égypte ancienne et les pyramides… Accessoirement par le château de Versailles. Il commence à venir lui rendre visite. Elle découvre par ailleurs qu’il y a deux enfants de son âge au Château, Ousmane et Yanis. Ils sont noirs, ce sont les fils d'Olga, la femme de ménage du château. Celle-ci n’en sort jamais alors que Régis est toujours dehors, s’occupant du jardin, des Grandes Eaux et de ses interminables canalisations souterraines. Les deux adultes ne se voient presque jamais alors qu’ils s’apprécient. Violette qui commence à s’aventurer de temps à autre dans le château, y rencontre parfois le fantôme de Louis XIV qui lui raconte des moments forts de l'histoire du château, il lui parle notamment de Marie-Antoinette. L’énorme bâtisse hostile à côté de laquelle elle vit avec Régis, lui devient moins antipathique.
À l’école, Violette cesse d’être une paria méprisée quand elle s’illustre dans un spectacle de danse organisé par son instituteur. Elle y tient le rôle de Marie-Antoinette et, entraînée tous les soirs par Régis, elle offre une prestation éblouissante. Du coup les instituteurs, les élèves et leurs parents ont une toute autre vision de la petite fille et de Régis. Derrière le pitoyable jardinier, ils découvrent un être sensible, cultivé et expert en danse classique.
Violette, Malcolm, Ousmane et Yanis ont pris l’habitude de se retrouver dans les jardins du château. Ils sont convaincus que Régis et Olga sont amoureux. Régis avoue à Violette en rougissant qu’en ce qui le concerne c’est le cas mais il est bien trop timide pour déclarer sa flamme. Alors Malcolm, l’intellectuel du groupe, lui donne des cours de séduction. Ce n’est pas une bonne idée, Régis ne comprend rien aux formules métaphoriques alambiquées qu’il doit déclamer devant Geneviève. La plus claire de ces envolées est qu’il serait prêt à monter dans le ciel pour aller pousser les nuages de façon à ce qu’aucun d’entre eux ne passe au-dessus de Versailles et ne voile le château et leur amour (… un amour sans nuages donc). Olga, le voyant rougissant et bafouillant des propos confus, comprend que c’est une déclaration d’amour et elle en est ravie.
Fiche technique
Titre original : La Vie de château : Mon enfance à Versailles Réalisation : Clémence Madeleine-Perdrillat et Nathaniel H'limi Scénario : Clémence Madeleine-Perdrillat, Alice Vial et Olivier Demangel, d'après le court métrage La Vie de château (2019) et la série d'animation La Vie de château (2024) Musique : Albin de la Simone
Son : Anne-Sophie Coste Montage : Amelie Degouys Production : Lionel Massol, Stephan Roelants, Marc du Pontavice, Emmanuel-Alain Raynal et Pierre Baussaron Sociétés de production : Films Grand Huit, Mélusine Productions, Xilam et Miyu Productions Société de distribution : Jour2fête
Pays de production : et Langue originale : français Format : couleurs Genre : Animation Durée : Dates de sortie : France : (Festival d'Annecy) ; (sortie nationale)
Distribution
Emi Lucas-Viguier : Violette Frédéric Pierrot : Régis Malcolm Vallet-Armellino : Malcolm Anne Alvaro : Geneviève Céline Ronté : Olga Jacques Weber : Jean-Pierre Ariane Ascaride : Evelyne Thierry Lhermitte : Louis XIV Antoine Reinartz : Monsieur Brouezec Renan Cros : Hippolyte Julien Sibre : Monsieur Ange Oussouby-Junir Fofana : Ousmane Madoussou Camara : Leslie Jaynelia Coadou : Leslie Magali Rosenzweig : Juliette / voix d'annonce de la SNCF, de la radio et de l'aéroport Marion Armellino-Vallet : Marion Clémence Madeleine-Perdrillat : la maîtresse Eve Lorrain : Romane Jeanne Tourret Saudubray : Camille Waël Moucle : Axel / Régis enfant Adrien Jousse : Yanis
Accueil
Critique Comme pour le court métrage éponyme, l'acceuil critique est excellent.
La Croix "Une fiction tendre et touchante sur le travail de deuil d’une orpheline des attentats du 13-Novembre."
Le Figaro "Avec un trait limpide et délicat qu’on imagine inspiré de celui de Christophe Blain, le long-métrage parle de deuil, de douleur et de reconstruction."
Les cahiers du cinéma "Une réussite à voir en famille !"
Télérama "Aussi délicieux que délicat."
Public Le film cumule presque 100 000 entrées à la fin de son exploitation. Il sort en octobre 2025 et reste dans les salles sur des séances jeune public jusqu'à l'été 2026. En mars 2026 il fait parti des trois films d'animation finaliste pour les César.
Distinctions Nominations César 2026 : Meilleur film d'animation
Notes et références
Liens externes
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