La reproduction consanguine des chevaux (en anglais : inbreeding) est une méthode d'élevage de chevaux qui exploite la consanguinité pour obtenir chez la progéniture des caractéristiques que les éleveurs jugent désirables.
Cette méthode est parfois décrite comme choquante, notamment en raison du risque de sélection involontaire de traits nuisibles à la santé de l'animal consanguin.
Définition et description Comme dans les autres cas de reproduction consanguine, le principe est de croiser deux chevaux ayant un fort degré de parenté afin de fixer des caractéristiques génétiques recherchées par leurs éleveurs, ce qui a pour conséquence également de favoriser l'expression de gènes délétères et d'entraîner un risque de dépression de consanguinité à terme. Dans le cas des chevaux, l'impact du mâle reproducteur (étalon) sur la consanguinité est beaucoup plus important que celui d'une femelle (jument), car un même mâle peut avoir plusieurs milliers de descendants via les technologies de reproduction utilisées en élevage..
À l'état sauvage, les chevaux de Przewalski gèrent leurs relations afin d'éviter la reproduction consanguine..
Histoire Le recours à la consanguinité est ancien dans le milieu de l'élevage du cheval de sport. Des éleveurs de Pur-sang sont les premiers à y recourir, comme l'illustre l'exemple de l'industriel Marcel Boussac. De plus, le registre généalogique du Pur-sang étant fermé, il est impossible de faire naître des chevaux de cette race à partir d'un croisement extérieur (outcross).
La consanguinité est aussi très présente chez certains chevaux de saut d'obstacles, Capitol I provenant d'un croisement entre demi-frère et demi-sœur, ce qui a vraisemblablement entraîné une baisse de fertilité chez ses descendants mâles. Uriel est pour sa part consanguin 3 x 3 avec son ancêtre Plein d'Espoirs. United Touch S est issu également d'un croisement entre demi-frère et demi-sœur. Leon Melchior, gérant du haras de Zangersheide, a largement expérimenté les effets de la consanguinité pour fixer les qualités qu'il recherchait chez ses chevaux, allant jusqu'à obtenir Rex Z à partir d'un croisement entre frère et sœur, Rebel I Z et Ratina Z.
Certains éleveurs de chevaux ont effectué le croisement le plus rapproché en termes de consanguinité, à savoir père x fille ou fils x mère. C'est le cas de Bernard Le Courtois, qui a élevé Nanouchka Mail à partir d'un croisement entre l'étalon Adoret Z et sa fille Fergar Mail.
Analyses scientifiques En 1964, une analyse portant sur le recours à la consanguinité dans l'élevage du trotteur d'Orlov avait conclu à l'absence d'effets adverses..
En 2021, dans un contexte où aucune étude n'avait encore permis de conclure si la consanguinité chez certaines races de chevaux constitue ou non un risque, une vaste analyse des effets de la consanguinité chez le Pur-sang conclut qu'un est peut-être atteint chez cette race, dont 97 % des représentants ont pour ancêtre commun l'étalon Northern Dancer, né en 1961..
De fait, Courrier international décrit certains chevaux de course comme ..
Notes et références
Notes
Références
Références scientifiques
Références de presse
Références associatives et web
Références historiques anciennes
Bibliographie
Catégorie:Élevage équin