Michiyo Fukaya (née le et morte le ), aussi connue sous le nom de Michiyo Cornell, est une poétesse et militante féministe américaine. Par ses travaux, elle a joué un rôle important dans les communautés lesbiennes et asio-américaines.
Biographie Michiyo Fukaya naît au Japon, sa mère est japonaise et son père est un soldat américain ; ils la nomment Margaret CornellHom, Alice Y. "Fukaya, Michiyo (Michiyo Cornell)." Encyclopedia of Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered History in America. Ed. Marc Stein. Vol. 1. Detroit: Charles Scribner's Sons, 2004. 421-422. . La famille quitte le Japon en 1956 pour s’établir aux États-Unis, et la mère de Michiyo Fukaya meurt d’un cancer alors que celle-ci est âgée de seulement quatre ans. Elle est ensuite confrontée à la violence de son père, alcoolique, et de sa belle-mère.
Elle change plusieurs fois de nom d’usage, au cours de réflexions sur son identité : de Margaret Noshiko Cornell, elle utilise ensuite Michiyo Cornell, puis Michiyo Fukaya, reprenant ainsi le nom de sa mère.
Fukaya étudie à l’Université du Massachusetts et y obtient un Bachelor of Arts en littérature anglaise en 1975.
Militantisme En 1979, elle fonde le premier réseau LGBT de la communauté asio-américaine. Cette même année se tient la première Conférence nationale des lesbiennes et des gays du tiers-monde, organisée par la National Coalition of Black Lesbians and Gays à Washington ; Michiyo Fukaya y participe aux côtés d’autres personnalités comme Audre Lorde et prononce devant le Washington Monument un discours inspiré de son expérience, . Elle y aborde le contexte des luttes antiracistes et le racisme subsistant dans les communautés LGBT. En établissant un parallèle entre l’oppression des hommes et des femmes dans les pays du tiers monde et l’oppression subie par les Américains d’origine asiatique lesbiennes et gays, elle postule que ces deux phénomènes découlent du racisme blanc. Le discours a été enregistré et reste disponible dans les archives de Pacifica Radio.
En 1983, Fukaya participe à l’organisation de la première Marche des fiertés dans le Vermont.
Fukaya a attiré l’attention sur le racisme au sein du mouvement lesbien et gay ainsi que sur l’hétérosexisme au sein de la communauté américaine d’origine asiatique en pleine croissance, déjà confrontée à de nombreux stéréotypes.
Elle publie dans plusieurs publications comme (journal féministe et lesbien dans le Vermont) et . Fukaya publie surtout des poèmes et des lettres, abordant des sujets comme le viol et les violences sexuelles, le harcèlement… ; elle prononce aussi des discours lors de manifestations.
Fin de vie et décès Elle déménage à Burlington à la fin des années 1970, avec sa fille Mayumi dont elle s’occupe seule. Elle vit dans la pauvreté, avec pour revenus de maigres salaires de travaux peu qualifiés ainsi que des allocations.
Michiyo souffre de dépression pendant une grande partie de sa vie et a du mal à vivre en tant que lesbienne américano-asiatique et mère célibataire dans le Vermont. À plusieurs reprises, sa fille est prise en charge par la communauté lesbienne locale. Elle est aussi diagnostiquée de schizophrénie.
Elle meurt par suicide d'une balle dans la tête le , à seulement .
Postérité Ses œuvres sont étudiées sous un prisme intersectionnel impliquant des réflexions sur le féminisme, le lesbianisme, et la place des femmes d’origine asiatique aux États-Unis.
Œuvres Poésie
(à titre posthume)
Articles
Bibliographie
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Poétesse américaine du XXe siècle Catégorie:Personnalité américaine née d'un parent japonais Catégorie:Personnalité de la culture LGBT américaine Catégorie:Féministe américaine Catégorie:Naissance en avril 1953 Catégorie:Naissance au Japon Catégorie:Décès en juillet 1987 Catégorie:Décès à Burlington (Vermont) Catégorie:Décès à 34 ans Catégorie:Suicide par arme à feu aux États-Unis