La Cour batave est une ancienne cour de Paris, disparue en 1858 lors du prolongement de la rue de la Cossonnerie de la rue Saint-Denis au boulevard Sébastopol. Origine du nom La nom de la rue est liée à la nationalité de la compagnie hollandaise ou « batave » qui a fait construire cet ensemble immobilier en 1792.
Situation L'accès à la cour était dans la rue Saint-Denis. Son emplacement correspond à l'actuel numéro 60 de la rue Saint-Denis et à la partie de la rue de la Cossonnerie entre le boulevard de Sébastopol et la rue Saint-Denis. Historique La cour est construite de 1792 à 1795 à l'emplacement de l'ancienne église du Saint-Sépulcre et de ses dépendances devenus bien national en 1790 et vendus le à un seul acquéreur, le citoyen Dauvergnehttps://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_administratif_et_historique_des_rues_de_Paris_et_de_ses_monuments/Batave_(cour).
Ce premier acquéreur le revend presque immédiatement aux financiers hollandais Vandnyvert qui démolissent la totalité des bâtiments pour édifier un centre commercial sous la direction des architectes Sobre et Happe. Ces promoteurs sont guillotinés peu après, avant l'achèvement des travaux, ce qui compromet le succès de l'opération.
Description La cour batave, d'une architecture soignée, comprenait une cinquantaine de magasins au-rez-de-chaussée dans des galeries couvertes et des appartements de location sur 3 étages au-dessus d'un entresol et un quatrième mansardé autour d'une grande cour. Des frises en bas-reliefs couraient entre le 3ème étage et les combles mansardés. Les arcades de l'entresol étaient également décorées de bas-reliefs. La cour communiquait par un porche avec la rue Saint-Denis, à l'arrière par un passage donnant accès à l'impasse de Venise, voie étroite disparue qui débouchait rue Quincampoix en face de la rue de Venise.
Au début du XIXème siècle, la Cour batave est densifiée par ses utilisateurs qui modifient leurs lots par des cloisons élevées entre les colonnes des galeries.
Dans le roman César Birotteau, Balzac la décrit ainsi pages 129-130 : .
Victor Hugo la mentionne dans un épisode de la Révolution de 1830 décrit dans Les Misérables :
Disparition de la Cour batave La plus grande partie de la Cour batave disparait en 1858 lors du prolongement de la rue de la Cossonnerie jusqu'au boulevard de Sébastopol et de percement de ce boulevard.
Il en reste un fragment visible au 60 rue Saint-Denis et à l'angle de cette rue avec la rue de la Cossonnerie.
Références
Articles connexes Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire Histoire de Paris
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