Hydros (en grec ancien ) est le principe primordial de l'eau selon une des versions des traditions orphiques, un des deux principes fondamentaux avec Gê (Gaïa/la Terre). Hydros était un concept philosophique compris comme « les eaux primordiales ». Il existait déjà à l'aube des temps comme principe similaire à celui des dieux primordiaux. Il avait un caractère plus abstrait et philosophique, et moins mythologique, Hieros Logos, Poesía órfica sobre los dioses, el alma y el más allá, , Ediciones Akal, 2003. ..
À ce jour, il n'existe aucune source capable d'identifier sa famille ou sa descendance de façon à faire concorder les traditions orphiques et classiques.
Étymologie Hydros, en grec ancien , signifie eau.
Famille Parèdre : Gê Enfant : Chronos
Place d'Hydros dans l'orphisme L'orphisme n'a pas une, mais des cosmogonies orphiques, à la fois semblables et dissemblables, connues généralement par bribes, citations et résumés, donc de manière indirecte comme tout ce qui concerne l'orphisme. O. Kern distingue ainsi trois versions principales des cosmogonies orphiquesOrphicorum Fragmenta, 1922, coll. O. Kern, Dublin/Zürick (Weidman), réédition 1972.Brisson, ., M. West sixM. L. West, The Orphic Poems, Oxford, Clarendon Press, 1983.Brisson, ..
Dans la théogonie de Hiéronymos et d'HellanicosTroisième version pour Otto Kern., attribuée à ceux-ci par DamasciosOF 54, Damascios, De Principiis, I, 317, 15-16, Combès-Westerink., existent d'abord deux principes fondamentaux : l'eau (Hydros) et la matière (la terre, Gê, c'est-à-dire Gaïa). D'eux naît Chronos, également appelé Héraclès, un être fantastique, serpent ailé doté de plusieurs têtes dont une de lion, une d'homme et une de taureau. Il est bisexué et couplé avec Ananké, la Nécessité, sa moitié féminine. Chronos engendre l'Éther, le Chaos et l'Erèbe et dépose en eux un œuf d'où sortira l'être appelé Zeus, Pan et ProtogonosBrisson, ..
Hydros, l'eau, apparaît comme un principe primordial mâle là où Gê, la terre, serait un principe primordial femelleBrisson, ..
Athénagore, dans la seconde moitié du , attribue à Orphée une théogonie similaireOF 57, 58, 59..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . Martin Litchfield West, The Orphic Poems, Oxford, Clarendon Press 1983, XII + 275 p. ; trad. en italien, Naples, 1993. Luc Brisson, « Les théogonies orphiques et le papyrus de Derveni (Notes critiques*) », dans Revue de l'histoire des religions, 1985, 202-4, (en ligne).
Articles connexes Pontos
Liens externes
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