vignette|Publicité parue en 1897 dans The Graphic pour le baume universel Elliman (fabriqué à Slough), qui montre un exemple relativement ancien d'une femme occidentale ordinaire, non adepte des bains de mer, apparaissant sans jupe en public (elle porte des « rationals », des « knickerbockers » ou des « bloomers » pour faire du vélo). L'ensemble (haut et bas) était connu sous le nom de « combinaison de cycliste ». La Société pour une tenue vestimentaire rationnelle (Rational Dress Society) était une organisation britannique fondée par des femmes de la haute société à Londres en 1881, qui s'inscrivait dans le mouvement de réforme vestimentaire victorien.

Objectif

Elle décrivait ainsi son objectif :

Actions En 1883, la Société parraine une exposition de tenues rationnelles à Picadilly. Dans le catalogue de cette exposition inaugurale, elle liste les critères que doit présenter une tenue « parfaite » :

liberté de mouvement, absence de pression sur quelque partie du corps que ce soit, un poids qui n'excède pas ce qui est nécessaire pour des vêtements chauds, le poids comme la chaleur devant être uniformément répartis, élégance et beauté combinées à confort et convenance, ne s'écartant pas trop ostensiblement de la tenue vestimentaire ordinaire de l'époque.

La Société comptait comme membres éminents Florence Wallace Pomeroy (créatrice de la jupe divisée), Mary Eliza Haweis et Constance Wilde (auteure irlandaise). Oscar Wilde a contribué à propager cette doctrine en publiant l'essai « La philosophie du vêtement » dans lequel il souligne l'importance du lien entre le vêtement et l'âmeVoir The Philosophy of Dress d'Oscar Wilde.. Les cyclistes féminines, comme les adhérentes de la Lady Cyclists' Association, étaient de ferventes défenseures du droit des femmes à s'habiller convenablement pour cette activité, convaincues que le cyclisme offrait aux femmes l'occasion d'échapper à des normes sociales trop contraignantesJulie Wosk, Women and the Machine: Representations from the Spinning Wheel to the Electronic Age, 2003, Johns Hopkins University Press, pp98-99 .

En 1884, sa présidente, la vicomtesse Harbertone, publie une brochure sur les raisons de la réforme vestimentaire où elle affirme que la silhouette humaine ne doit pas être altérée pour s'adapter à la tenue.

En 1889, Charlotte Carmichael Stopes, membre de la Société, a provoqué la stupeur lors d'une réunion de la British Association for the Advancement of Science à Newcastle upon Tyne en organisant une séance impromptue au cours de laquelle elle a présenté la tenue vestimentaire rationnelle à un large public, son discours étant repris dans les journaux de toute la Grande-Bretagne.

Articles connexes

Réforme vestimentaire Cyclisme et féminisme Association nationale pour la réforme vestimentaire Lebensreform

Références

Catégorie:Droit des femmes en Angleterre Catégorie:Mode au XIXe siècle