L’attaque israélienne du contre les Houthis survient lorsque l'armée de l'air israélienne (IAF) mène des frappes ciblées contre une réunion du gouvernement al-Rahawi au Yémen. Parmi les cibles se trouvaient le Premier ministre Ahmed al-Rahawi, le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi et le chef d'état-major Muhammad Abd al-Karim al-Ghamari. Israël donne le nom de code à l'attaque.
Contexte
A la suite du déclenchement de la guerre de Gaza le , les Houthis yéménites commencent à lancer des missiles et des drones sur Israël et sur la navigation internationale en mer Rouge en solidarité avec les Palestiniens, affirmant qu'ils poursuivront leurs attaques jusqu'à la fin de la guerre et du siège de Gaza. En réponse, une coalition dirigée par les États-Unis lance une campagne de bombardements aériens contre les Houthis causant plusieurs centaines de morts au Yémen, qui prend fin à la suite d'un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et les Houthis en . Une attaque des Houthis à Tel Aviv en , qui fait un mort, conduit Israël à lancer ses premières frappes aériennes sur le Yémen. Depuis lors, Israël commence à bombarder le Yémen, frappant des cibles telles que les villes de Sanaa et Al-Hodeïda, en particulier les infrastructures énergétiques, les ports et les aéroports .
Les frappes du font suite à une intense vague de frappes aériennes israéliennes à Sanaa plus tôt dans la semaine, le , qui tue dix personnes et en blesse 102 autres. Parmi les cibles figurent un terminal pétrolier, une centrale électrique et une base militaire près du . Les frappes ont lieu après que les Houthis tirent pour la première fois une bombe à sous-munitions sur Israël. Selon la chaîne israélienne Channel 12, Israël s'est préparé à viser les dirigeants houthis lors de ces frappes, mais a décidé de ne pas le faire. Plus tôt le , les Houthis lancent deux drones vers Israël, qui sont interceptés.
Déroulement Selon l'agence de presse liée au Hezbollah Al Mayadeen, au moins dix frappes aériennes israéliennes visant les membres du gouvernement al-Rahawi et d'autres responsables touchent des sites à Sanaa, tandis que d'autres attaques ont lieu dans le gouvernorat d'Amran et dans celui de Hajjah. Le média saoudien Al-Hadath rapporte que l'armée de l'air israélienne et la marine israélienne participent aux frappes. Des habitants rapportent que les frappes visent un site près du palais présidentiel tenu par les Houthis, qui abrite un centre de commandement et une installation de stockage de missiles, ainsi qu'un bâtiment dans le sud de Sanaa. Al Jazeera signale des dégâts sur le mont Attan, une colline au sud-ouest de Sanaa. Aucune victime n'est signalée dans l'immédiat à la suite de l'attaque.
Peu après l'attaque, les Forces de défense israéliennes (FDI) confirment avoir mené une frappe aérienne sur un site militaire houthi à Sanaa. Selon les médias israéliens, l'armée de l'air israélienne prend pour cible des maisons sûres où dix hauts responsables houthis se sont rassemblés pour regarder un discours télévisé du dirigeant houthi Abdul-Malik al-Houthi. Dix missiles sont lancés en moins de cinq minutes. La chaîne israélienne KAN News rapporte qu'une attaque contre le palais présidentiel tue plusieurs dirigeants politiques houthis. L'armée israélienne confirme le lendemain qu'elle a visé le ministre de la Défense et le chef d'état-major des Houthis.
Le Times of Israel rapporte qu'Israël a reçu des informations vers selon lesquelles dix dirigeants houthis se sont rassemblés près de Sanaa pour écouter le discours d'al-Houthi. Les services de renseignement israéliens fournissent ensuite des informations en temps réel sur le rassemblement, permettant la frappe aérienne, malgré une forte concentration de défenses anti-aériennes. L'opération est surveillée par le ministre israélien de la Défense Israël Katz et le chef d'état-major de Tsahal Eyal Zamir, tandis que le Premier ministre Benyamin Netanyahou est informé au moyen d'un .
Victimes Le Premier ministre Ahmed al-Rahawi est tué aux côtés de onze proches lors d'une frappe contre un appartement du quartier de Bayt Baws à Sanaa.
Les autres morts sont.... : Mohammed al-Ghamari, chef d'état-major. Mujahid Ahmed Abdullah, ministre de la Justice Moeen Hashim Ahmed Al-Mahaqri, ministre de l'Économie et du Commerce, Ali Saif Mohammed, ministre de l'Électricité, de l'Énergie et de l'Eau Radwan Ali Al-Rubai, ministre de l'Agriculture Jamal Amer, ministre des Affaires étrangères Hachem Charaf al-Din, ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement Mohammed Ali Ahmed al-Mawlid, ministre de la Jeunesse et des Sports Sameer Mohammed Ahmed Bajaala, ministre des Affaires sociales et du Travail le directeur du bureau politique des Houthis Mohammed Qasim al-Kabsi, chef de cabinet du Premier ministre Zahid Mohammed al-Amdi, secrétaire du cabinet.
Le , peu après l'attaque, Israël confirme avoir visé des cibles militaires des Houthis. Selon ses premières estimations du , outre al-Rahawi, Israël pense probable l'élimination de tous les membres du gouvernement des Houthis, ainsi que leur élite militaire et gouvernementale, dont le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi, le chef d'état-major Mohammed al-Ghamari et le Premier ministre Ahmed al-Rahawi.... Le chef du ministère de la Défense, Asaad al-Sharqabi, est également tué, selon des sources gouvernementales yéménites..
Le , après l'avoir démentie la veille, les Houthis confirment la mort d'Ahmed al-Rahawi, ainsi que celle de plusieurs ministres... Cette annonce est confirmée par l'armée israélienne, le sort du ministre de la Défense Mohamed al-Atifi restant cependant incertain., celui-ci n'apparaissant pas non plus lors des funérailles tenues le à Sanaa. Peu avant celles-ci, l'identité des morts est confirmée par les Houthis.
La plupart des victimes de cette attaque n'appartenaient pas aux Houthis. Beaucoup de membres du gouvernement présentaient un profil de technocrates ou étaient des membres d'autres partis politiques comme le Congrès général du peuple ou le Parti socialiste yéménite..
La mort d'al-Ghamari, qui a succombé à ses blessures, est annoncée le par les Houthis et confirmée par Israël.
Réactions
À la suite des frappes, le ministre israélien de la Défense Israel Katz déclare : , faisant référence aux plaies bibliques d'Égypte. Il ajoute : .
Une source de la défense houthie nie que des hauts dirigeants soient pris pour cible et affirme que les attaques visent des civils yéménites en raison de .
Le , des milliers de personnes participent, à Sanaa, aux funérailles de douze membres du gouvernement, tandis que le nouveau Premier ministre Mohammed Ahmad Mouftah promet de riposter et déclare : ..
Notes et références
Catégorie:Crise de la mer Rouge Catégorie:2025 au Yémen Catégorie:Août 2025 Catégorie:Opération militaire israélienne au Yémen Catégorie:28 août