L'église Saint-Barthélemy de Villefranque est une église de style labourdin située à Villefranque dans les Pyrénées-Atlantiques. Dédiée à l'apôtre Barthélemy, elle dépend du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron et appartient à la paroisse Saint-Pierre de Nive-Adour.
Historique
C'est au que l'église a été construite.
Propriété de la commune, l’église est protégée par les monuments historiques : inscrite le ..
Villefranque était, au , une sauveté (agglomération créée à l’initiative de l’Église et jouissant d’une garantie de non agression accordée par le seigneur local) de l’évêque de Bayonne, ce qui en fit une terre d’accueil et favorisa le développement de la population locale.
Patrie de Mgr Jean Saint- Pierre (1884-1951), écrivain basque, missionnaire, professeur de théologie, et évêque de Carthage, il se retira en 1937 à Villefranque. Son tombeau se trouve sous le porche d'entrée à l'église et porte ses armoiries.
Description Cette église est typiquement de style labourdin, avec son caractéristique clocher-fronton triangulaire en pierre de taille et son porche dallé de tombes de notables ou de religieux. Sur le mur Est, on retrouve le banc de pierre sur lequel les jurats délibéraient sur les affaires du village après la messe.
L’église possède une nef unique datant du , des galeries de bois aux poutres sculptées (une de ces poutres porte la date 1632). Elle abrite de même un remarquable retable relatant le supplice de saint Barthélemy, saint à qui cette église est consacrée.
Elle possède un chevet à trois pans, une nef à quatre travées. Le gros œuvre est en moellon d’enduit avec une couverture de tuile et d’ardoise. Elle abrite de même le tombeau de Mgr Jean Saint Pierre, un grand écrivain basque. Au cimetière, on trouvera des stèles discoïdales.
La porte des Cagots
Les cagots étaient les parias de la société. Ces individus sont injustement soupçonnés d’être porteurs de lèpre (sous forme héréditaire ou dite « blanche ») ou considérés comme les descendants d’une « race maudite » (notamment les Goths, les Cathares ou les Sarrasins).
À l’église, ils ne pouvaient emprunter le porche d’entrée, mais une porte latérale qui leur était destinée. Ils avaient ensuite leur propre bénitier et ne devaient en aucun cas se mélanger au reste de la population. Généralement, ils étaient menuisiers, tonneliers ou charpentiers, le bois étant un des seules matières qu’on les autorisait à toucher et travailler..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Commune de Villefranque Labourd Catholicisme
Liens externes
Villefranque Villefranque Catégorie:Monument historique inscrit en 1927 Catégorie:Pyrénées-Atlantiques au XVIIIe siècle