Antonin Terme, né à Lyon le et mort dans sa ville natale le , est un officier de marine, archéologue et collectionneur français. Il est également maire de Chamelet de 1865 à 1870, puis fabricant d'armes et résident à Liège de 1870 à 1885 et, enfin, conservateur du musée des Tissus de Lyon de 1885 jusqu'à sa mort.
Biographie
Premières années (1828-1870)
Antoine Catherin Terme, né à Lyon le , est le fils cadet de Jean-François Terme, médecin mais aussi maire de Lyon de 1840 à 1847, et de Marguerite Billiet. Une fois ses études achevées, le jeune homme fait brièvement carrière dans la marine marchande, puis en tant qu'officier de marine dans le flotte militaire royale. Il finit par démissionner de ses fonctions, épouse Marie Mouton-Duvernet en 1852 et s'installe à Chamelet, où il possède une maison héritée de son oncle maternel. Début 1856, son fils Georges naît, mais son épouse décède quelques jours après l'accouchement, laissant Terme très affecté par cette perte prématurée.
Il décide alors de voyager, transitant en Chine et en Afrique, avant de s'installer vers 1860 à Alger. Il y reste jusqu'en 1865, côtoyant les résidents français et les notables locaux, apprenant l'arabe et traduisant quelques ouvrages et poèmes en français. Il revient à Chamalet, où il est élu maire, mais il est rapidement appelé par ses cousins de la famille Laport à Liège, pour rejoindre l'entreprise familiale de fabrication d'armes. Pendant plusieurs années, il va combiner ses fonctions à Chamelet avec celles dans la société Laport à Liège, où il part définitivement s'installer vers 1870, à la fin de son mandat de maire.
Le séjour à Liège (1870-1885)
Une fois arrivé à Liège, lui permettent de rapidement conquérir ceux qui savent . Installé au quai Saint-Léonard, il se livre, , rassemblant une impressionnante collection de mobilier, d'orfèvrerie, de céramique, de tableaux, de tapisseries, d'armes et d'autres objets d'art, entre autres, orientaux. Il transforme ainsi sa maison en un véritable musée , qui est d'ailleurs visité en par un groupe d'élèves du cours de peinture de l'École professionnelle des demoiselles dirigé par les professeurs Émile D'Heur et Édouard van Marcke. Il finit par former et conseiller une de collectionneurs d'objets anciens.
gauche|vignette|redresse|Adrien de Witte, Portrait de , 1877 (eau-forte et pointe sèche; ), Minneapolis, Minneapolis Institute of Art.
Durant ses années passées à Liège, il se lie d'amitié avec l'artiste Adrien de Witte, à qui il achète plusieurs œuvres et qu'il invite chez lui à Lyon une fois devenu conservateur du musée des Tissus. Durant la première moitié des années 1870, De Witte partage avec le sculpteur Léon Mignon un atelier rue de l'Étuve où se réunit un petit groupe d'habitués qui comprend, en plus d'Antonin Terme, Achille Guillaume Durup de Baleine (professeur et directeur de l'Institut Royal des Sourds-Muets et Aveugles de Liège), Félix Nisen (peintre ; fils du portraitiste Jean-Mathieu Nisen), Alphonse Taïée (sculpteur amateur), Jean Ubaghs (peintre) et Léonard Hubert Zeyen (photographe).
Il prend une part active dans l'organisation de l'Exposition de l'art ancien au pays de Liège de 1881, en tant que membre du bureau permanent du Comité d'organisation. Dans le cadre de cette exposition, Joseph Demarteau le décrit comme un . De 1877 à 1885, il est aussi l'un membres de l'Institut archéologique liégeois. Alors qu'il vient d'être nommé président de l'institut en 1885, il apprend que la place de conservateur du musée d'Art et d'Industrie de Lyon est vacante. Il postule, obtient la place, et doit rapidement quitter Liège, . Avant de partir, il lègue à l'Institut archéologique liégeois et liquide le reste de sa collection lors d'une vente aux enchères qui a lieu en , dure et comporte un total de .
Le conservateur du musée des Tissus (1885-1902)
droite|vignette|redresse|Antonin Terme (photographie publiée dans le Catalogue des objets d'art et antiquités composant la collection de de 1885).
Lorsque Raymond Cox commente la nomination d'Antonin Terme en 1885 comme directeur-conservateur de l'actuel musée des Tissus, qui est alors connu sous le nom de musée d'Art et d'Industrie, il retrace brièvement l'historique de l'institution et remet en contexte la division du musée qui a lieu en 1890-1891 :
Lors de cette inauguration, le musée présente ses collections dans un parcours remanié par son conservateur : . Terme est également membre associé ou honoraire de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.
Alors âgé de , Antonin Terme meurt le à Lyon. Selon la rubrique nécrologique du journal La Meuse, la France perd, avec ce décès, l'un de ses archéologues .
Photographies de sa maison-musée à Liège (1885)
Distinctions
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Notes et références
Annexes
Bibliographie
Liens externes
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