Les autobus en Algérie font leur apparition en 1935 à Alger. Depuis les autobus participent au transport de personnes dans les zones urbaines et péri-urbaines en Algérie. En 2025, le secteur privé assure 95 % du transport urbain.

Historique Les premiers autobus en Algérie apparaissent à Alger en 1935, ils assurent alors le transport d'usagers entre Marsa Ben M'Hidi et El-Harrach (respectivement Port-Say et la Maison Carrée pendant la colonisation française). Les autobus, plus rapides que les tramways, remplacent peu à peu ceux-ci et en 1959 ils sont généralisés à Alger..

Les autorités algériennes ont libéralisé le transport urbain en Décret n° 87-42 du 10 février 1987 modifiant et complétant le décret n° 82-148 du 17 avril 1982 portant mesures relatives à l'exercice des activités des transports terrestres (voir article 14), site joradp.dz, 11 février 1987., mais sans définir d'offre minimale pour les opérateurs privés. En 2010, à la suite de ce constat, l'État algérien crée plusieurs opérateurs publics tel que l'ETUSTO pour Tizi Ouzou ou l'ETUSB à Béjaïa.

Dans la majorité des villes, les autobus du secteur privé et du secteur public exploitent des lignes qui desservent la plupart des quartiers. Le secteur privé assure 95 % du transport urbain (chiffre de 2025).

En , les autorités algériennes décident d'interdire l'importation des autobus (« véhicules automobiles pour le transport de dix personnes ou plus ») par un décret signé par Ahmed Ouyahia. Par ailleurs, il existe une pénurie de pièces de rechange...

En , Saïd Sayoud, ministre des transports, préconise devant le Conseil de la nation de supprimer l'interdiction d'importer des autobus en autorisant l'importation des bus âgés de moins de cinq ans..

En , Houcine Bouraba dirigeant de l'Organisation nationale des transporteurs algériens indique : de plus il serait nécessaire selon l'Organisation des transporteurs de revoir les tarifs de transport pour favoriser les investissements et assurer la poursuite de ces services. Le ministère des transports souligne l'importance de corriger les règles d’importation des autobus afin de moderniser les véhicules en service..

En , à la suite de l'accident de bus à El-Harrach tombé dans l’Oued El Harrach à Alger, ayant provoqué 18 morts., le président de la République Abdelmadjid Tebboune ordonne l'interdiction de circulation des bus en fonction depuis plus de 30 ans et ce dans un délai de six moisSur instruction du président de la République, tous les bus de transport de voyageurs vétustes retirés du parc national, site aps.dz, 16 août 2025.. Selon Saïd Sayoud plus de doivent être changés à terme.. Il précise qu'il s'agit de d’ici . Les bus de plus de vingt ans sont estimés à le renouvellement doit s'effectuer progressivement. À cette fin, Saïd Sayoud indique que les transporteurs vont bénéficier d'incitations fiscales et douanières pour l'acquisition de bus neufs ou de moins de cinq ans. Il avance aussi l'importance de la fabrication locale d'autobus pour soutenir l'économie algérienne.. À la suite de ces annonces, le président de l’Union nationale des transporteurs algériens (UNTA) affirme que le transport algérien subit une grave crise : . Il indique que depuis 2014, aucun bus n'a été acheté à l'étranger et la production locale les vend à 3,6 milliards de centimes.. Afin de juguler cette crise, le président Abdelmadjid Tebboune décide plusieurs mesures importantes dont l'importation de et ce sous l'autorité de Sifi Ghrieb, ministre de l'Industrie..

Dans le cadre du budget 2026, deux mesures sont prises : d'une part le taux de TVA est réduit à 9 % sur les opérations de transport de voyageurs par bus et d'autre part il est prévu une exonération totale des droits et taxes sur l’importation et la vente de . Ces mesures ont pour objectif le renouvellement des véhicules et un soutien des entreprises dans ce secteur..

Un an après l'accident de bus à El-Harrach et alors que les accidents de bus sont toujours d'actualité comme celui de Boumerdès le , avec 28 personnes mortes et une quarantaine de blessés, la Banque extérieure d'Algérie lance un crédit autobus pour favoriser l'achat d’un bus neuf et ainsi aider au renouvellement du parc..

Constructeur en Algérie

La Société nationale des véhicules industriels (SNVI) est un constructeur de bus et de véhicules industriels situé à Alger.

Notes et références

À voir Liens externes

Articles connexes Transports en Algérie Économie de l'Algérie

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