LAndré Blondel était un navire baliseur côtier français, en service de 1933 à 2002.
Conception LAndré Blondel était fabriqué en acier riveté, d'une épaisseur de 8 à 11 mm.. Sa longueur hors tout était de 51,80 m, sa largeur de 9,30 m et son tirant d'eau de 3,20 m à l’arrière. Son déplacement était de 800 tonnes et sa jauge brute de 474 tonneaux.. Le navire était subdivisé en 9 compartiments. Sa propulsion reposait sur deux groupes motopropulseurs diesel-électriques, entraînant chacun un arbre d'hélice. Les moteurs diesel MAN d’origine ont été remplacés en 1983 par des moteurs Baudoin 12 P15 SRP de 600 ch tournant à 1800 tours/minute.
Pour remplir sa mission de baliseur, le navire était doté d’un pont avec une surface de travail de et d'une grue permettant le relevage des bouées, des corps morts et de diverses autres charges. Elle était capable de soulever 5 tonnes à une hauteur de 12 mètres (au petit croc) ou 14 tonnes à une hauteur de 7,5 mètres (au gros croc). La stabilité du navire était élevée, en raison des lourdes charges soulevées par la grue en bout de flèche, qui déplaçaient latéralement le centre de gravité du navire.
L’équipage se composait de 16 hommes : le capitaine, son second, le chef mécanicien, le second mécanicien, deux mécaniciens, le maître d'équipage, le maître machine, le cuisinier et sept matelots.
Historique Le navire a été construit au Havre, au chantier naval Augustin-Normand., lancé en et mis en service le . Durant ses premières années de service, il portait le nom de Finistère et son port d'attache était Brest.
En 1939. il a été renommé André Blondel en l’honneur d’André Blondel (1863-1938), mort l’année précédente. Ce physicien français était l’inventeur de l’oscillographe bifilaire et des radiophares. L’inspecteur général des Ponts et chaussées André de Rouville, directeur des Phares et balises, a écrit à ce sujet en 1942. :
La même année 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate. LAndré Blondel, comme bien d’autres navires, est pris dans la tourmente du conflit. Le , lors de l’opération Catapult, il est saisi par les Britanniques et armé par un équipage anglais du Trinity House (le service des phares et balises dépendant de la Royal Navy). Son port d'attache devient Cowes. Le , il est attaqué par un avion allemand, mais ce dernier est repoussé par la DCA du chasseur de sous-marins CH 43 Lavandou. Le , il participe au balisage des routes maritimes du débarquement de Normandie (opération Overlord). Il est enfin restitué à la France en .
Après-guerre, lAndré Blondel revient à des tâches plus pacifiques : la maintenance, le dépannage et la remise en place des établissements de signalisation maritimes (ESM) flottants. Il effectue également de nombreuses missions en dehors du balisage. Son port d'attache est Dunkerque de 1946 à 1973, puis Le Verdon-sur-Mer., à la subdivision locale des Phares et balises, en remplacement de son sister-ship le Charles Ribière. Sa carrière se termine en 2002, après 69 ans d’activité. Il est vendu pour démolition et démoli l’année suivante (2003) à Bilbao. Il est remplacé en 2006 par le baliseur Gascogne (ex-Aréthuse).
Notes et références
Bibliographie .
Catégorie:Baliseur Catégorie:Navire construit au Havre Catégorie:Bateau lancé en 1933 Catégorie:Navire démoli en 2003