L’église Saint-Pierre est un édifice religieux catholique situé à Marchienne-au-Pont dans le quartier de La Docherie, section de la ville belge de Charleroi, dans la province de Hainaut.

Histoire

La construction de l'église Pierre-Joseph Parent résolut à faire construire une église de vaste proportion pour ancrer les nouveaux habitants, venus pour la plus par de la campagne. La première pierre de l'église fut posée à l'emplacement du chœur. La cérémonie et la messe en plein aire furent présidée par l'abbé Jean-Baptiste Decrolière qui est ami avec la famille Parent, qui deviendra plus tard, évêque de Namur.

La construction de l'édifice débuta en 1868 et se termina en 1871. Des lézardes se firent remarquer un peu partout dans les murs des bas-côtés, c'est pourquoi le clocher n'a pas été construit. À l'accord de Pierre-Joseph Parent, l'architecte décida d'arrêter l'élévation de la tour dont la hauteur atteignait le premier étage. Le poids de l'église, élevée sur un terrain dont le sous-sol était creusé de galerie miniers et donc instable, fit que l'édifice bougeait. À cette occasion, la fabrique de Marchienne devenue propriétaire de l'immeuble intenta un procès aux sociétés charbonnière d'Amercœur et de Bayemont. L'action avait été introduite en 1881 vient de se terminer. Le tribunal de Charleroi a entériné le rapport des experts concluent la responsabilités des dites sociétés. L'architecte fit procéder à la pose de barres métalliques dans les murs intérieurs et entre les colonnes pour souder l'ensemble du bâtiment lézardé. Pierre-Joseph Parent a offert ce nouveau lieu de culte à l'évêché de Tournai qui le remit à la Fabrique d'église de Marchienne-Centre.

Les enfants de Pierre-Joseph Parent écrivirent en une lettre au ministre de la Justice et des Cultes pour lui demander l'autorisation de poursuivre l'élévation de la tour et de la couronner d'un clocher et en stipulant qu'ils assumeraient toutes les dépenses en souvenir de leurs parents défunts. À la fin du mois de mai, toutes les autorités compétentes avait donné un avis favorable et la construction démarra très vite et se termina en . L'église est dédiée à saint Pierre, en l'honneur de Pierre Parent qui finança la construction. En 1942, lors du jubilé de l'église, des nouveaux vitraux furent placés et une rosace sont apposés dans l'abside.

Les transformations En 1925, le vicaire Yernaux transforme l'intérieur de l'église et l'inauguration a eu lieu le lors de la bénédiction de la statue de sainte Thérèse. Lors de cette inauguration, toute la rue Royale fut décorée par des fleures en papier. Pendant cette transformation, les bancs de communion qui sont en bois furent remplacés par des bancs en marbre, des nouvelles peintures, lambris en bois, maître-autel en pierre, rideaux de velours et luminaires électrifiés.

En 1952, l'église a eu d'autres transformations : le percement de la porte latérale, le placement d'un nouveau chemin de croix provenant de l'église de Marchienne-Centre, une nouvelle couche de peinture dans le chœur et la cuve baptismale fut déplacée dans le bas-côté ouest. Pendant sept mois, les offices ont lieu dans la salle du patronage, à côté du cimetière et certains mariages furent célébrés. En 1953, toutes les statues furent repeints en brun. vignette|L'intérieur de l'église vers le chœur. À la suite du concile Vatican II, l'église est à nouveau transformée en 1972.

Description architecturale Elle est construite en style néo-roman en plan de croix latine sous bâtières d'ardoises, elle est composée d'une nef de cinq travées qui sont éclairées d'oculi et enserrées par les bas-côtés qui sont percés de fenêtres en saillant et un chevet à pans coupé qui son précédé de deux travée droites. La longueur total de l'église est de 48 mètre, la largeur du transept est de 22,2 mètre et la hauteur de la nef est de 19,8 mètre de hauteurs. Le clocher est une hauteurs de 38,5 pour une largeur de 7,2 mètre. La tour de l'église possède une rosace qui éclaire le deuxième étage et, au-dessous d'un cordon de pierres, les abats-son qui permet d'attendre les cloches qui sont suspendues au troisième étage.vignette|Le portail principal de l'église. Le portail dont les jambages et l'archivolte à moulures sont inspiré du style néo-roman et au dessus du portail sont scellés trois pierres sculptées dont la première porte la dédicace : « Dédié à Saint Pierre par Pierre Parent Legrand et sa famille » et sur la deuxième un chronogramme « 1868 » et la troisième est sculpté en forme de croix latine. L'intérieur est une combinaison de néo-roman et de néo-gothique, les cinq travées séparées par des colonnes aux fûts cylindrique reposant sur des bases octogonal dont les chapiteaux sont ouvragés. Les pieds droits sont enclavés dans les murs, des arc brisés se croisent au centre par des clefs de voûte et un faux triforium en plâtre agrémente l'espace entre les travées et les rosaces translucides. Les travées de la nef correspondent les travées des bas-côtés qui représentent également le style néo-gothique, mais dans laquelle sont percés de verrières translucide en plein cintre.

Intérieur

Vitraux

Dans le transept de l'église, deux vitraux représentant Sainte-Thérèse et le couronnement de la Vierge par son Fils, furent offert à l'occasion du jubilé de l'abbé Robert et les fonds récoltés qu'on décida de faire exécuté d'autres vitraux qui éclairèrent les sept rosaces du chœur.

Mobiliers liturgiques vignette|L'intérieur vers l'entrée principale.L'église possède :

une cuve baptismale de style gothique (), provenant de l'ancienne église de Marchienne-CentreDémolie en 1905, elle était située sur l'actuelle place du Perron. ; un bénitier en pierre de style classique ; des confessionnaux datant du . un chemin de croix datant de la fin du provenant de l'église de la Sainte-Vierge de Marchienne-Centre, un grand crucifix situé dans le chœur, deux supports en bois, dont un supporte le tabernacle et l'autre la Bible, un autel en bois à la jonction du transept et de la nef.

Objets liturgiques L'église possède quelques pièce d'orfèvrerie comme par exemple :

un ciboire donné en 1869 ; un calice qui date de la deuxième moitié du et qui possède des poinçons de Tournai ; une croix de procession en laiton doré ; un ostensoir-soleil en métal argenté qui est fabriqué vers 1870 ; un reliquaire de la Vierge en laiton coulé et doré, dont les statuettes sont représenté d'une vierge à l'enfant entouré de deux anges adorateurs.

Cloches À la suite de la construction du clocher, le curé Robert fit circuler dans la paroisse et dans les environs une souscription pour l'achat de cloches. Elles furent fondues à Tellin, dans les Ateliers de Adrien Caussart.

La grosse pesait (Charlotte). La moyenne pesait (Marie-Barbe). La petite pesait (Augustine), cette cloche se fêla en 1912 est elle fut remplacée et fondue aux Établissements Cassart pour renaître sous une forme de bourdon de . Son nom était Anna, elle donnait la note ré qui a été bénie en 1914.

La bénédiction des trois cloches qui eut lieu le et furent suspendue dans le clocher le 23 du même mois. En 1943, les trois cloches furent enlevé par les Allemands. et après la guerre, des nouvelles cloches furent fondue à la fonderie Tastenoe à Leeuw-Saint-Pierre. Les nouvelles cloches furent baptisée, le par Charles-Marie Himmer. Elles portent les mêmes appellations d'origines :

Anna () ; Charlotte () ; Marie-Barbe ().

Notes et références

Notes

Références

Annexes

Articles connexes La Docherie

Bibliographie

Lien externe

Photographies de l'église, sur le site de l'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA)

Catégorie:Église à Charleroi Catégorie:Église dédiée à saint Pierre Catégorie:Église construite dans la décennie 1860 Catégorie:Édifice religieux du XIXe siècle en Belgique Catégorie:Édifice religieux commencé en 1868 Catégorie:Église catholique en Belgique (édifice) Catégorie:Marchienne-au-Pont