Djibrine Kherallah, également orthographié Djibrine Khérallah ou Djibrine Kerallah, né en 1926 à Ati et mort le , est un homme politique et diplomate tchadien.

Acteur de la vie politique tchadienne avant et après l'indépendance, il occupe plusieurs fonctions ministérielles, dont celles de ministre des Finances et de ministre des Affaires étrangères de 1961 à 1963.

Biographie

Débuts et carrière politique

Né en 1926 à Ati, dans l'actuelle région du Batha, Djibrine Kherallah reçoit une formation primaire avant de travailler comme commis des services administratifs et financiers..

Il entre dans la vie politique en 1946 en siégeant au conseil représentatif. Il est élu à l'Assemblée territoriale du Tchad en 1957, puis réélu député à l'Assemblée législative du Tchad en 1959, un an avant l'indépendance. Avec Gontchomé Sahoulba et Ansot Jacques, il participe au Groupement des indépendants et ruraux tchadiens (GIRT), dont il devient président.. Il appartient ensuite aux forces politiques opposées au Parti progressiste tchadien (PPT). L' (PNA), auquel participe le GIRT, constitue l'un des principaux regroupements opposés au PPT au début des années 1960.

Kherallah occupe plusieurs fonctions gouvernementales avant et après l'indépendance du Tchad. Il est ministre des Finances, ministre de l'Intérieur et ministre de la Justice à différentes périodes entre la fin des années 1950 et 1961.

En 1961, le président François Tombalbaye le nomme ministre des Affaires étrangères, en remplacement de Pierre Toura Gaba. Il conserve ce portefeuille jusqu'en mars 1963. Lors d'un remaniement gouvernemental le 6 mars, il est démis de ses fonctions et remplacé par Maurice Ngangtar.. Son éviction intervient après son refus de rallier le PPT lors du congrès d'unification politique organisé à Fort-Archambault en janvier 1963.

Opposition, emprisonnement et retour au gouvernement

Le , une réunion politique se tient au domicile de Djibrine Kherallah à Fort-Lamy. Une manifestation se forme à la suite de cette réunion et des affrontements ont lieu avec les forces de l'ordre. Le pouvoir de François Tombalbaye fait alors arrêter plusieurs responsables de l'opposition.. Kherallah, Ahmed Koulamallah et Jean-Baptiste sont accusés par le gouvernement d'avoir organisé des réunions politiques destinées à troubler l'ordre public..

Kherallah est emprisonné pendant plusieurs années. Après sa libération, il reprend une activité politique dans le cadre de la politique de réconciliation menée par Tombalbaye. En avril 1971, il entre au bureau politique du Parti progressiste tchadien..

Le , il revient au gouvernement comme ministre des Finances.. Lors du remaniement du , il cède ce portefeuille à Élie Roumba et devient ministre d'État à la présidence de la République.. Il participe ensuite aux derniers gouvernements de François Tombalbaye.

Il meurt le , (autre source situe son décès en 2003).

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Politique au Tchad François Tombalbaye Ministère des Affaires étrangères (Tchad) Parti progressiste tchadien

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