Marie-Jean Tanquerel, dit de Vaucé-Bellée, est un militaire français né en 1760 et décédé en 1848, t. II.
Biographie Origine La famille Tanquerel du Duché de Mayenne se rattache peut-être pour l'Abbé Angot de loin à Jean Tanquerel, normand, bachelier en théologie, qui fit scandale à l'Université de Paris en soutenant une thèse en faveur du pouvoir des papes sur le temporel des rois, en 1561. Elle est attestée au , anoblie par lettres patentes de en faveur de Jean-René TanquerelFils de Jean-René Tanquerel, procureur fiscal à Mayenne, et de Perrine-Renée-Marie Pivron, procureur fiscal, 1760, officier du point d'honneur, et subdélégué de l'intendant de Touraine à Mayenne. Il mourut des fièvres malignes qui régnaient à Mayenne en 1773. Il laissait veuve Louise-Marie-Julie Trippier de la Grange., procureur fiscal à Mayenne, subdélégué de l'Intendant de ToursFrançois Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Editions du CNRS, 1986, p. 108. à Mayenne. D'Hozier lui donna pour armoiries : d'argent à 3 orangers de sinople, 2 et 1 ; au chef de gueules chargé d'un croissant d'argent posé entre 2 étoiles d'or. Ecu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'or, de gueules, d'argent, de sinople. Il est le père de Marie-Jean Tanquerel.
Le fief de Vaucé relevait de l'Abbaye de Fontaine-Daniel, il est acheté le a L. F. de Floissac par Louis-René et Marie-Jean Tanquerel par devant Me Giret de Valville, notaire à Paris. Révolution française La famille de Marie-Jean Tanquerel est cruellement éprouvée pendant la Révolution française : Un de ses frères, Louis René Tanquerel, est blessé à son poste de garde du corps aux palais des Tuileries, lors des Journées des 5 et 6 octobre 1789, et meurt à Mayenne en 1791Il figurait parmi les 17 membres, pour la moitié des nobles de la loge maçonnique La Belle Amitié de Mayenne, lors de sa fondation en 1788. Son autre frère, en tant que frère d'un des soldats de l'Armée de Condé est incarcéré avec sa femme et ses huit enfants, d’abord à Mayenne, puis à Chartres (1793)Dom Piolin, L'Eglise du Mans durant la Révolution, t. II, p. 382. dans des conditions inhumainesTous furent ligotés, y compris le plus jeune, âgé de 8 ans, avec des cordes qu’on leur fit ensuite payer 300 francs lors du trajet de Mayenne à Chartres. Ils furent enfermés aux Carmélites de Chartres ; un des enfants mourut, tandis que les autres souffraient de la faim et déterraient des racines et des herbes dans le jardin de la prison pour survivre. Les parents et l’une des fillettes furent très gravement malades. Après la Chute de Robespierre, ils furent libérés, mais restèrent sous surveillance à Chartres. Enfin, après deux ans, ils purent revenir à Ernée, où ils trouvèrent leurs biens mis sous séquestre. L'Abbé Angot indique comme les pires criminels, objets de la compassion universelle..
En 1789, Marie-Jean Tanquerel de Vaucé était comme son frère, garde du corps du roi. Il émigra en Suisse et servit dans l'Armée des émigrés. Le , le conseiller von Blanc lui délivrait un passeport à Constance. Il rentra à Mayenne en l'an X.
Premier Empire Sous le Premier Empire, resté célibataire, il vit avec sa mère à Mayenne ou à son château de Bellée en Vaucé (désormais Saint-Siméon). Il est désigné comme un des Grands notables du Premier Empire du département de la Mayenne.
La Statistique de 1809 situe ses biens à Mayenne, Châtillon, Saint-Germain, Loupfougères et Vaucé, et lui attribue 18 000 francs de revenu. Il est proposé comme maire de Vaucé en 1813. Louis XVIII l'avait nommé Chevalier de l'ordre de Saint-Louis en 1814.
En 1827, il figure à la septième place sur la liste des principaux propriétaires, payant 3200 francs de contributions. Il conservait à travers tous les régimes, la confiance des habitants de Mayenne qui, le , se présentent chez lui pour lui proposer de reprendre ses fonctions de commandant de la Garde nationale. Alléguant son âge, 70 ans, il refuse, donnant sa caution au légitimisme. Il fut l'un des délégués envoyés par la ville de Mayenne pour porter à Louis XVIII l'hommage « de sa vénération et de son amour ». Il fit à la ville un legs considérable en 1835 pour les vieillards et pour l'établissement d'une salle d'asile qui doit porter cette inscription Salle d'Asile Tanquerel. Il siéga au Conseil municipal de Mayenne et au Conseil général de la Mayenne. Famille
Notes et références
Bibliographie , t. II et IV, Article Tanquerel François Dornic, Grands notables du Premier Empire : Mayenne, Éditions du CNRS, 1986.
Catégorie:Naissance en 1760 Catégorie:Naissance à Mayenne Catégorie:Armée des émigrés Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Conseiller général de la Mayenne Catégorie:Décès en septembre 1848 Catégorie:Décès à Mayenne Catégorie:Décès à 86 ans