Après la guerre civile syrienne remportée par les rebelles, plusieurs insurrections éclatent contre le gouvernement de transition syrien dirigé par Ahmed al-Charaa.

Contexte Le , coïncidant avec la chute du régime d'Assad, Israël a lancé une invasion dans le sud de la Syrie. Les forces israéliennes ont pris le contrôle de la zone tampon du plateau du Golan, s'emparant de Quneitra – la partie syrienne du mont Hermon – et des villes et villages environnants. Des frappes aériennes israéliennes ont ciblé des bases militaires syriennes. Depuis lors, Israël maintient une occupation militaire de la zone tampon.

Insurrection d'ex-loyalistes et affrontements côtiers

Préparations de l'insurrection En , d'anciens militaires de l'Armée arabe syrienne et des milices alaouites s'organisent pour lutter contre le nouveau régime islamiste sunnite. Le Conseil militaire pour la libération de la Syrie est formé par Ghiath Dalla. Miqdad Fatiha reforme la Brigade du Bouclier CôtierArthur Sarradin, «Ils ont exécuté les civils et brûlé leurs magasins» : en Syrie, des massacres d’Alaouites plongent le pays dans l’incertitude, Libération, 10 mars 2025..

Miqdad Fatiha, le chef de la Brigade du bouclier côtier, a annoncé que son groupe, le Front de résistance islamique en Syrie et les Fantômes de l'Esprit des Forces de Résistance, coopéreraient contre le régime d'Ahmed al-Charaa et les « takfiristes ».

Mihraç Ural, le chef de la Résistance syrienne, a réussi à échapper à la capture par les forces du nouveau régime, il a accordé une interview en , accusant la Russie d'avoir orchestré l'effondrement du régime d'Assad. Il a appelé les Alaouites et les Kurdes à combattre le gouvernement syrien de transition et a exprimé son soutien à la fédéralisation de la Syrie.

Le , Rami Makhlouf, cousin de Bachar al-Assad, a annoncé publiquement la création des forces d'élite. Cette annonce intervient dans un contexte d'instabilité persistante dans la région côtière, après des massacres et des failles de sécurité signalés. Makhlouf a déclaré que la création des forces d'élite a été réalisée en collaboration avec Souheil al-Hassan, une figure militaire de premier plan autrefois affiliée aux unités d'élite de l'armée syrienne sous Assad.

Affrontements En , la Résistance populaire syrienne, la Brigade du bouclier côtier, le Conseil militaire pour la libération de la Syrie ont affronté les forces du gouvernement de transition syrien dans le gouvernorat de Lattaquié, menant des embuscades et se battant frontalement contre les forces du gouvernement syrien. Les assauts, lancés par des groupes militants assadistes fidèles aux commandants militaires baasistes Souheil al-Hassan, Ghiath Dalla et Miqdad Fatiha, ont visé des bâtiments gouvernementaux, des points de contrôle, des hôpitaux et des installations médicales, ainsi que des soldats de l'armée syrienne. Les néo-baasistes ont attaqués des forces de sécurité et des militaires à Lattaquié, Homs, Jablé et à Homs.

Menaces contre Israël En , un homme cagoulé sous le pseudonyme Abou Jihad Rida, du Front de résistance islamique en Syrie, un groupe islamiste chiite allié des ex-baassistes, a menacé d'attaquer « tous les sionistes en Syrie et à l'extérieur ».

Soutien extérieur de milices chiites Des miliciens chiites irakiens des groupes des Forces du martyre du bouclier d'Abbas, la Kataib Sarkhat al-Quds et les Formations populaires Ya Ali ont menacé d'intervenir contre les Américains en Syrie. Elles sont également hostiles envers le gouvernement de transition syrien. Les Formations populaires Ya Ali attaquent des immigrés syriens en Irak et « poursuivraient tous les Syriens qui soutiennent Jolani et les expulseraient du pays ».

Activité salafiste djihadiste En , l'État islamique a revendiqué sa première attaque depuis la chute d'Assad, visant un véhicule militaire dans la province de Soueïda. L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'un soldat tué et de trois blessés par une mine terrestre télécommandée. En , un attaquant affilié à Saraya Ansar al-Sunnah a tué 25 personnes et en a blessé 63 autres lors d'un attentat-suicide et d'une fusillade contre l'église grecque orthodoxe du prophète Élie, dans le quartier de Dweila à Damas, pendant les offices du dimancheSyrie : un groupe djihadiste peu connu revendique l'attentat contre une église à Damas, Le Figaro avec AFP, 24 juin 2025.. Il s'agissait de la première attaque de ce type à Damas depuis le renversement du régime baasiste.

Le , deux militaires et un interprète civil américains sont tués par un tireur isolé à l'intérieur de la base de Palmyre. Trois autres militaires américains et deux militaires syriens sont également blessés. L'attaque, attribuée à l'État islamique par les États-Unis, est commise par un membre des forces de la Sécurité générale, qui est ensuite abattuSyrie : trois Américains, dont deux soldats, abattus par un «tireur de l’État islamique», Le Figaro avec AFP, 13 décembre 2025.Syrie: l'assassin des trois Américains était un membre des forces de sécurité du pays, RFI, 14 décembre 2025..

Affrontements entre le Conseil militaire de Soueïda et le gouvernement

En , des affrontements armés ont éclaté entre groupes druzes et bédouins à Soueïda. Les forces gouvernementales syriennes sont intervenues et ont affronté les militants. L'OSDH a signalé des exécutions massives de civils druzes par les forces gouvernementales. Selon ce rapport, environ 300 Druzes ont été tués, dont 146 combattants et 154 civils, dont 83 ont été sommairement exécutés. Une cinquantaine de civils bédouins sont exécutés par les groupes druzes en réponse. En réponse, invoquant des préoccupations humanitaires et la minorité druze en Israël, l'armée de l'air israélienne a frappé des positions de chars syriens à Soueida, en guise d'avertissement au gouvernement syrien intérimaire. Le lendemain, l'aviation israélienne a bombardé des cibles à Damas, notamment le ministère de la Défense et des zones proches du palais présidentiel.

Affrontements entre l'ANS puis le gouvernement et les kurdes

Bilan humain Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), à la date du , les violences en Syrie ont fait au moins depuis la chute du régime Assadعام بعد انهيار النظام.. سوريا تغرق في العنف: 11439 قتيلاً وغياب كامل للمساءلة, OSDH, 7 décembre 2025.. Parmi les victimes figurent au moins , dont 676 femmes et 512 enfants, et , dont des forces gouvernementales, 307 membres des Forces démocratiques syriennes, 40 djihadistes de l'État islamique, 645 membres de , 383 , 83 membres des forces de l'ancien régime, 10 combattants étrangers pro-Iran, 8 Turcs et 11 djihadistes.

Notes et références Notes

Références

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