James Raghwan Raman est un syndicaliste et homme politique fidjien, secrétaire général du Congrès des syndicats des Fidji (FTUC) de 1973 à 1988 puis de 1988 à 1994 Jacqueline Leckie, "TRADE UNION RIGHTS, LEGITIMACY, AND POLITICS UNDER FIJI’S POSTCOUP INTERIM ADMINISTRATION", Pacific Studies, vol. 16, n°3, septembre 1993, p.90.

Biographie En 1964 il le secrétaire fondateur du Syndicat national des ouvriers d'usine et des ouvriers commerciaux (National Union of Factory and Commercial Workers, NUFCW) Kevin Hince, "Trade Unionism in Fiji in 1990: After Twenty Years of Independence and Two Military Coups", université Victoria de Wellington, pp.27, 30. En 1973 il devient secrétaire général du FTUC, succédant à Mohammed Ramzan Kevin Hince, "Trade Unionism in Fiji in 1990", op. cit., p.28.

Perçu comme proche du gouvernement conservateur de Kamisese Mara dans les années 1970 Jacqueline Leckie, "Trade Union rights", op. cit., il condamne la grève initiée en 1976 par le Syndicat des Dockers, et accuse le secrétaire de celui-ci, Taniela Veitata, de chercher à faire tomber le gouvernement plutôt que se préoccuper des dockers Claire Slatter, "WITH OR WITHOUT CONSENT: THE STATE AND CONTROL OF LABOUR MILITANCY IN FIJI 1942-1985", Université nationale australienne, avril 1993, p.196. En 1977 il signe un accord avec le gouvernement Mara, par lequel le FTUC consent à une baisse générale des salaires en contrepartie d'un engagement des entreprises à préserver les emplois existants Claire Slatter, "With or Without Consent", op. cit., p.204.

En 1978, sous sa direction, le FTUC aide à la création du Syndicat national des agriculteurs (NFU). James Raman en devient le président fondateur par intérim, puis cède sa fonction à un agriculteur, Girja Prasad Vijay Naidu, "Heading for the scrap heap of history? The consequences of the coup for the Fiji labour movement", dans Jon Fraenkel, Stewart Firth et Brij V. Lal (dir.), The 2006 Military Takeover in Fiji, Canberra : Australian National University Press, p.242.

En 1984, lorsque le gouvernement Mara impose un gel général des salaires sans concertation préalable avec les syndicats, James Raman annonce que le FTUC se retire de toute discussion future avec le gouvernement tant que ce gel ne sera pas levé Claire Slatter, "With or Without Consent", op. cit., p.217. En , il consent à contre-coeur à la création du Parti travailliste fidjien par le FTUC Claire Slatter, "With or Without Consent", op. cit., p.219. Il ne s'engage toutefois pas lui-même en politique, demeurant secrétaire général du FTUC et n'adhérant pas au parti Kevin Hince, "Trade Unionism in Fiji in 1990", op. cit., p.27. Le Parti travailliste, allié au Parti de la fédération nationale, remporte les élections législatives fidjiennes de 1987, mais son gouvernement Bavadra est renversé un mois plus tard par un coup d'État qui rend le pouvoir à Kamisese Mara. Cet événement renforce la conviction de James Raman que les syndicats devraient être apolitiques, et de concert avec le gouvernement putschiste, il persuade les syndicats de dockers australiens et néo-zélandais de lever leurs blocus commerciaux contre les Fidji, imposés comme geste de solidarité avec les travaillistes fidjiens. Cet acte lui vaut toutefois d'être évincé en de son poste de secrétaire général du FTUC, au profit de Mahendra Chaudhry, qui prône une confrontation avec la dictature. James Raman redevient toutefois secrétaire général peu après, et conserve cette fonction jusqu'en 1994 "Collection MS 1085 - Archives", Université nationale australienne.

Exprimant toujours vivement ses désaccords avec Mahendra Chaudhry, James Raman se présente comme candidat du Parti de la fédération nationale aux élections législatives de 1992 Brij Lal, "Chiefs and Indians: Elections and Politics in Contemporary Fiji", The Contemporary Pacific, vol. 5, n°2, automne 1993, p.293. La Constitution des putschistes ayant imposé un vote exclusivement communautaire, il est élu député de la circonscription « Suva périurbaine » au suffrage ethnique indo-fidjien "1992 Fiji House of Representatives elections", Fiji Elections "Parliament: Fiji's August House", The Fiji Times, 2 août 2023. Député d'opposition au gouvernement de droite autochtone de Sitiveni Rabuka, il conserve son siège aux élections anticipées de 1994 "1994 Fiji House of Representatives elections", Fiji Elections, mais est battu dans sa circonscription aux élections de 1999, qui sont un désastre pour le parti "Taufa On Way Ahead", The Fiji Sun, 12 juin 2016. Il demeure engagé dans le mouvement syndical et est arrêté en 2003 pour avoir pris part à une grève du NUFCW "Fiji police arrest union leader and workers over illegal strike", Radio New Zealand, 16 mai 2003.

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