Maxime David, né le dans le et mort pour la France le à Saint-Mard-les-Triots dans le département de la Somme, est un philosophe et traducteur français du . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Époux de la femme de lettres Jeanne Maxime-David, il est le père de l'helléniste Jacqueline de Romilly, deuxième femme élue à l'Académie française.
Biographie Maxime Jules David, né le au de la rue Pigalle à Paris, est le fils de Lucien David (1858-1902), associé d'agent de change, et d'Alice Bella Jeanne Ehrenberg (1864-1932)..
En classe de seconde classique au lycée Janson-de-Sailly, il obtient le premier prix de version latine, le premier de thème grec et le deuxième prix de version grecque au concours général en 1900., les mêmes places en version que sa fille Jacqueline en 1930..
thumb|Le procès de Jean Syndon, illustration de Louis Rémy Sabattier publiée dans Les nouvelles illustrées.</center>
La famille vit un drame lorsque le père, Lucien David, est assassiné à Étretat de six balles de pistolet le .. Le « drame d'Étretat ».., qui fait la une des journaux lors du procès aux assises de Rouen., est considéré comme un crime passionnel commis par Jean Syndon, qui entretenait une relation avec Alice Ehrenberg-David...
Après avoir réussi le concours d'entrée à l'École normale supérieure, dans la section lettres, en ., il doit s'engager pour effectuer une année de service militaire au d'infanterie de à ..
Licencié ès lettres en , il entre à l'École normale supérieure à l'automne 1904 et rédige sous la direction d'Émile Durkheim un mémoire pour son diplôme d'études supérieures sur Le Communisme sexuel en Australie. Parallèlement, il prépare l'agrégation de philosophie, qu'il réussit à la première place en 1907.. Au cours de l'année 1908-1909., il suit les cours de Marcel Mauss à l'École pratique des hautes études (section des sciences religieuses) et prend part à ses travaux sur l'anthropologie des Inuits, notamment sur la thématique du communisme sexuel..
Pendant les cours d'Henri Bergson au Collège de France, il fait la connaissance de Jeanne Malvoisin (1886-1976) et l'épouse le à la mairie du de Paris. Le critique littéraire Édouard Rod est l'un des témoins de la mariée et Charles Ferdinand-Dreyfus est témoin de Maxime au côté de son frère Pierre.. Les jeunes mariés partent s'installer à Avignon, où Maxime est nommé professeur de philosophie au lycée., puis à Saint-Quentin jusqu'à l'été 1912..
Il écrit des comptes-rendus critiques sur des textes parus en langue anglaise pour la revue L'Année sociologique d'Émile Durkheim de 1906 à 1912 et publie des traductions en français d'œuvres de penseurs étrangers : l’Écossais David Hume, l’Américain William James et l’Allemand Eduard Meyer.
alt=Monument aux morts du lycée Marceau de Chartres.|vignette|Monument aux morts du lycée Marceau de Chartres. C'est à Chartres, où il est muté au lycée Marceau en 1912, que naît leur fille Jacqueline en . Il prononce le traditionnel discours au lycée, succédant au professeur Lucien Gumpel., lors de la remise des diplômes en sur le thème du rire et du comique..
Lors de la mobilisation en , il est rappelé au d'infanterie. D'abord retenu au dépôt, il part fin septembre avec les renforts destinés à remplacer les lourdes pertes des combats de son régiment lors de la bataille des Frontières et la bataille de la Marne et envoie un télégramme à sa femme : . Émile Mayer écrit que ...
Œuvres Œuvres principales . Berkeley, Choix de textes avec étude du système philosophique, 1912.
Traductions . . . . .
Distinctions , à titre posthume, arrêté du .. . 1915 : Prix Saintour de l'Académie française pour Berkeley..
Hommages Le nom de Maxime David est inscrit au Panthéon dans la liste des morts pour la France.. Son nom figure sur les monuments commémoratifs du lycée Janson-de-Sailly, du lycée Louis-Le-Grand, de l'École normale supérieure et de la Sorbonne à Paris, et sur les monuments aux morts de Chartres et du lycée Marceau.
Bibliographie . .
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Références
Catégorie:Écrivain mort pour la France Catégorie:Personne citée au Panthéon de Paris Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Militaire français mort au combat lors de la Première Guerre mondiale Catégorie:Philosophe français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Élève du lycée Janson-de-Sailly Catégorie:Lauréat du concours général Catégorie:Agrégé de philosophie Catégorie:Naissance en mai 1885 Catégorie:Naissance dans le 9e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 1914 Catégorie:Décès à 29 ans Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918