Jean Marie Thérèse Doäzan (ou Doazan) dit Jules Doäzan, né à Bordeaux le et mort à Paris le , fut sous le Premier Empire inspecteur général des vivres de guerre et le dernier préfet du département de Rhin-et-Moselle, de 1810 à 1814.
Biographie La famille Doäzan est originaire d'Astaffort, en Agenais. Elle s'est installée à Bordeaux au début du . Ses membres sont reçus borgeois de cette ville en 1744. Pierre-Éloi Doäzan, médecin, mort en 1743, a été un des fondateurs de l'Académie de médecine de Bordeaux. Son fils, Jacques Doäzan, docteur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux, s'est marié le avec Jeanne Miramont, fille d'un monnayeur de cette ville. Il a été membre des académies de Montpellier et de Bordeaux. Il est mort en 1784. Géraud ou Gérard Doäzan, né vers 1645 et mort le , fut maître apothicaire et bourgeois d’Astaffort. Il s'était marié avant 1677 avec Marguerite Dupin dont il a eu deux fils, dont Jacques Doäzan, né vers 1677 et mort le , docteur agrégé à la faculté de médecine de Bordeaux, s'est marié en premières noces, le , avec Marie Miramont (1692-1731) dont il a eu un fils, Pierre-Éloi-Élisée Doäzan (1730-1784), puis en secondes noces, le , avec Marie-Thérèse Crozillac, fille de Pierre Crozillac, bourgeois et ancien consul de Bordeaux. De cette union sont nés six enfants, dont Pierre-Éloi Doäzan (1734-1793). Pierre-Éloy-Élisée Doäzan (1730-)CTHS : DOÄZAN Pierre-Eloi a été docteur en médecine en 1754. Le , il est nommé deuxième médecin ordinaire du Collège de médecine de Bordeaux, puis soutient sa thèse pour devenir professeur en 1757. Il est nommé en 1759 professeur à la nouvelle chaire d'anatomie et de chirurgie. Il a été membre de l'Académie de Bordeaux et de la Société royale de Montpellier. Il s'est marié le avec Madeleine Gat de Beylac dont il a eu quatre enfants, dont Jean Marie Thérèse Doäzan (1774-1839). Pierre-Éloi Doäzan (1734-1793), fils du second mariage de Jacques Doäzan, a été avocat à Bordeaux, syndic de sa Compagnie, membre associé des Académies de Montpellier et Bordeau. Il a commencé à s'occuper de finances vers 1776, devenant directeur et receveur général des fermes de Bordeaux qui est intéressé dans les octrois de la ville de Lyon, fermier général des fermes générales unies de 1776 à 1791. Il est reçu secrétaire du Roi de la grande Chancellerie de France le . Il a investi dans la verrerie d’Ivoy-le-Pré en 1784-1793 et dans les forges du même lieu en 1786-1793. Il est mort dans cette ville le .
Jean Marie Thérèse Doäzan a été officier au puis est devenu auditeur au Conseil d'État avant d'être nommé inspecteur-général des vivres de la guerre.
Adrien de Lezay-Marnésia préfet de Rhin-et-Moselle est muté à Strasbourg le . Le poste de préfet du département de Rhin-et-Moselle à Coblence resta vacant pendant sept mois. Doäzan fut nommé à ce poste le . vignette|125px|left|Fontaine construite par Jules Doäzan à Coblence. En 1812, il a fait construire une fontaine néoclassique en blocs de basalte devant la basilique Saint-Castor. L'inscription française de la fontaine était destinée à commémorer la campagne victorieuse de Napoléon en Russie : « An MDCCCXII/Mémorable par la campagne contre les Russes/sous le préfectora de Jules Doazan. ». Mais, le soir du Nouvel An 1814, le corps d'armée à prédominance russe, commandé par le général Saint-Priest, qui formait l'aile droite de l'armée de Silésie de Blücher, a traversé le Rhin de Neuwied jusqu'à l'embouchure de la Lahn, avec son centre à Coblence. Les Français avaient récemment évacué la ville et l'avaient livrée aux Russes sans combattre. Leur commandant a fait preuve d'humour et n'a pas fait enlever ni la fontaine de Doäzan ni la première inscription, mais en a placé une seconde en dessous. On peut y lire : «Vu et approuvé par nous commandant / russe de la ville de Coblentz / le Le Figaro, , .»
Il a été préfet du Jura pendant les Cent-Jours.
Il a été inhumé au cimetière de Montmartre, .
Il a été connu sous le titre de chevalier, puis de baron sans que ces titres aient été concédés par lettres patentes.
Il s'est marié avec Jeanne Joséphine Baucheron de Vauverte dont il a eu deux fils : Raymond Edmond, baron Doäzan (1803-1847) qui n'a eu de son premier mariage avec Maguerite Taviel (vers 1810-1832) qu'une seule fille, Jeanne Annonciade Claire Marguerite Doäzan (1832-1907), mariée en 1852 avec Jean-Baptiste Henri Nicolas du Seuil. Elle est inhumée avec son grand-père au cimetière de Montmartre. Jules Jean-François, baron Doäzan (1807-1872), marié en 1836 avec Clémentine Césarine Amélie Corot-Laquiante (1818-1862) dont il a eu trois enfants. Il a essayé vainement en 1860 d'être confirmé dans le titre de baron. Un de ses fils, Albert Agapit, baron Doäzan, homosexuel notoire, pourrait avoir inspiré le personnage du baron de Charlus à Marcel Proust. Il est inhumé le avec son grand-pèreRépertoire annuel d'inhumation : Comberousse, de-Duclozet (1905-1911), .
Distinction , le Base Léonore : DOAZAN Jean Thérèse.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Liens externes
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