Kurt Walter Dönicke, né le à Eisenach, mort le à Leipzig, est un homme politique allemand, maire de Leipzig à la fin de la République de Weimar et membre du parti nazi.

Biographie

Kurt Walter Dönicke est né à Eisenach le , fils d’un maître-ouvrier. En 1902, sa famille s’installe à Leipzig, où il suit des études primaires et professionnelles à l', avant d’apprendre le métier de menuisier de 1914 à 1917.

Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il sert comme soldat sur le front occidental au sein du 8e régiment d’infanterie royal saxon (), puis de la 58e division d’infanterie.

À son retour, il exerce comme aide-menuisier, jusqu’en 1929.

Parcours politique

Il adhère au parti nazi (NSDAP) en (n° de membre 11 133) Bundesarchiv R 9361-IX KARTEI/6530924. L'année suivante, il est nommé responsable du groupe local de Leipzig, avec le grade d', puis de à partir d'. Il est élu en 1929 au , dont il devient président en 1933.

Nommé en 1933 de Leipzig (fonction équivalente à ) Beförderungen in der sächsischen SA. In: , Abendausgabe vom 10. November 1936, S. 3., poste qu'il occupe jusqu’en 1937, il a des responsabilités dans divers organismes nazis : le Nationalsozialistisches Fliegerkorps, le Reichsluftschutzbund, le Secours populaire national-socialiste, la Sturmabteilung (il est en 1936) et le Volkssturm.

Maire de Leipzig

Il est nommé (maire) de Leipzig le , suite à la démission de Carl Friedrich Goerdeler. Sa nomination est validée par le Reichsminister de l’Intérieur Wilhelm Frick et par Martin Mutschmann, de Saxe.

Son mandat est marqué par plusieurs événements : Leipzig est désigné (ville des foires du Reich) le . La construction du est lancée le . La première ligne de trolleybus est ouverte le .

Il est aussi à l’origine d’initiatives antisémite locales, notamment l’expropriation des biens immobiliers des Juifs.

Révocation et fin de carrière politique

, son prédécesseur et futur successeur, orchestre sa destitution en le qualifiant d'« inapte » devant la hiérarchie du parti. Un épisode notable contribue à sa disgrâce : lors de la dernière visite officielle d’Hitler à Leipzig, le , Dönicke lui offre un autographe de Tannhäuser de Wagner – celui-ci se révèle être un fac-similé lithographique – et prononce son discours dans un prononcé, moqué ensuite par Hitler Ulrich von Hehl: Hitler in Leipzig. „Führerbesuche“ in der Messestadt. In: (Hrsg.): Leipzigs Bedeutung für die Geschichte Sachsens. Politik, Wirtschaft und Kultur in sechs Jahrhunderten (= Quellen und Forschungen zur Geschichte der Stadt Leipzig. 7). Leipziger Universitätsverlag, Leipzig 2014, , S. 248..

Il est finalement démis le , perdant tous ses mandats et fonctions au sein du parti et de l’administration.

Suicide vignette|Walter Dönicke près du portrait d'Hitler après son suicide le 19 avril 1945. Lors de l’offensive américaine d’, Dönicke, du Volkssturm, se suicide par balle dans le nouvel hôtel de ville de Leipzig () le , en même temps que le Kreisleiter et le commandant SA , Drei Tage im April. Kriegsende in Leipzig. Lehmstedt Verlag, Leipzig 2005, , S. 39, 61–63, 225 f..

Bibliographie Leipzig hat wieder einen neuen Oberbürgermeister. In: vom 8. Oktober 1937, S. 5. Karin Kühling, , Leipzigs regierende Bürgermeister vom 13. Jahrhundert bis zur Gegenwart. Sax-Verlag, Beucha 2000, , S. 71. Steffen Held, Die Leipziger Stadtverwaltung und die Deportation der Juden im NS-Staat. . Leipzig 2011. Robert Giesel, Leipzigs nationalsozialistische Bürgermeister (1937-1945). In: Leipziger Stadtgeschichte. Jahrbuch 2011. Sax-Verlag, Beucha 2012, , S. 117–132.

Notes et références

Liens externes

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