Les Fako Mountain Lions ou Mountain Lions of Fako (FML, MLF ; en français : , LMF) sont un groupe armé séparatiste actif dans le département du Fako de la région du Sud-Ouest du Cameroun. Ils sont liés au leader séparatiste et second président de l'Ambazonie, Samuel Ikome Sako, qui est basé à l'étranger.

Histoire Le groupe se fait connaître pour la première fois au début de la crise anglophone au Cameroun. Après une période d'inactivité, il refait surface en 2021, doté d'armes plus sophistiquées. Son retour est marqué par des attaques visant à imposer des mesures de confinement et à perturber la reprise d'une vie normale, notamment la réouverture des écoles dans les régions anglophones.

Le groupe est impliqué dans plusieurs incidents violents à Buéa et dans ses environs, menant souvent des attaques contre les forces de sécurité.

Le , un camion appartenant à la société de voirie Hysacam est attaqué près de Buéa, blessant quatre civils et deux policiers.

En , l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme rapporte que des membres du groupe avaient menacé Akem Kelvin Nkwain, un responsable du Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique (CDHDA), afin d’obtenir son soutien à leur cause. Ils lui demandent de leur fournir du riz, un fusil et (environ ).

Le , deux policiers sont enlevés dans le village de Lysoka, alors qu’ils effectuaient une patrouille.

En , en collaboration avec d’autres groupes armés, ils revendiquent l'attentat de Muea, au cours duquel, des civils sont tués et des véhicules sont incendiés afin de faire respecter un confinement imposé.

En , le groupe revendique une attaque à Buéa, au cours de laquelle des hommes armés se présentant comme des membres des Fako Mountain Lions ont incendié des véhicules, tiré des coups de feu en l'air et tué un homme par balle. Dans la vidéo filmée lors de ce raid, les Fako Mountain Lions expliquent qu'ils agissent contre les personnes qui ne respectent pas les imposées tous les lundis par le mouvement séparatiste. Ils menacent également d'attaquer toute personne qui ne respecterait pas cette journée de désobéissance civile, au cours de laquelle toutes les activités sont interrompues et les habitants sommés de rester chez eux.

En , à Buéa, trois policiers sont tués lors d'une attaque revendiquée par le groupe.

En , dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, le groupe menace ouvertement d'attaquer les infrastructures de la société de production d'eau minérale Supermont. Il exige que l'eau minérale Supermont soit vendue au prix de 200 francs CFA la bouteille à Buéa et dans toute la région, au lieu du prix actuel de 500 francs CFA. Parallèlement à cette menace, le groupe fait des déclarations sur ses méthodes d'action. Il affirme qu'il ne procédera plus à des enlèvements, mais que toute personne contrevenant à ses sera sommairement exécutée. La vidéo, qui dure environ 30 minutes, contient également des menaces contre d'autres cibles. Les membres du groupe déclarent que . Ils étendent leurs menaces aux personnes impliquées dans la vente des terres dans le Fako, ainsi qu'aux ecclésiastiques qui, selon eux, agissent selon la volonté des autorités.

Le , le chef du groupe, , est tué par l'armée à Ekona.

Notes et références

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