Kimberly Prost, née le , est une juriste canadienne. Elle est, depuis 2018 , à la Cour pénale internationale (CPI)..
Biographie Kimberly Prost grandit dans le quartier Fort Rouge de Winnipeg. Sa mère est femme au foyer et son père travaille dans une brasserie tout en étant propriétaire d'un hôtel.. Kimberly Prost fait ses études secondaires à Winnipeg, à la ..
Elle obtient son diplôme avec mention très bien à la faculté de droit de l'université du Manitoba. Elle rejoint le ministère canadien de la Justice en 1982 et travaille pendant cinq ans au bureau régional de Winnipeg en tant que procureure fédérale. En 1987, elle rejoint l'unité chargée des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre du ministère de la Justice à Ottawa, où elle occupe le poste de responsable de l'équipe Baltique chargée des poursuites éventuelles pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. En 1990, elle accepte un poste au sein du Groupe d'aide internationale (GAI) du ministère de la Justice, qui agit à titre d'autorité centrale du Canada en matière de coopération internationale dans le domaine pénal, et est nommée directrice du GAI en 1994. À ce titre, elle participe à la négociation de plus de bilatéraux d'extradition et d'entraide judiciaire entre le Canada et d'autres pays.
Au cours de son mandat au ministère de la Justice, elle s'est jointe à la délégation canadienne chargée de négocier le Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale et a participé à la négociation du Règlement de procédure et de preuve connexe. Elle faisait partie de la délégation canadienne au Comité spécial chargé de la négociation de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et de la Convention des Nations unies contre la corruption.
Après avoir quitté le ministère de la Justice, Kimberly Prost occupe, de 2000 à 2005, les fonctions de chef de la section du droit pénal et de directrice adjointe de la division des affaires juridiques et constitutionnelles au . Elle dirige un programme intensif à l'échelle du Commonwealth sur la législation antiterroriste et la mise en œuvre des instruments internationaux pertinents, ainsi que sur la formation des policiers et des procureurs à l'enquête et aux poursuites en matière de terrorisme et de . Elle gère également un projet qui réunit des experts afin d'élaborer une législation type pour la mise en œuvre du statut de Rome.
De 2005 à 2006, Kimberly Prost dirige la section des conseils juridiques de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime.
En 2006, elle devient juge du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. En tant que juge au Tribunal, Kimberly Prost siège au procès de plusieurs accusés dans l'affaire Popović et al (Génocide bosniaque). Elle est également juge de la phase préliminaire et juge présidant dans l'affaire Tolimir.
De 2010 à 2015, Kimberly Prost est la première ombudsman du Comité des sanctions contre Al-Qaida du Conseil de sécurité des Nations unies, chargée de conseiller le Comité et de formuler des recommandations sur les demandes émanant de personnes ou d'organisations soumises à des sanctions internationales, telles que le gel des avoirs et l'interdiction de voyager, à la suite de leur inscription sur la liste établie par ce comité..
De 2016 jusqu'à son élection en tant que juge à la Cour pénale internationale (CPI), Kimberly Prost occupe le poste de chef de cabinet du président de la CPI.
En , Kimberly Prost est élue juge à la CPI par l'Assemblée des États parties au Statut de Rome, au sixième tour de scrutin, avec sur 123..
Elle est membre du Conseil consultatif de l', un projet du du collège de droit de Washington visant à établir le premier traité mondial sur la prévention et la répression des crimes contre l'humanité.
Le , le gouvernement américain lui impose des sanctions pour son implication dans les enquêtes de la CPI sur des responsables américains et israéliens.. En , Kimberly Prost participe à une décision unanime d'une chambre d'appel de la CPI visant à ouvrir une enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité présumés, commis après 2003, pendant la guerre en Afghanistan. La CPI condamne ces sanctions, les qualifiant d' contre l'impartialité et l'indépendance de l'institution judiciaire..
Notes et références
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