La santé mentale en Israël après le 7 octobre 2023 a trait à l'état psychologique et au risque suicidaire en Israël depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas en , qui font l'objet d'un suivi particulier par les autorités sanitaires et militaires du pays.
État des lieux
Statistiques au sein des forces armées Selon un rapport du Centre de recherche et d'information de la Knesset, publié en 2025, une augmentation des cas de suicides et de tentatives de suicide est observée au sein des membres de l'armée israélienne (Tsahal). Entre et , 279 tentatives de suicide sont recensées, ayant entraîné 36 décès. Le rapport souligne que 78 % de ces militaires appartenent à des unités combattantes et que beaucoup sont des réservistes soumis à des déploiements prolongés.
Situation de la population civile Paradoxalement, les données du ministère israélien de la Santé indiquent que le taux de suicide global au sein de la population civile n'a pas connu d'augmentation massive immédiate en 2024, s'inscrivant dans un phénomène de « cohésion sociale en temps de crise ». En revanche, il publie en des chiffres montrant une augmentation massive des consultations de santé mentale dans le pays depuis les massacres par le Hamas du 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza en 2023. Sur une population de 10 millions d'habitants, 435 000 Israéliens sont pris en charge en 2025 dans les centres de santé mentale du pays, soit une augmentation de 30 % par rapport aux chiffres de la fin de 2022. Les professionnels de la santé lient cette « augmentation historique » aux événements survenus en Israël après les massacres commis par le Hamas le et la guerre de Gaza qui les a suivis. Il est probable qu'un nombre indéterminé mais en augmentation de personnes souffrant de détresse psychique, ne consultent pas des centres de santé mentale nationaux, se négligent ou « se soignent » seules, avec des drogues, de l’alcool, etc..
Les organismes de secours comme l'association ERAN rapportent également une explosion de la détresse psychologique, avec en 2025, plus de 637 000 appels reçus depuis le , dont 13 000 (2 %) concernent l'idée de mettre fin à ses jours, soit 18 appels de suicidaires par jour. Les appels de détresse proviennent à 57 % de femmes et 43 % d'hommes.
Pendant les premiers mois de la guerre, les appels concernant l'anxiété, les traumatismes et la perte d'un être proche sont les plus élevés et constituent 60 % de tous les appels à ERAN, à cause de l'impact fort et immédiat des événements difficiles sur la société israélienne. La réaction initiale au stress et aux traumatismes s'exprime dans une augmentation marquée des rapports de sentiments d'anxiété et d'expériences de perte, car la société se sent sous une menace immédiate qui entraîne une augmentation de la détresse mentale et de son intensité, avec une demande accrue de soutien émotionnel. Plus tard dans l'année 2024, les appels sur ces sujets ne constituent plus que 16,8 % des appels sur une moyenne annuelle, et à la marque des deux ans de la guerre, cette raison de l'appel s'élève à 14,5 %.
Des cas isolés à fort retentissement médiatique, comme celui en d'une survivante du festival Nova, suscitent des débats publics sur la prise en charge des survivants, bien que le ministère de la Santé ait réfuté les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une vague de suicides collective parmi les rescapés du festival.
Notes et références
Catégorie:Santé mentale Catégorie:Guerre de Gaza depuis 2023