Marcel Brunnarius, né le à Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine et mort pour la France à Fleury-devant-Douaumont dans le département de la Meuse le , est un architecte français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie Marcel Gustave Brunnarius, né le au n 7 villa des couronnes à Asnières-sur-Seine, est le fils de l'architecte Ernest Brunnarius (1857-1901) et de Jeanne Adélaïde Hélène Heimsch (1860-1943).

Issu d'une ancienne famille protestante française dont une partie s'est installée en Allemagne après la révocation de l'Édit de Nantes, la famille garde un lien avec la France. Son père, architecte à Asnières, auteur de plusieurs bâtiments réalisés à Évian, dont le Palais Lumière, meurt dans une avalanche au cours d'une excursion avec deux membres du Club alpin en .

Il suit la même voie que son père et entre en 1901 à l'École des beaux-arts de Paris. De à , il fait son service militaire au 74 régiment d'infanterie. Passé dans la disponibilité, il est nommé caporal en 1903, sergent en 1904 et chef de section en 1905. Après le service militaire, il est l'élève de Henri Deglane et obtient le diplôme d'architecte diplômé par le gouvernement en 1909. Il s'associe à son cousin, également architecte à Asnières.

C'est lors d'un séjour à Munich qu'il rencontre Jean Reutlinger qui l'intéresse à la littérature. Ensemble, ils participent à la création de La Vasque, une revue littéraire mensuelle qui parait à Paris à partir de 1912, dont ils sont directeurs de la publication. Marcel y écrit des textes en prose aux côtés de Jean Reutlinger, Henri Dutheil, Marc Chadourne, Germaine Schrœder, Bernard Zimmer et René Druart.

Au printemps 1914, il épouse Maude Suse Sloper (née en 1886 à Colombes-1940) à West Ham (quartier de Londres).

Lors de la mobilisation en , il est d'abord rappelé au 5 régiment d'infanterie et passe au 39 régiment d'infanterie en octobre de la même année. On le nomme adjudant en puis sous-lieutenant en à la compagnie du 239 régiment d'infanterie.

En juin, son régiment participe à la bataille de Verdun dans le secteur de Fleury-devant-Douaumont et subit de lourds bombardements au gaz. Au cours de violents combats pour défendre le village de Fleury, plusieurs compagnies du régiment sont anéanties et Marcel Brunnarius y est tué le .

Il est cité à l'ordre de l'armée en ces termes : « Officier d'un sang froid remarquable depuis le début de la campagne, a contribué énergiquement à la défense d'un village contre un ennemi très supérieur en nombre. Tué en criant "Courage les amis, Voilà du renfort. Vive la France" ».

Œuvres principales La Vasque, revue littéraire, 1912-1913

Distinctions , à titre posthume, arrêté du

Hommages Le nom de Marcel Brunnarius est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur le monument commémoratif de l'École des beaux-arts à Paris, sur les monuments aux morts d'Asnières-sur-Seine, de Courbevoie et sur la plaque commémorative de la Woodford Green United Free Church près de Londres.

Bibliographie

Références

Liens externes

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