Léglise Notre-Dame-de-Miséricorde ou de la Sainte-Vierge est un édifice religieux catholique situé à Marchienne-au-Pont, section de la ville belge de Charleroi, dans la province de Hainaut.
Elle est construite en 1904 en remplacement de l'ancienne église datant du et détruite vers 1905.
Histoire
La première église gauche|vignette|Carte postale de l'ancienne église, au début du . La « vieille église » avait été bénie en 1591 après plusieurs dizaines d'années de travaux, l'ancienne église n'était cependant pas la première de la commune, car, en 1398, il était déjà question de réparer la tour du lieu de culte d'alors’. Elle était située au centre du bourg, sa tour servait au guet. Une demeure seigneuriale se situait immédiatement à proximité et remplacée par le château Bilquin de Cartier au début du . Le cimetière qui entourait l'église a été désaffecté en 1861 et ne disparut définitivement qu'en 1879.
L'église fut endommagée à plusieurs reprises et nécessita différentes campagnes de restauration. Dès 1579, alors qu'elle venait tout juste d'être achevée, elle subit l'assaut des Gueux venus du nord des Pays-Bas, qui emportèrent les cloches ; elles seront remplacée en 1587. Quelques décennies plus tard, l'église est déjà en piètre état et nécessite encore diverses réparations.
À la suite des pertes qui ont anéanti nombre de compagnies et d'escadrons du roi de France en 1674 à Seneffe, de nombreux blessés sont dirigés vers Marchienne pour y êtres soignés. Plusieurs y moururent, et certains furent enterrés dans l'église comme M. de la Pétiniere enterré dans la nef, Jacques Saboureux, seigneur de la Bennetière, M. Stockem, capitaine d'infanterie, N. Beauvais, ou François de l'Ourme, enterré sous le chœur.
Les pierres tombales de plusieurs notables qui sont renfermées dans l'église notamment celle de Jean de Hamal, seigneur de Monceau, qui est veuf ayant repris femme, il y est représenté avec ses deux épouses, Hélène Hinkart et Jacqueline de Hennin. La pierre tombale de l'écuyer Jehan de la Bricque, greffier de la cour de justice de Marchienne de 1540 à 1544, qui est représenté avec ses deux épouses, Françoise de Farcy et Isabeau de Dasve. La pierre tombale de Marie-Agnès de Baillencourt, épouse de Guillaume Bilquin, seigneur de Bioul, Marchienne-au-Pont et de Mont-sur-Marchienne, qui est décédé en 1725 s'y trouve également.
Entre 1715 et 1718, des réparations de la tour sont effectués. Dès 1794, les Républicains ont suspendu l'exercice du culte à Marchienne et transforme l'église en prison militaire. Les suspects, déserteurs et les prisonniers de guerre sont enfermés par Jourdan. Ils seront près de 600 à y être enfermé simultanément, entraînent de nombreuses dégradations de l'édifice et nécessitant de nouvelles réparations après les troubles.
En 1815, un boulet de canon frappe la tour de l'église à la suite d'un affrontement entre Français et Prussiens. Les français en déroute après la bataille de Waterloo, repassent la Sambre à Marchienne et Charleroi. L'église de Marchienne qui est transformée en hôpital militaire accueille les blessés qui sont amenés sur des chariots.
Disparition de l'ancienne église au profit de la nouvelle En 1856, l'église est jugée trop exiguë et ne suffit plus aux besoins du culte, la population étant en plein expansion, en 1868 la construction d'une nouvelle église à La Docherie, le manque de place dans l'église du centre continue de se faire sentir. vignette|Carte postale illustrant le chœur de la nouvelle église. Des nouvelles réparation de l'ancienne église, notamment à sa tour, et, une horloge avec cadran est y placée en 1857. Avec la disparition de l'ancien cimetière en 1879 permet l'agrandissement de la place autour de l'ancienne église et aussi l'agrandissement du marché.
Considérée comme trop petite, vétuste et sans caractère esthétique, et est, pour les autorités, un obstacle pour la création d'une vaste place et d'un marché important au chœur de la commune. Les autorités privilégient l'édification d'un nouveau et vaste lieu de culte, au lieu de conservé et restauré de l'ancienne église et de la création d'une nouvelle à Marchienne-Saint-Martin, quartier qui est dépourvue d'égliseJournal de Charleroi, ..
La commission royale des monuments, ne s'oppose nullement à la démolition à la suite d'une visite des lieuxJournal de Charleroi, .. Une épaisse fumée noire s'échappe par les issues de l'église le à la suite d'une chute d'un cierge, le Saint-Sacrément, divers ornements, et la statue de Notre-Dame de la Miséricorde, qui déjà sauvée d'un autre incendie en 1794 arrivent à être placés en lieu sûrJournal de Charleroi, 25 décembre 1897..
La nouvelle église sera construite en face de la rue des Bateliers à l'emplacement d'une maison au pignon à gradins.
La deuxième église vignette|L'abside. Les plans de la nouvelle église sont approuvés par l'administration communale en 1899Le Courrier de l'Escaut, .. L'autorisation d'érigé la nouvelle église fut accordée le par Léopold II. Le lieu est choisi et se situe dans l'axe de la rue des Bateliers, les anciennes demeures sont acquis et puis démolis. La nouvelle église est inspirée de l'abbatiale d'Aulne, sont l'œuvre des architectes Sonneville et SimonLe Courrier de l'Escaut, ..
La première pierre a été bénie et posée le jour de l'Assomption, le par l'abbé Carbonelle, doyen de Fontaine-l'Évêque en présence des architectes et de Arnold de CartierVingtième Siècle, .. Un tube de métal contenant des manuscrits sur parchemin, une pièce d'argent à l'effigie de Léopold II, des médailles de la Sainte-Vierge, Saint-Joseph, de Saint-Benoît, de Saint-Antoine de Padoue et une pièce à l'effigie du pape Léon XIIIJournal de Bruxelles, .. Le dimanche , a lieu la consécration de la nouvelle église par l'évêque de Tournai, Charles-Gustave WalravensLe Courrier de l'Escaut, .. et en 1905, l'ancienne église a été démolie.
Description architecturale L'église est construite en style néogothique en pierre de taille et moellon calcaire. L'édifice possède une haute tour de façade avancée, contrebutée de contreforts et enserrés par deux chapelles. La nef de cinq travées qui sont flanquée de bas-côtés jusqu'au transept saillant. Le long du chœur de trois travées droite qui est terminé par un chevet à pans coupés sont accostés de deux chapelles. vignette|Monument funéraire de Jean de Hamal et de ses deux épouses , qui se trouve dans à l'intérieur de l'église.
Intérieure Œuvres d'art L'église possède un tableau de la descente de la croix, copie d'une œuvre réalisée par Rubens entre 1691 et 1710.
L'image miraculeuse de Notre-Dame de Miséricorde En 1626, un statuaire originaire de Marchienne, mais exerçant son talent à Anvers, remet au curé Dieudonné de Ronvaulx une petite sculpture de vingt-trois centimètres en pierre polychrome. Elle est d'abord placée dans le creux d'un vieux chêne bordant le chemin de Zone et invoquée sous le nom de Mère de Miséricorde. La statue est ensuite placée dans une niche au coin du mur. Dans le vieux chêne, on a sculpté Notre-Dame de Bouvignes et celle de Marche-en-Famenne, toutes deux également invoquées sous le titre de Mère de la Miséricorde.
Une chapelle est érigée non loin du couvent du même nom que les Sépulchrines occupent depuis 1642. Ce dernier est partiellement détruit par les soldats en 1794 lors de la révolution, mais l'image pieuse est sauvée et placé en grande pompe dans la vielle église paroissiale. La chapelle actuelle date de 1860.
Le , des fêtes mariales célèbrent le tricentenaire du culte de Notre-Dame de Miséricorde. Dès du matin, la Madone est amenée de la rue de Zone. Les rues de la paroisse sont ornées de décorations, et l'Évêque de Tournai, Rasneur, concélèbre la grande messe solennelle.
Notes et références
Références
Annexes
Articles connexes Marchienne-au-Pont
Bibliographie
Liens externes et sources Historique des deux églises Site de l'Unité Pastorale de Marchienne-au-Pont Photographies de l'ancienne église sur le site de l'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) Photographies de l'église de 1904 sur le site de l'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA)
Catégorie:Église à Charleroi Catégorie:Église dédiée à Notre-Dame en Belgique Catégorie:Église construite dans la décennie 1900 Catégorie:Édifice religieux du XXe siècle en Belgique Catégorie:Édifice religieux commencé en 1901 Catégorie:Église catholique en Belgique (édifice) Catégorie:Marchienne-au-Pont