Le d'autos-mitrailleuses et autos-canons (ou GAMAC), constitué en , est l'un des 17 groupes d'autos-mitrailleuses et autos-canons, petites unités d'artillerie légère mobile mises à disposition de l'armée française pendant la campagne contre l'Allemagne. Il est définitivement dissous le .

Création, dénominations et affectations Dernier groupe de la première vague de douze groupes d'autos-canons de la Marine créés sur ordre du général Gallieni, gouverneur militaire de Paris (GMP), le groupe, en ordre de marche fin à Vincennes, reste à la disposition du GMP jusqu'au , date à laquelle il est « envoyé d’extrême urgence » à la armée à Chalons-sur-Marne. Il est alors mis à la disposition du 9e régiment de chasseurs au moins jusqu'à début . En , il apparait dans la composition organique de la division de cavalerie (DC), elle-même affectée au corps de cavalerie. Une fois dissous le en tant qu'unité de Marine et reconstitué le lendemain comme groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons de cavalerie il reste organiquement rattaché à la DC jusqu'à la fin des hostilités. Durant les phases de combat, le 12e groupe se voit affecté de façon temporaire à différentes unités d'infanterie, de cavalerie, voire d'artillerie, pour de courtes durées, de quelques heures à quelques jours.

Historique des campagnes et batailles Campagne contre l'Allemagne 1914 Le 12e groupe reste stationné à Vincennes en attente d'affectation. 1915 Établi en cantonnement à Mourmelon dès le , le groupe assure un service de tranchées à Baconnes, à l'est de Reims. Il poursuit ce service jusqu'au , à partir de son nouveau cantonnement de Bouzy rejoint le . Il en part début mai avec le chasseurs pour Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais) où il n'est pas engagé, ce qui amène sa hiérarchie à l'envoyer à Mézerolles (Somme) où il stationne sans emploi jusqu'au . En effet, il n'y pas eu de suites opérationnelles au regroupement temporaire, dit "Groupe Hergault", avec les , , , groupes d'autos-canons de la Marine et la Batterie Drouet, formé le en vue de contribuer aux opérations des régiments de cavalerie de corps ou à la protection de convois automobiles de troupes d'infanterie, mais dissous le 24. Le groupe est envoyé à Doullens tout début juillet où il stationne jusqu'au avant de gagner Auxi-le-Château pour quelques jours d'où il rejoint à Maizières l'état-major du CC, auquel il est définitivement rattaché. À partir du , il participe jusqu'à la fin du mois, à une mission de défense de la voie ferrée Étaples-Abbeville contre les éventuelles attaques d'aéronefs. Dès le début novembre, en alternance avec les 2e et 7e groupes, le groupe de Marine est assigné à un centre de défense sur le front sud-ouest d'Arras à Bailleulval.

1916 À nouveau au repos à Auxi-le-Château en janvier, le groupe reprend un service de tranchées fin janvier sans que l'on sache quand il se termine. On le retrouve à Moreuil (Somme) avec la 3e DC le , jour où il est dissous au front comme unité de Marine pour être reconstitué le même jour en GAMAC. De là il est envoyé à Marquivillers (Somme) pour un service de tranchées qui se termine la troisième de juin pour laisser le temps à une semaine d'instruction au camp de Crèvecœur. Le groupe cantonne en juillet et début août à Sommereux avant d'être lancé dans la bataille de la Somme, à Buscourt, en compagnie du GAMAC qu'il ne va plus quitter jusqu'à la fin des hostilités. De début septembre au , le groupe cantonne dans la Somme puis dans l'Oise pour prendre le un secteur de tranchées au nord de Choisy-au-Bac dans la forêt de Laigue, en binôme avec le GAMAC. 1917 Le groupe poursuit son service de tranchées dans les boucles de l'Oise jusqu'à la mi-mars pour ensuite passer de stationnements en stationnements dans l'Oise, sans activité réelle jusqu'à fin mai. Début juin, le et le GAMAC avancent de quelques kilomètres à la limite des départements de l'Oise et de l'Aisne où ils posent leur cantonnement à Bourguignon. Ils sont chargés en alternance d'un service de tranchées dans le centre de défense de Bernagousse, en basse forêt de Coucy-le-Château. C'est là que le , de nombreux hommes sont victimes d'une intoxication aux gaz toxiques lors d'un bombardement. 1918 200px|vignette|gauche|alt=du canal latéral de l’Oise|Le 12e GAMAC sur la rive gauche du canal latéral de l’Oise (Petit-Quierzy, 25 mars 1918). Après avoir quitté le secteur de Bernagousse le , le groupe s'éloigne du front, cantonne à Audignicourt jusqu'au , lorsqu'il est appelé d'urgence en renfort pour la défense de Chauny, sur la canal de l'Oise. Le front est enfoncé et le groupe se replie vers l'Oise. Il passe de cantonnements en cantonnements avant de faire mouvement vers les Flandres belges le . Le et le GAMAC sont en position de surveillance à la frontière franco-belge dans la région de Houtkerque et La Clyte toute la deuxième quinzaine d'avril, relativement éloignés des rudes combats de la Troisième bataille des Flandres dans légions des Monts où sont engagés les GAMAC du corps de cavalerie.. Puis ils reviennent vers l'Oise où ils font plusieurs étapes avant de vifs engagements sur l'Ourcq, vers Marizy et Neuilly-Saint-Front du au . Ensuite, à l'exception d'une dizaine de jours d'engagements AMAC à Fressancourt (Marne) en octobre, les deux groupes restent globalement inoccupés, passant de cantonnement en cantonnement dans les départements de l'Aube et de la Marne, avant de progresser lentement vers la Lorraine. C'est ainsi que l'armistice les trouvent stationnés à Houdelaincourt (Meuse).

Après les hostilités en France et en Allemagne 1918 Au lendemain de l'armistice, le groupe continue sa lente progression en Lorraine, se trouve le à Metz où il ne participe pas au grand défilé pour la libération de la ville, puis se dirige vers Saarlouis. Dans les premiers jours de décembre il revient en France, passe à Bitche dans les Vosges pour gagner le sud de la Rhénanie-Palatinat, stationner à Pirmasens puis à Annweiller jusqu'à la fin de l'année. 1919 Le groupe reste à Annweiler jusqu'à début avant de rejoindre Worms pour un stationnement de plusieurs mois. Il passe ensuite les mois de juillet et août à Stockstadt avant de revenir à Worms en septembre. C'est de là que le , il est dirigé sur son cantonnement définitif à Strasbourg où il est dissous à la fin de l'année.

Commandants du groupe Période Marine. Enseigne de vaisseau de classe Joseph Colson (fin - ) qui commande également la section. L'enseigne de vaisseau de classe Henri Tardy commande la section du au . Période Cavalerie. Lieutenant Albert Despierre, par intérim au départ de l'EV Colson, puis en plein exercice lorsque le groupe est reconstitué en GAMAC et au plus tard jusqu'au lorsqu'il passe au 2e régiment de hussards Capitaine Jacques Chalmeton du Croÿ à partir du départ du Lt Despierre, probablement , jusqu'en . Capitaine Charles Walbaum ( - ). Capitaine Émile Colonna de Giovellina ( - ). Il prend ensuite le commandement du GAMAC.

Pertes du groupe en opérations Les travaux sur le groupe ne mentionnent pas un état précis des pertes, blessés, morts après blessures ou maladies, tués, d' au . Ils ne permettent de dresser que la liste ci-dessous. Ces hommes ne sont probablement pas les seules victimes des opérations de cette unité, en particulier celles qui pour tous les groupes d'autos-mitrailleuses se révèlent les plus meurtrières, à savoir les « actions AMAC », engagements brefs (de quelques heures à 3 jours) et violents qui exploitent toutes les qualités de ce type d'unité : mobilité, puissance de feu, audace et compétence des hommes. +GradeNomDate de blessure/décès/disparitionCirconstance Ingénieur de classe Maurice Gayet Blessé évacué le TranchéesSoldat Jean BauguenBlessé le TranchéesMaréchal-des-LogisLouis DucoudercqBlessé le TranchéesMaître-pointeurPierre E. LamaisonIntoxiqué aux gaz le Tranchées

Distinctions et décorations Le groupe d’autos-mitrailleuses est cité à l’ordre de la 5e armée du :

Personnalités ayant servi au sein du groupe Jacques Chalmeton de Croÿ (1883-1970), capitaine, descendant d'une ancienne famille de la noblesse française dont le patronyme a été donné à la caserne du 27e régiment de dragons à Versailles, unité de rattachement administratif des GAMAC, époux de Germaine Bouloumié, héritière de la Société des Eaux de Vittel. Charles de Gressot (1885-1966), lieutenant, fils du général Xavier de Gressot, dont le nom a été donné à une rue de Wissous (Essonne). Luc Olivier Marie Guillet de la Brosse (1888-1952), lieutenant, membre d'une des familles subsistantes de noblesse française. Maurice Marie Auguste Ferdinand de Leusse (1890-1921), lieutenant, apparenté à la plus haute aristocratie parisienne, chasseur de grands fauves, il meurt assassiné par des bandits en Éthiopie en . Charles Auguste Walbaum (1873-1957), capitaine, membre d'une lignée d'industriels viticoles champenois, fils d'Henri Walbaum, créateur de la maison de champagne Champagne Heidsieck & Co Monopole.

Le journal de tranchées Taca Tac Teuf Teuf

vignette|140px|gauche|alt=Taca Tac Teuf Teuf N°2 février 1917|La Une de TTTT n°2 février 1917

À l'automne 1916, deux hommes du GAMAC, Édouard Sené, ancien mitrailleur récemment promu maréchal-des-logis, syndicaliste et journaliste dans le civil, et le jeune Pierre E. Lamaison, maître-pointeur, ouvrier imprimeur dans le civil, illustrateur autodicacte, lancent l'idée d'un journal de tranchées pour les groupes d'autos-mitrailleuses. Cette proposition, très favorablement accueillie par leur commandant, le lieutenant Despierre, leur permet de sortir le premier numéro du journal en janvier 1917. Ils n'ont pas de difficulté à recruter dans d'autres groupes des contributeurs de talent, tant dans le domaine rédactionnel que pour les illustrations. D'une part, du fait de leur recrutement exclusif d'inaptes au combat les groupes d'autos-mitrailleuses agrègent des compétences et des origines sociales très variées, d'autre part ces petites unités manœuvrent et/ou cantonnent souvent ensemble, ce qui permet de nouer des liens d'amitié entre hommes de même sensibilité.

La publication cesse avec le neuvième numéro daté de . Depuis la mi-avril, le groupe, comme ses homologues, est pris dans la tourmente des actions défensives à divers endroits du front. Il participe ensuite aux contre-offensives alliées. De plus P. E. Lamaison, gazé a été évacué et muté dans l'aviation et tous les contributeurs sont désormais dispersés et n'attendent plus que la victoire.

Matériels Lors de sa constitution En tant que groupe d'autos-canons de la Marine, le groupe est équipé de six autos-canons sommairement blindés, construits sur un châssis Peugeot torpédo type 146, de 1913, muni de son moteur et de quatre autos-mitrailleuses Renault ED, type 1914, dotées d'une faible protection blindée, munies du même moteur. Dotation en blindés modèles 1915 Le groupe reçoit les nouveaux modèles d'autos-canons à l'épreuve de la balle perforante allemande (dite balle S) le . Les autos-mitrailleuses blindées modèle 1915 sont livrées en . Dotation en autos-mitrailleuse-canon White TBC Dissous fin , le groupe n'a probablement pas été doté des nouvelles autos-mitrailleuse-canon construites selon les dessins et brevets de MM de Ségur et Lorfeuvre sur des châssis américains White TBC. Autres véhicules Initialement doté de deux camions de ravitaillement un Peugeot et un Schneider, le groupe reçoit deux camions supplémentaires Mors en . À cette date il dispose aussi de deux voitures de liaison, une Delaunay-Belleville et une Dietrich.

Bibliographie . . . . . .

Voir aussi Articles connexes Automitrailleuse Renault Groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons (1914-1922) Taca Tac Teuf Teuf, Journal des groupes d'autos-mitrailleuses White TBC

Liens externes

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Notes et références

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité de la Marine française