Le meurtre d'Alban Gervaise est une affaire criminelle concernant l'agression de celui-ci le , à Marseille, alors que la victime est venu chercher ses enfants à leur école.

La procédure judiciaire déclare son assaillant irresponsable en , trois ans après son meurtre, ce qui entraîne son hospitalisation forcée. Fin , celui ci bénéficie de permissions de sortie les soirs et week-ends sur décision préfectorale prise après l'avis des psychiatres de l'établissement psychiatrique. Le fait qu'on lui laisse une seconde chance médiatise à nouveau l'affaire.

La victime Alban Gervaise, quarante-et-un ans, est médecin militaire français, radiologue exerçant à l'Hôpital militaire Laveran. Il est marié, père de deux garçons et d'une petite fille. Son épouse, Christelle, est également médecin de profession.

L'assaillant Mohamed L., âgé de au moment des faits, est de nationalité française. Il n'a pas de casier judiciaire, mais est connu des services de police pour des affaires de stupéfiants.

Meurtre Le , à , Alban Gervaise se rend à la sortie du groupe scolaire privé catholique Sévigné, dans le quartier du Merlan à Marseille. Il s'installe dans sa voiture, avec sa fille de sur le siège auto, à l'arrière. Il est alors violemment attaqué par l'assaillant, qui monte subitement à bord, coté passager. Agressée, la victime essaie d'abord de protéger sa fille, puis face à la violence, s'enfuit du véhicule. Alors, son agresseur le poursuit à l'extérieur sur une vingtaine de mètres, couteau-suisse en main, jusqu'à le faire basculer dans un laurier : il le poignarde alors d'une dizaine de coups, notamment au niveau du cœur. L'attaque est si violente que les policiers retrouvent la lame cassée.

L'assaillant est ensuite maitrisé par deux passants, et se met à hurler, alors que la police arrive, .

Selon Le Figaro, le suspect

Alban Gervaise, très gravement blessé, notamment au niveau du cœur, décède deux semaines plus tard, le . Selon Le Figaro,

Enquête Peu avant le meurtre, l'assaillant aurait effectué le même mode opératoire à proximité d'un autre établissement, dans le véhicule d'une enseignante, qui avait réussi à fuir : .

La victime se confie dans la presse, au Figaro : .

Selon Le Figaro, qui cite le dossier, .

Hospitalisation L'assaillant est d'abord placé en détention à la Prison des Baumettes, de mai à . Il est ensuite pris en charge au sein de l'Unité pour Malades Difficiles d'un hôpital psychiatrique, après avoir tenté de d'agresser un surveillant pénitentiaire. En , son transfert est effectué vers une Unité Hospitalière Spécialement Aménagée, destinée à des patients moins dangereux.

Deux ans plus tard, en , la préfecture des Bouches-du-Rhône valide sa libération conditionnelle, appuyée par des psychiatres, qui jugent Mohamed L. en situation de bénéficier d'une liberté sous conditions en soirée, et les week-ends, tout en poursuivant sa prise en charge en milieu psychiatrique, en journée. Il vivra donc en soirée et week-ends chez ses parents, domiciliés à Marignane, dans le même département.

Postérité En raison de son hospitalisation forcée, l'éventualité d'un procès est caduque. France Bleu cite l'AFP : .

. Pour compléter, , selon l'AFP.

Une plaque commémorative est posée en , à Marseille, près du lieu du meurtre. Les deux passants, eux aussi parents d'élèves, ayant porté secours à la victime et ayant permis l'arrestation de l'agresseur, seront décorés par la préfète de police de Marseille, de la médaille de bronze pour leur courage : .

Références

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