Louis, mort un entre 1060 et plus probablement 1162, est un prince-évêque de Sion, du milieu du .
Biographie Origines Les origines et la date de naissance de Louis ne sont pas connues, voire « incertaines ».
L'abbé et historien Jean Gremaud en faisait un éventuel membre de la famille de Granges, toutefois l'historien Maxime Reymond (1893) a réfuté cette hypothèse. Ce dernier l'apparente par contre à la famille de Grandson.
Reymond (1893) fait d'un Louis de Grandson qui apparaît comme signataire dans des actes concernant l'abbaye de Romainmôtier, entre 1126 et 1130, ainsi qu'un Louis chanoine et doyen de Lausanne, vers 1140, le même personnage qu'il associe à l'évêque.
Épiscopat Louis est mentionné pour la première fois dans la documentation comme évêque de Sion, le . Il est témoin lors d'une donation par le comte de Savoie, à l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune. Il succède à Guérin.
Il mène une politique d'affirmation de son pouvoir temporel face aux Zähringen. En effet, Berthold IV de Zähringen reçoit de l'empereur, en 1156 l'investiture des régales dans les trois évêchés de Sion, Lausanne et Genève obtenant ainsi une « véritable avouerie impériale » (Duparc)... Le duc devient ainsi le représentant de l'empereur pour ces trois évêchés et au-delà deçoit le droit d'investiture.
Lors de la mort du pape Adrien IV, en 1159, l'élection du nouveau pape débouche sur une double élection avec le pape officiel Alexandre III et Victor IV, antipape et candidat de l'empereur Frédéric Barberousse. Louis prend « ouvertement » le parti de l'empereur et s'engage aux côtés de l'antipape Victor IV. Le schisme de l'antipape se terminera en 1164.
Entre sa nomination et 1154, il rend l'église Saint-Maurice d'Aigle, après l'avoir prise au monastère de Saint-Maurice d'Agaune et sous l'intervention du pape, à Saint-Martin d'Ainay (Lyonnais)..
En , il intervient en tant qu'arbitre dans un différend opposant Saint-Maurice d'Agaune à Guillaume de La Tour.
En , il participe à la diète impériale de Roncaglia (Émilie-Romagne), considérée comme antipapale, convoquée par l'empereur Frédéric Barberousse.
Il apparaît comme témoin dans une renonciation de biens de la part des frères de Vulliens en faveur du monastère de Hautcrêt, toutefois l'acte est non daté. Les historiens le placent l'évènement au cours de l'année 1162.
Mort et succession Selon la notice du Dictionnaire historique de la Suisse, il meurt . La notice de l'Helvetia Sacra précise le jour du , reprenant ainsi Reymond (1893). Ce dernier indiquait qu'il .
Amédée de La Tour, doyen de Sion, succède à Louis à partir de 1162, après le , sur le siège épiscopal.
Ce dernier s'adresse au pape Alexandre III afin de se plaindre de plusieurs irrégularités de son prédécesseurs. Le pape répond par bulle du à propos de certaines aliénations d'églises que l'évêque Louis aurait faites au profit du Mont-Joux. Les historiens François-Olivier Dubuis et Antoine Lugon relève cependant que et qu'il renvoie le nouvel évêque de Sion vers son métropolitain, l'archevêque de Tarentaise. Cinq ans plus tard, Amédée de La Tour reconnaît avoir
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . .
Articles connexes Histoire du Valais
Liens externes
Catégorie:Évêque de Sion Catégorie:Évêque catholique du XIIe siècle Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIIe siècle) Catégorie:Date de décès incertaine (XIIe siècle)