La famille de Charpin-Feugerolles, anciennement Charpin, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Forez.

Elle compte parmi ses membres un évêque de Limoges en la personne d'Antoine de Charpin de Genétines (1669-1739), un membre de l'assemblée provinciale du Lyonnais, député de la noblesse de Saint-Etienne en la personne de Jean Baptiste Michel de Charpin (vers 1726 - 1792) et un député sous le Second Empire en la personne d'Hippolyte de Charpin-Feugerolles (1816-1894).

Histoire La famille Charpin est connue dès le dans la petite ville de Saint Symphorien-le-Chatel, en Forez, à laquelle elle a donné plusieurs notaires..

Gustave Chaix d'Est-Ange indique qu'elle revendique une origine commune avec une famille du même nom qui au Moyen Âge appartenait à la noblesse de la même région. Il ajoute qu'une généalogie conservée dans le cabinet d'Hozier fait remonter la filiation de cette famille à Pierre Charpin, licencié en droit civil et canon, notaire à Saint Symphorien, qui fut anobli avec son fils Jean par lettres de 1446 et que des travaux contemporains font de Pierre Charpin le fils d'un Barthélemy Charpin, notaire royal à Saint-Symphorien, mentionné dans des actes de 1384 et de 1391.

Jean Charpin, fils de Pierre, succéda à son père comme notaire royal à Saint-Symphorien et fut plus tard juge du comté de Forez. Il laissa trois fils dont le plus jeune, Barthélemy Charpin, bachelier ès-lois, fut chanoine de Reims et de Saint-Paul de Lyon et maître d'hôtel de l'archevêque de Reims.

Les deux aînés, Pierre et Simon Charpin, ayant été inquiétés par les habitants de Saint-Symphorien dans l'exercice de leurs privilèges nobiliaires, durent se faire maintenir dans leur noblesse et exempter de la taille par arrêt du . Ces deux frères furent les auteurs de deux grandes branches dont les représentants furent maintenus dans leur noblesse le .

Régis Valette dans son Catalogue de la noblesse française (2007) indique que la famille de Charpin-Feugerolles est anoblie en 1446 et subsistanteRégis Valette, Catalogue de la noblesse française, Éditions Robert Laffont 2007, ..

Branche aînée (subsistante) L'auteur de la branche aînée, noble homme Pierre Charpin, damoiseau du lieu de Saint-Symphorien-le-Chàtel, marié en 1487 à Gabrielle de Lemps, fait son testament le . Son fils Jean Charpin, damoiseau, seigneur de Montellier, épouse en 1522 noble Anthoine Rostaing, dame de la Forest et continue la descendance.

Son descendant Hector de Charpin, chevalier, seigneur de Souzy et de Feugerolles, épouse en 1676 Catherine-Angélique Capponi, dame de Feugerolles (morte en 1686) qui demande dans son testament que ses enfants relèvent le nom et les armes de la famille de Capponi de Feugerolles. Depuis cette époque, le chef de cette branche est connu sous le titre de courtoisie de comte de Feugerolles. Cette branche subsiste.

Branche cadette (éteinte) L'auteur de la seconde branche, Simon Charpin, écuyer, épouse en 1479 Germaine de la Forge, héritière de la seigneurie de Génetines. Il a pour fils noble Gaspard Charpin, seigneur de Génetines, lieutenant de robe courte du bailli de Forez en 1546, grand-père de noble Romée-François Charpin, écuyer, seigneur de Génetines, qui épouse en 1557 Gilberte de Veyny d'Arbouse, et bisaïeul de noble Michel Charpin, écuyer, seigneur de Génetines, qui épouse en 1590 Léonore le Long et maintenu dans sa noblesse le par arrêt des commissaires départis par le roi pour le régalement des tailles en la généralité de Lyon. Cette branche s'est éteinte en 1852.

Noblesse La famille de Charpin est anoblie par lettres patentes de . Ses membres sont exemptés de la taille par arrêt du et maintenus nobles le par jugement de l’intendant Dugué. Deux sœurs font leurs preuves de noblesse pour leurs admissions aux demoiselles de Saint-Cyr en 1743 et 1748.

Généalogie simplifiée Les filiations de cette famille données notamment dans les ouvrages d'Antoine de La Tour de Varan (1854), de Gustave Chaix d'Est-Ange et d'Henri Jougla de Morenas (1938) permettent de reporter la généalogie simplifiée suivante :

Armes thumb|upright=0.5| thumb|upright=0.5|branche de Feugerolles. Gustave Chaix d'Est-Ange indique D'argent à une croix ancrée de gueules ; au franc-quartier d'azur chargé d'une molette d'or et précise que la branche de Feugerolles, écartèle ces armes de celles de la famille de Capponi de Feugerolles tranché de sable et d'argent. Arnaud Clement indique Écartelé : aux I et IV d’argent à la croix ancrée de gueules, au franc canton d’azur chargé d’une étoile d’or ; aux II et III tranché de sable et d’argentArnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, ..

Alliances Les principales alliances de la famille sont : de Rostaing, de Damas (1572), de Villars (1642), de Chavagnac (1699), de Capponi de Feugerolles (1696), d'Albon (1777) de Perthuis (1815), de Nettancourt (1845), Guignard de Saint-Priest (1862), d'Agoult (1885), de Veyny d'Arbouse (1557), de Fay de la Tour-Maubourg (1625), de la Rivoire (1657), de la Taille des Essarts (1717), de Loras (1750), de La Fare (1719), de Belvezer-Jonchères (1683), de Laurencin 1518, etc.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie .

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Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K) Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (A à K) Armorial des familles du Forez

Liens externes

Arnaud Clement, La Noblesse française'', édition 2024,

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