vignette|Pêche à l'épervier à Futuna (2012).

La pêche est une activité économique qui joue un rôle important dans l'économie locale de Wallis-et-Futuna : presque un tiers de la population pratique la pêche régulièrement et en 2014, la consommation de poisson s'établit à par personne et par an. Effectivement, un ménage sur trois pratique la pêche côtière et plus de 90 % du poisson est autoconsommé. L’activité de pêche professionnelle concerne en 2014, et compte une vingtaine de bateaux de taille modeste.

Répartition géographique Halalo et Vailala sont considérés comme des villages de pêcheurs où la dépendance est la plus forte.

En 2008, la construction d'un port de pêche débute dans la rade du village d'Halalo au sud de Wallis mais prend du retard.

Dans le même temps, le petit lagon des îles Wallis reste une zone de pêche. La pêche à l'échelle industrielle n'est pas pratiquée. Les pêcheurs (environ recensés en ) utilisent principalement des filets, ainsi que des fusils sous-marins et des fléchettes. Cependant, seuls 20 % d'entre eux partent en mer plus de deux fois par semaine. La capture totale est estimée entre par an et est entièrement consommée par la population des îles. Face à l'épuisement des stocks halieutiques dans le lagon de Wallis, l'Assemblée territoriale encourage la pêche en haute mer : les pêcheurs bénéficient d'une remise sur le carburant, le matériel, l'entretien. Le programme de développement 2007-2011 prévoit l'équipement des petites entreprises pour la production, le transport et la commercialisation des produits de la mer congelés.

Une industrie importante est l'extraction des mollusques de trocas, utilisés pour fabriquer des boutons. C'est l'un des types d'activité économique d'exportation qui fournit notamment l'Italie (en 2006, les exportations s'élèvent à et se compose entièrement de de coquilles de trocas).

Pêche traditionnelle Un des ministres de la chefferie coutumière, Mahe fotuaʻika, s'occupe de l'approvisionnement en eau, la gestion des terres et plus généralement des questions d'environnement. Il est également responsable de pêches rituelles (). Tandis que ʻUluʻi Monua, ministre de l'agriculture et de la pêche mais aussi du lagon et des îlots, nomme les (pêcheurs traditionnels).

Le est une pêche traditionnelle à Wallis-et-Futuna. Elle est pratiquée par des femmes qui, avant de poser ce piège au fond de l'eau, tissent une nasse traditionnelle (). Les personnes sont mobilisées pour disposer les feuilles de cocotiers lestées de pierres le long du rivage, formant une barrière naturelle ponctuée de quelques ouvertures, chacune surveillée par un pêcheur. Lorsque la marée descend, les poissons cherchent à regagner le large. Guidés par la barrière, ils finissent par atteindre l’une des ouvertures où les attendent les pêcheurs, qui les pêchent à l’épuisette.

La pêche , ou pêche au , l’anchois local, est une technique de pêche réalisée uniquement par les habitants du village de Gahi, à Wallis, qui consiste à amasser les anchois grâce à des nasses traditionnelles, faites à partir de fibres naturelles ou, de nos jours, en se servant de grandes bassines en plastique. La pêche et sa consommation sont soumises à plusieurs (interdit pour une femme enceinte ou une personne en deuil et de porter de rouge lors de la consommation).

Des chinchards sont présents dans l'anse de Sigave et leur pêche est régulée par des interdits coutumiers.

Notes et références

Annexes

Bibliographie complémentaire

Marcel Gaillot, « Un type de pêche dans le Pacifique : La pêche à Futuna », Cahiers d'outre-mer, N°55 - 14e année, Juillet-, p. 317-322.