André Mathiau, né le à Bourges et mort le à Saint-Doulchard, est un peintre et poète français associé à l'art brut.
Biographie Famille Ses parents divorcent en alors qu'il n'a qu'un an. Il est marié à Monique Mathiau (1942-2023), avec qui il a deux filles : Pierrette et Hélène.
Jeunesse Passionné dès son enfance par l'art, rassemblant durant celle-ci plus de ouvrages sur la peinture ancienne et les impressionnistes, André Mathiau est un peintre autodidacte qui s'est tenu en marge des courants artistiques ainsi que des réseaux d'influence. Il partage ainsi sa vie entre son métier de typographe et son activité artistique..
Durant son adolescence, il est embauché en tant qu'apprenti par Marcel Boin (imprimeur, éditeur et peintre à Bourges) qui l'initie à l'art et lui fait découvrir les musées parisiens.
Carrière artistique Il effectue de nombreuses expositions personnelles et collectives à partir de 1956. En parallèle de son activité de peintre, il publie quatre recueils de poèmes sous le pseudonyme d'Ovide Marchand entre 1969 et 1981..
Il tient l'atelier Saint-Méd’art avec son épouse Monique, ils promeuvent ainsi des artistes locaux, notamment les potiers de La Borne : Éric Astoul, François Maréchal, Hugh West, Geneviève Gay, Agnès Chapelet, Coralie Courbet. André Mathiau s'est d'ailleurs essayé à la poterie dans les années 1965-1970 en utilisant les fours de Pierre Mestre..
Son atelier est dispersé par Artenchères à Lyon en et en ...
Œuvre Dans ses peintures, il représente d'étranges personnages de manière naïve. Ses toiles de couleurs vives sont un , chacun peut y voir paysages, violence, envie ou chaleur pour La Nouvelle République.. Constat partagé par Le magazine des enchères qui qualifie son œuvre de et qui estime qu'il s'inspire des créatures surréalistes de Joan Miró et des puzzles de figures de Gaston Chaissac. Le journal voit dans les œuvres de Mathiau une évocation des animaux et personnages mystérieux de Victor Brauner. La Gazette Drouot décrit quant à elle les figures des toiles de Mathiau comme des ..
A contrario, Marcel Boin rapproche la peinture de Mathiau plutôt de celle de Séraphine de Senlis. Peinture qui n'est , selon Boin son œuvre est .
Au fil des années, la nature devient le sujet principal des œuvres de Mathiau. Pour réaliser ses œuvres, il utilise différents supports : papier, toile, affiche, céramique. Ses œuvres restent méconnues et rares sur le marché de l'art.
Dans sa poésie, il s'inspire des surréalistes comme en témoignent les titres de ses poèmes : , , . Pour Serge Brindeau, Mathiau dit suivant par là un de ses écrits : il dit ainsi qu'il aime sa campagne, sa femme Monique, Dieu, que la vie n'est pas si simple, que les bistrots de campagne ont du bon, qu'il , qu'il vaut mieux fréquenter les artisans locaux que les bourgeois de la ville (ce qui n'empêche pas la solidarité avec les hommes des buildings). Il ne faut pas chercher dans ses écrits une philosophie hautement élaborée, Mathiau n'ayant pas cette ambition.
Collections publiques
1977 : Jour d'été, craie à la cire sur papier, 65x50cm, musée de la Création Franche, Bègles. Deux œuvres, musée de la Création Franche, Bègles. Collection de l’art brut, Lausanne.
Expositions
2003 : Galerie Saint-Méd'art, Bourges.. 2004 : Abside Saint-Martin, Graçay. 2018 : Le Terrier, Loches..
Publications
En tant qu'écrivain
En tant qu'illustrateur
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
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