La famille de Vandière de Vitrac, autrefois de Vitrac, est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Périgord, de noblesse d'extraction, dont la filiation noble prouvée remonte à 1541. À la suite d'alliances, elle a relevé les noms de la famille de Vandières au , de la famille d'Abzac en 1828 et de la famille Grant de Luxolière de Bellussière au début du .
Histoire Attestations médiévales du nom de Vitrac
Des porteurs du nom de Vitrac sont mentionnés dès les dans des cartulaires monastiques du Limousin. Ces mentions attestent l'ancienneté du nom dans la région, sans établir de filiation continue avec la famille de Vandière de Vitrac, dont la filiation noble prouvée remonte au .
Dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche, l'acte , daté des années 1073 à 1086, mentionne Ademarus de Vitrac parmi les personnes présentes lors d'un affranchissement de serfs accompli sur l'autel de Saint-Martin de La Guena..
Le même cartulaire cite Stephanus de Vitrac (Étienne de Vitrac), fils d'Eustorgius Moiran, dans l'acte , daté par l'éditeur des années 1113 à 1133. Étienne donne à l'abbaye une maison située à Uzerche, désignée dans le texte par les mots meam domum apud Usercam. Dans une note, Jean-Baptiste Champeval identifie le toponyme Vitrac au village de ce nom situé dans l'actuelle commune de Chamboulive..
Le village de Vitrac, à Chamboulive, avait été donné à l'abbaye d'Uzerche vers la fin du . Sa chapelle, placée sous le vocable de saint Jean, fut également donnée à l'abbaye en 1118 par Eustorge, évêque de Limoges. Elle figure parmi les possessions du monastère dans une bulle du pape Eugène III de 1145, puis dans un privilège accordé en 1185 par Sébrand Chabot, évêque de Limoges..
Le Cartulaire des abbayes de Tulle et de Roc-Amadour mentionne d'autres porteurs du nom dans l'entourage de l'abbaye Saint-Martin de Tulle. L'acte cite Geraldus de Vitrac, qui donne douze deniers provenant du manse de Cassanias, situé dans la paroisse de Corrèze..
L'acte mentionne Ademanis de Vitrac, donateur du manse de Transrivo, que Champeval identifie à Terriou, dans l'actuelle commune de Vitrac-sur-Montane.. L'acte cite Ademarus de Vitrac et ses frères Geraldus et Rotgerius à propos de la donation du manse d'Oiz. Champeval situe ce dernier près de Terriou, tout en présentant cette localisation comme une hypothèse..
Le cartulaire de l'abbaye cistercienne d'Obazine contient également plusieurs actes concernant Willelmus de Vitrac (Guillaume de Vitrac), notamment au milieu du ...
Filiation prouvée et maintien de noblesse Originaire du Périgord, la famille de Vitrac est reconnue de noblesse d'extraction par un arrêt rendu le à Périgueux par Hélie de Montozon, subdélégué de Claude Pellot, intendant de Guyenne, sur preuves d'une filiation noble remontant à 1541. avec Étienne de Vitrac, écuyer, seigneur du Soleil-Couché, marié à Lubersac par contrat du à Madeleine de Bardican...
Gontran du Mas des Bourboux écrit que le rameau aîné dit de la Croze, représenté à l'époque des grandes recherches par une veuve et sa fille, fut condamné pour usurpation de noblesse et se désista des prétentions de noblesse, et que le rameau cadet continua la filiationGontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, 2001, ..
La famille de Vitrac comparait à l'assemblée de la noblesse à Périgueux en 1789 en la personne de , lequel constitue pour procureur général et spécial ..
La famille de Vandière de Vitrac est subsistante en 2019 avec une cinquantaine de membres.. La famille de Vandière de Vitrac est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française..
Évolutions du nom de famille Dans les sources nobiliaires et héraldiques telles que le Grand armorial de France, la famille est référencée sous les dénominations variables de « de Vitrac de Vandières » et « de Vitrac de Vandières d’Abzac », témoignant des alliances successives ayant modifié le patronyme primitif.
À la suite de l'alliance en 1670 de Léon de Vitrac, écuyer, seigneur de Saint-Michel, avec Marguerite de Vandières, une branche fixée à Tourtoirac au ajoute à son nom celui de la famille de Vandières, originaire de Lorraine et fixée en Périgord.. Ce nom évolue et apparaît plus tard à l'état civil sous la forme « de Vandière de Vitrac », notamment à la naissance de Raymond Vandière de Vitrac (1800-1881).
Le petit-fils de Léon, Hélie Bernard de Vitrac (1715-1790), épouse en 1777 en secondes noces Claire d’Abzac de Limeyrat. Leur petit-fils, Raymond de Vandière de Vitrac, né Raymond Vitrac en 1800, est adopté en 1828 par son grand-oncle le chevalier d’Abzac (1747–1831), frère de Claire et dernier héritier mâle de sa branche. Il est autorisé par arrêt de la Cour royale de Paris du à transmettre par cette adoption son nom, ses titres et ses armes, permettant ainsi à sa descendance de relever le nom d'Abzac (devenant ainsi « de Vitrac de Vandières d'Abzac » dans les armoriaux). Au début du le nom se stabilise et devient définitivement « de Vandière de Vitrac d’Abzac ».
Cependant, pour la branche cadette n'ayant pas bénéficié de l'adoption d'Abzac, le nom se fixe différemment à l'état civil. En 1845, à la déclaration de naissance de son fils Antoine Marc, Jean Nicolas de Vitrac se déclare sous le nom de « Jean Nicolas Ludovic de Vandière de Vitrac ». Le nom « de Vandière de Vitrac » remplace alors définitivement l'usage ancien « de Vitrac » pour cette branche.
Enfin, un rameau issu de cette dernière, relève le nom de Bellussière à la suite du mariage, en 1919, de Jacques Ludovic Joseph Henri de Vandière de Vitrac (1890–1975) avec Geneviève Grant de Luxolière de Bellussière (1895–1967), ce rameau qui subsiste de nos jours, porte la forme de « de Vandière de Vitrac de Bellussière »..
Armes Les armes attribuées à la famille et à certaines branches varient selon les relèves de nom. Au , il y a donc trois branches subsistantes qui se distinguent :de Vandière de Vitrac d’Abzacde Vandière de Vitracde Vandière de Vitrac de Bellussière.
Famille ou branche Blasonnement Source de Vitrac / de Vandière de Vitrac D'azur à trois trèfles d'or posés 2 et 1upright=0.4|vignette|Armes anciennes de Vitrac / de Vandière de Vitrac Branche de Vandière de Vitrac d'Abzac Écartelé : aux 1 et 4 d'argent à la bande d'azur chargée d'un besant d'or, à la bordure d'azur chargée de huit besants d'or, qui est d'Abzac ; aux 2 et 3 d'or à la fasce de gueules accompagnée de six fleurs de lis d'azur, qui est de Boniface ; sur le tout de gueules à trois léopards d'or, armés et lampassés d'azur, rangés en pal.upright=0.4|vignette|Armes relevées par la branche aînée de Vandière de Vitrac d'Abzac
Les armes écartelées de la branche de Vandière de Vitrac d'Abzac sont celles attribuées lors de la relève du nom d'Abzac consécutive à l'adoption de Raymond de Vandière de Vitrac par Jean-François d'Abzac de sarrazac (branche de Limeyrac) en 1828.
Propriétés Plusieurs châteaux sont liés à la famille : en Dordogne : Château de Bellussière à Rudeau-Ladosse, demeure fortifiée dont le donjon, de forme en « fer de lance », remonterait aux – et qui demeure, au , entre les mains de la famille de Bruno de Vandière de Vitrac de Bellussière, n’ouvrant ses portes au public que lors de manifestations ponctuelles (Châteaux en fête, Journées européennes du patrimoine) ; château de Laudonie à Tourtoirac ; en Haute-Vienne : Château de la Pomélie et château de Marzac à Saint-Paul-d’Eyjeaux ; dans les Yvelines : Château d’Abzac à Milon-la-Chapelle, acquis au par le baron Johann de Kalb, transmis à son gendre Raymond de Vandière de Vitrac d'Abzac...
Liens de filiation entre les personnalités La filiation suivante est établie selon le Grand Armorial de France d'Henri Jougla de Morenas et les compléments apportés par les registres des paroisses et de l'état civil :
Alliances Les principales alliances de la famille de Vitrac sont : de Bardican (1541), de Martin de Viviés, de Vandières (1670), de Lestrade de la Cousse (1681), de Roux de Montcheuil (1704), d'Abzac (1777), de Meyvières d’Artois (1788), de Kalb (1828), Forge, Thieulier de St-Hilaire (1829), de Maillard (1844), Deschamps (1862), Le Pelletier de Molandé (1866), d’Héralde (1866), Macau de Lacosne (1872), Audebert-Lapinsonnie (1878), Rougé (1880), Hoarau de La Source (1881), Feuillet (1886), Adam (1893), de Martrin-Donos (1892), de Bruchard (1895), Grant de Luxolière de Bellussière (1919), Dumont-Saint-Priest (1920), Espivent de La Villesboisnet (1937).
Pour approfondir Bibliographie . . . Guy Penaud, Armorial du Périgord, Périgueux, Éditions Fanlac, 1998, . Notices consacrées aux familles d’Abzac et de Vitrac ; blasonnements et alliances. . . . . . Alfred de Froidefond de Boulazac, Armorial de la noblesse du Périgord, 1891, notice consacrée à la famille de Vitrac, .
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z) Armorial des familles du Périgord
Liens externes
Arnaud Clement, La Noblesse française, sur Acadomia, édition 2024, , .
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Famille noble française Catégorie:Famille noble de Guyenne Catégorie:Famille subsistante de la noblesse française