Émile Masson, né le à Boulogne-sur-Mer, mort le à AmiensAlbert Oriol-Maloire, Ces jeunes dans la guerre, 1939-1945 : ils ont résisté et lutté pour la liberté, p. 58, éd. Martelle, 1997, , est un résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale, fusillé par les Allemands.
Biographie
Émile Masson, marin-pêcheurOu batelier, selon les sources. à Saint-Valery-sur-Somme, était le fils de Joseph, Louis Masson, marin, et de Madeleine Louise Siabas, ménagère. En août 1940, avec son ami Lucien Brusque, ils vinrent en aide à Serge de Moussac (créateur du réseau Narvik) après son évasion du Crotoy en se réfugiant dans la chapelle de Pinchefalise, avec la complicité de l’abbé Leroux..
Le 22 octobre 1940, Émile Masson, Lucien Brusque et son jeune frère, Marcel coupèrent des lignes téléphoniques qui servaient à l'armée allemande, au lieu-dit : le Bois Cavin. Cela constituait pour la Allemands, un crime de guerre passible de la peine de mort. Arrêtés par la gendarmerie française, écroués à la prison d'Abbeville puis transférés à celle d'Amiens, les trois jeunes hommes furent déférés devant le tribunal militaire allemand, le 12 novembre 1940. Émile Masson et Lucien Brusque furent condamnés à mort et fusillés dans les fossés de la citadelle d'Amiens, aussitôt après l'énoncé du verdictJean Bezaut, Les exécutions capitales durant le IIIe Reich, p. 46, éd.Nuit et Brouillard, 2000 à 10hArchives départementales de la SommeHoover Institution on War, Revolution, and Peace, Colloque sur la "nébuleuse du dévouement, p.77, éd. Editions de Paris, 2002, Alain Vincenot, La France résistante : histoires des héros ordinaires, p.276, éd. Syrtes, 2004, . Marcel Brusque, âgé de 15 ans et demi, eut la vie sauve en raison de son jeune âge. Il fut condamné à quatre ans d'emprisonnement Gérald Maisse, Occupation et résistance dans la Somme, 1940-1944, F. Paillart, 2005, . Aucun d'entre eux ne faisaient partie d'un réseau de résistance. Ce furent les deux premiers fusillés de PicardieNadine-Josette Chaline, Amiens, 1900-2000 : un siècle de vie, éd. des Falaises, 2003, .
Pour que leur exécution servit d'exemple à la population, elle fut annoncée par voie d’affichesCharles-Louis Foulon, Victoire à l’Ouest, 1944-1945 : la fin de l’Europe nazie, la libération de la France, éd. Ouest-France, 1993, où les condamnés étaient qualifiés de « francs-tireurs »Rémy, Une Épopée de la Résistance : En France, en Belgique et au Grand-duché de Luxembourg, vol. 1, p. 140, éd. Grange Batelière, 1976.
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Un soldat allemand, sur place prit une photo des exécutés et la fit développer chez un photographe amiénois, Pierre Caron, qui parvint à en transmettre un tirage à la Résistance. Cette photo est parvenue en Angleterre, elle fut publiée dans la presse britannique, américaine et suédoise.
Hommage posthume
A Saint-Valery-sur-Somme : son nom est inscrit sur une stèle, rue Roche Madone..
Pour approfondir Bibliographie
François G. Dreyfus, Unrecognized Resistance: The Franco-American Experience in World War Two, 2004, Jean Anglade, Un cœur étranger, Presses de la Cité, 2010 Gérald Maisse, Occupation et résistance dans la Somme, 1940-1944, F. Paillart, 2005,
Filmographie Apocalypse, la Deuxième Guerre mondiale film documentaire en six épisodes d'Isabelle Clarke et Daniel Costelle - épisode 3 « Le Choc », 2009.
Liens internes
Citadelle d'Amiens Histoire d'Amiens Histoire de la Somme Histoire de la Picardie
Liens externes
Le Maitron 1940-1944
Notes et références
Notes
Références
Catégorie:Résistant français Catégorie:Amiens pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans la Somme Catégorie:Naissance en octobre 1919 Catégorie:Naissance dans la Somme Catégorie:Décès en novembre 1940 Catégorie:Décès à Amiens Catégorie:Décès à 21 ans