La prison centrale de Nassiriya (, ), également connue sous le nom de prison d'Al-Hout (, ), est une prison de haute sécurité située près de Nassiriya, dans le gouvernorat de Dhi Qar, en Irak. Elle est la plus grande prison active d'Irak et la principale, voire la seule, où est appliquée la .

Histoire Le projet de construction d'une prison de haute sécurité à Nassiriya est lancé en 2004 par l'. La maîtrise d'œuvre est d'abord confiée à Parsons Global Services (filiale de la ), avant de lui être retirée, le , en raison d'une accumulation de six mois de retard. La suite du chantier est assurée par une société irakienne, Al-Basheer Co.. La prison ouvre ses portes à l'été 2008, avec une capacité initiale de .

En , l'achèvement des phases 3 et 4 des travaux porte la capacité d'accueil à , pour un coût de 36 millions de dollars. Les phases 3 et 4 incluent également la création de structures de soutien médico-social et de formation professionnelle.

Le , une extension majeure (six nouveaux bâtiments cellulaires pour 3 000 places supplémentaires) est officiellement inaugurée.

Exécutions

La prison de Nassiriya est la principale, voire la seule, prison où est appliquée la peine de mort en Irak. Elle est d'ailleurs communément surnommée , la baleine en arabe, en raison de sa réputation d'.

Le , 36 hommes condamnés pour le massacre de Speicher sont exécutés par pendaison à la prison de Nassiriya.

Le , sept hommes originaires de divers pays arabes et condamnés pour appartenance à Al-Qaïda sont pendus dans la prison de Nassiriya.

Le , le ministère de la Justice annonce l'exécution par pendaison à la prison de Nassiriya de 42 personnes condamnées pour , , ou à . Le surlendemain, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, se dit .

Le , irakiens sont , fait savoir Dakhel Kazem, directeur adjoint de la commission de sécurité du conseil de la province de Dhi Qar. Le lendemain, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, , appelle l’Irak à .

Le , 13 personnes condamnées pour participation sont pendues à la prison de Nassiriya. Pour la première fois, des photos des exécutions sont diffusées par le gouvernement.

Le , 21 Irakiens condamnés pour sont exécutés par pendaison à la prison de Nassiriya.

Le et le , respectivement trois et cinq Irakiens condamnés pour sont pendus à la prison de Nassiriya, en représailles d'un attentat ayant tué 32 personnes quelques jours plus tôt à Bagdad.

Le , trois nouveaux Irakiens condamnés pour sont exécutés à la prison de Nassiriya, deux jours avant la visite historique du pape François en Irak.

Le , six Irakiens condamnés à mort, dont trois pour , sont pendus à la prison de Nassiriya, au lendemain de la visite en Irak du président français Emmanuel Macron.

Le , trois Irakiens condamnés pour , dont un pour un attentat à la voiture piégée en 2013 à Nassiriya et un autre pour un attentat similaire dans la province de Kerbala, sont pendus à la prison de Nassiriya.

Le , 13 Irakiens sont exécutés par pendaison dans la prison centrale de Nassiriya.

Le , 11 Irakiens originaires de la province de Salaheddine sont pendus à la prison de Nassiriya .

Le , 11 autres Irakiens, , sont pendus à la prison de Nassiriya.

Le , huit Irakiens, , sont pendus à la prison de Nassiriya.

Le , , , sont exécutés par pendaison à la prison d'al-Hout à Nassiriya.

Le ou , au moins , dont une femme condamnée pour le lynchage d'une personne accusée d'avoir tiré sur des manifestants en 2019, sont pendues dans la prison de Nassiriya pour .

Surpopulation En 2023, le directeur de la prison, Hussein Ahmed Abniya al-Saadi, affirme à la chaîne que et qu'. Ces affirmations sont contredites par des rapports de l'ambassade américaine (2019) et de la commission irakienne des droits de l'homme (2020), qui indiquent tous deux que la capacité de la prison est de 4 000 places pour environ 10 900 détenus. , rapporte le site d'information panarabe . Selon un rapport de l'ONG Women Journalists Without Chains (2025), .

Détenus notables

Ahmed al-Alwani, homme politique irakien, président de la commission des Affaires économiques du Parlement de 2011 à 2013 ; Oussama Atar, terroriste belgo-marocain considéré comme le cerveau des attentats de Paris et de Bruxelles ; Tarek Aziz, homme politique irakien, ministre des Affaires étrangères du régime baasiste de 1983 à 1991.

Références

Catégorie:Nassiriya Nassiriya Catégorie:Édifice construit en 2008